Entretien avec Serena Giuliano

Rencontre avec Serena Giuliano, auteure de Ciao Bella paru l’an dernier et du récent Mamma Maria. Un roman tout en délicatesse sur fond d’Italie évidemment. Une auteure pétillante mais également très sensible.

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Qui êtes-vous en quelques mots ?

Je suis italienne (mais j’ai aussi des défauts), romancière depuis peu, même si j’écris depuis longtemps (sur tout un tas de carnets que j’achète de façon compulsive). 
En vérité il est difficile de parler de soi sans se mettre automatiquement dans une case.
Je n’ai pas envie d’être définie que par mon travail ou par mes origines, c’est complexe un être humain, c’est rempli de différentes facettes, c’est juste que, selon la lumière, l’une ou l’autre est plus ou moins mise en avant. 
Pour faire bref, je suis une femme qui essaie de faire de son mieux avec tous les gens qui squattent son cerveau ! 

Quelle place occupe la lecture dans votre quotidien ?

Ça dépend des périodes, je peux rester plusieurs semaines sans lire une ligne (c’est ce qui m’est arrivé, pendant le confinement) puis lire un roman par jour… Je ne sais pas trop à quoi c’est dû, j’ai toujours fonctionné comme ça.
J’ai parfois une vraie boulimie de livres et puis à d’autres moments j’en ressens moins le besoin (lorsque j’écris moi-même, par exemple, je préfère ne rien lire). La lecture est arrivée assez tard dans ma vie, j’ai longtemps eu l’impression d’avoir, du coup, beaucoup de « carences », un manque de culture et de connaissances littéraires. Mais maintenant ça me pèse moins, je savoure juste ma chance d’avoir été happée par le bonheur de lire un roman. Mieux vaut tard que jamais. Non ? 

Avez-vous des habitudes de lecture : un endroit préféré ? Un rituel ?

Non quand j’aime un roman, quand il m’emporte vraiment, je lis n’importe où et n’importe quand. 
Je peux faire des nuits blanches pour en terminer un ! 
Mais mon endroit préféré pour lire, c’est la plage, en vacances au bord de l’eau. Ça fait vraiment partie de mes petits bonheurs ! J’aime lire au soleil en règle générale. De toutes façons, je préfère tout faire sous le soleil !

Votre récent coup de cœur littéraire et pour quelles raisons ?

J’ai aimé Tout le bleu du ciel car il m’a permis de sortir du blocage de lecture que j’ai eu pendant le confinement. Il y a également la très belle histoire d’amitié entre Alma et Vadim de Sophie Henrionnet (Sur les balcons du ciel), dans un autre style Entre deux mondes d’Olivier Norek m’a bouleversée, j’ai adoré également À la vie de l’homme étoilé, qui est une bd qui regorge d’humanité sur son quotidien de soignant en soins palliatifs et Sacrées Sorcières de Pénélope Bagieu acheté pour mon fils mais dévoré aussi par moi-même ! 

J’ai aussi eu la chance de lire en avant-première un certain roman très attendu : vous allez vous régaler avec Et que ne durent que les moments doux de Virginie Grimaldi qui arrive bientôt !


L’écriture c’est quoi pour vous ? Que vous apporte-t-elle ?

Un exutoire. Écrire me permet de poser mes émotions et d’alléger mon coeur. Elle a vraiment un rôle primordial dans ma vie pour ça. Je ne suis pas très à l’aise à l’oral alors j’écris. Après avoir trop longtemps tout gardé en moi, je me suis rendue compte qu’écrire soulageait. Ça a été une vraie révélation. Et puis, pour moi qui suis un peu impulsive, elle me permet de me poser. Je sais le poids et l’importance des mots, et je trouve que par écrit on a toujours plus de temps pour les mesurer. 
 
Depuis la sortie de mes romans elle m’apporte aussi le bonheur de rencontrer et d’échanger avec mes lectrices et mes lecteurs. Et ça, c’est un véritable cadeau. 

De nouveaux projets en cours ?

Je pense chaque jour à mon futur roman, j’ai hâte d’écrire, de m’évader avec mes personnages. J’adore la phase d’écriture, elle est courte mais très intense chez moi. C’est un moment très égoïste que je m’accorde loin de ma famille et de mon quotidien pour ne me consacrer qu’à ça. Et l’écriture de mes deux romans fait partie des plus beaux moments de ma vie.

Un mot pour les lecteurs de jadorelalecture.com pour finir ?

Je vous souhaite des lectures qui chamboulent, des romans qui emportent et des personnages qu’on ne veut plus jamais quitter. Je vous souhaite de regarder combien de pages il reste pour ne pas finir trop vite, un moment de silence après la dernière phrase, un soupir entre nostalgie et bonheur en refermant un livre. 

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