Sur les balcons du ciel de Sophie Henrionnet

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Résumé

Vadim, adolescent intuitif et caustique, cherche encore à faire le deuil de son père lorsqu’il perd son amie Valentine. Jour après jour, sous les regards impuissants de ses proches, il s’isole. Incapable de retourner au collège, cloîtré chez lui, Vadim s’échappe sur les toits de son immeuble pour trouver une issue à sa mélancolie. Une rencontre va le sauver : par le hasard d’une chute, Vadim tombe sur Alma…
Le roman poignant de deux solitudes, qui vont s’amadouer, s’épauler, se heurter parfois. Une très belle histoire d’amitié.

Mon avis

Je ne connaissais pas jusqu’alors la plume de Sophie Henrionnet. Je la découvre avec ce magnifique roman. Elle a une écriture sensible, belle et tellement juste ! 

J’ai particulièrement apprécié l’écriture qui retranscrit parfaitement les mots et le style de chacun de des deux personnages principaux, Vadim et Alma. Quand on lit les chapitres « Vadim », on a l’impression de l’entendre parler. C’est vraiment un ado qui s’exprime, le ton est juste et donc le récit très réaliste. Quand l’auteure donne la parole à Alma, on sent que le ton est plus mesuré, il s’agit d’une jeune femme qui a déjà vécu. Pour autant chacun exprime ses blessures. 

« Sur les balcons du ciel » est un roman touchant, émouvant, bouleversant même. L’auteure confie à ses lecteurs deux personnages plus qu’attachants. Ils sont bouleversants d’humanité, leurs failles sont immenses et ils tentent tant bien que mal de survivre. Car oui ils survivent. 

Mais ce qui m’a le plus touchée, je crois, c’est la manière dont Sophie Henrionnet décrit ces deux solitudes. La solitude dans laquelle Vadim s’enferme car il ne se remet du décès de son père ni de l’absence de Valentine. On le sent dépérir de chapitre en chapitre. Et puis, il y a la solitude d’Alma, différente mais elle aussi envahissante, paralysante. Et puis, Vadim et Alma vont se rencontrer. Leurs solitudes se croisent et un espoir renaît. 

Ce livre parle de douleur oui, beaucoup même. Mais il laisse également entrevoir de l’espoir, du mieux. Il n’est pas noir, non. Je trouve que ce roman expose très justement la solitude telle qu’on peut la vivre aujourd’hui. Et surtout il montre que la solitude n’a pas d’âge, elle peut toucher chacun ou chacune, adolescent, adulte, personne âgée… Et elle fait souffrir à tout âge.

Je terminerai par ce message. Le roman de Sophie Henrionnet est sorti mercredi 18 mars alors que les librairies sont fermées, qu’aucune rencontre au format habituel ne peut être organisée. J’ai eu la chance de le lire avant sa parution et j’ai envie de lui donner un petit coup de pouce aussi. Alors vraiment lisez-le ! Soit vous attendez la réouverture de vos libraires, soit vous l’achetez au format numérique. Mais dans tous les cas, placez-le sur votre liste de livres à lire. 

Lisez aussi mon interview de l’auteure

 

 

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