Baïkonour d’Odile d’Oultremont

Résumé

Anka vit au bord du golfe de Gascogne, dans une petite ville de Bretagne offerte à la houle et aux rafales. Fascinée par l’océan, la jeune femme rêve depuis toujours de prendre le large. Jusqu’au jour où la mer lui ravit ce père qu’elle aimait tant : Vladimir, pêcheur aguerri et capitaine du Baïkonour. Sur le chantier déployé un peu plus loin, Marcus est grutier. Depuis les hauteurs de sa cabine, à cinquante mètres du sol, il orchestre les travaux et observe, passionné, la vie qui se meut en contrebas. Chaque jour, il attend le passage d’une inconnue. Un matin, distrait par la contemplation de cette jeune femme, il chute depuis la flèche de sa grue et bascule dans le coma. Quelque part entre ciel et mer, les destins de ces deux êtres que tout oppose se croiseront-ils enfin ?

Mon avis

J’avais beaucoup aimé « Les déraisons », le premier roman de l’auteure. Elle confirme ici son talent et nous entraîne en Bretagne, avec une vue plongeante depuis la cabine d’un grutier. Une vue plongeante sur l’existence d’une jeune femme aussi. 

Odile d’Oultremont écrit des romans avec des personnages ordinaires. Des monsieur et madame tout le monde, en quelque sorte. Mais elle y ajoute cette petite touche, sa plume et transforme leur quotidien ordinaire en une histoire extraordinaire. 

L’auteure nous fait cheminer dans ce nouveau roman avec l’histoire de ses deux personnages en parallèle. Anka, une jeune femme qui n’a pas pu réaliser son rêve et prendre la mer à la suite de son père. Et Marcus, grutier passionné mais été humain bien seul. Marcus, du haut de sa grue qui lui offre une occasion incomparable de rentrer dans la vie qui s’étale a ses pieds chaque jour. Et une occasion de pénétrer celle d’Anka, en tout cas avec les yeux. 

Et puis il y a cette rencontre en ces deux êtres qui finit par arriver… Mais je n’en dis pas davantage au risque d’en dévoiler trop sur le roman. 

C’est magnifiquement écrit. C’est beau. Et si l’on peut penser que l’histoire est bien noire, non l’auteure sait instiller cette petite dose d’espoir.

Du même auteur…

«  Les déraisons » 

Laisser un commentaire