Entretien avec Mathieu Tazo

Mathieu Tazo auteur du roman « Au nom des pères » se prête au jeu de l’interview pour jadorelalecture. Rencontre

Qui êtes-vous en quelques mots ?
Je suis un auteur de romans (3 au compteur) de 42 ans, marié et père de deux filles de 5 et 7 ans. Nous vivons à New York, après quelques années à Londres. Je suis un grand fan de littérature, d’Histoire et de football ! J’ai joué au football au haut niveau quand j’étais plus jeune, puis la littérature a pris le dessus. J’ai grandi à Toulon, où je retourne régulièrement. Je suis très attaché à mon Sud natal, où je situe souvent l’action de mes romans. 

En 2014, j’ai publié « La dynamique des fluides« , puis « Un caillou dans la chaussure » en 2015. 

Et cette année, « Au nom des pères« , qui se déroule en novembre 1942 à Marseille et Toulon, à un moment-pivot de la guerre. Le roman raconte l’histoire d’amitié entre trois jeunes résistants français en remontant le fil de l’histoire jusqu’à leurs pères, soldats de la Première Guerre mondiale, pour tisser la filiation des haines et amitiés franco-allemandes.
 
Quelle place occupe la lecture dans votre quotidien ?
Une place essentielle. Je lis le soir, au calme. Pendant la journée, je suis heureux de savoir qu’un livre m’attend, avec une histoire en suspens et des personnages en pause qui piaffent d’impatience que je réouvre le livre. Je me suis mis à lire beaucoup plus de romans quand j’ai commencé à écrire et plus j’écris, plus je lis. Et plus je lis, plus j’écris. 
 
Avez-vous des habitudes de lecture : un endroit préféré ? Un rituel ?
Mon rituel, c’est dans le lit, avant de m’endormir. La journée est finie, il n’y a plus rien à en attendre qu’une évasion par la lecture, par-delà toute contrainte, le coude sur l’oreiller, la main sur la joue, jusqu’à ce que le sommeil l’emporte. J’ai toujours l’espoir d’influencer mes rêves en abreuvant mon cerveau de littérature pendant ces derniers moments de conscience. Peut-être que cela fonctionne après tout, je n’en sais rien, je ne me souviens jamais de mes rêves!

 

Votre récent coup de cœur littéraire et pour quelles raisons ?
«  L’île introuvable » de mon ami Jean Le Gall. De la littérature sur la littérature, avec son ton à lui, ses phrases sublimes et son acuité (une férocité mâtinée de second degré) qui nous font voyager des années 80 jusqu’à nos jours dans ce qui ressemble à une version renouvelée du Comte de Monte Christo. Il s’agit d’un roman sur la vengeance mais pas que. Voire d’un roman mais pas seulement.   

L’écriture c’est quoi pour vous ? Que vous apporte-t-elle ? 
Je suis venu à l’écriture parce que j’aimais inventer des histoires et appréciais lire des romans à intrigues. Ceux de Sébastien Japrisot notamment (l’auteur de « Un long dimanche de fiançailles »  et de « l’Eté meurtrier » ). J’ai donc voulu rédiger mes propres récits et les partager avec des lecteurs. Écrire occupe aujourd’hui une place importante dans ma semaine, c’est le moment pour moi de quitter le monde en dur pour me plonger dans un monde fictionnel qui prend l’apparence de la réalité mais a le goût de l’imaginaire.

De nouveaux projets en cours ? 
Je suis encore très impliqué dans la promotion de mon dernier roman « Au nom des pères » , sorti il y a six mois et qui continue de trouver ses lecteurs. 

Et je commence à réfléchir à mon prochain roman bien sûr, impossible de rester l’esprit inactif. 
J’en ai eu l’idée à la suite d’un épisode qui m’est arrivé cet été. Nous partions dans le nord de New York en week-end et j’étais allé chercher une voiture de location. J’arrive chez moi pour récupérer ma famille. Je me gare le long du trottoir quand la porte arrière s’ouvre, une jeune femme entre, s’installe et attend. Elle me regarde, je la regarde. Elle me dit : « Uber ? ». Je réponds « non ». Elle ressort. Depuis, je me demande ce qu’il se serait passé si j’avais dit oui.

 

Un mot pour les lecteurs de jadorelalecture.com pour finir ?
Vivez vos passions ! Ce sont elles qui vous portent, vous poussent, vous tirent, vous soulèvent et font de votre vie une aventure. 

Crédit photo portrait  : Julie Sicot

Laisser un commentaire