Rencontre avec Céline Denjean

Céline Denjean se livre un peu au fil de cette interview. Son récent thriller « double Amésie » fait beaucoup parler de lui (encore dans ma PAL j’avoue). Elle est aussi connue pour « la fille de Kali » ou « Le cheptel ». 

Celine-denjean

Qui êtes-vous en quelques mots ?
J’ai essentiellement travaillé dans le secteur médico-social auprès d’enfants présentant une déficience intellectuelle avec troubles associés. Parallèlement à ma profession, je me suis décidée à écrire autre chose que des textes pour moi-même sur le tard ! Il m’a fallu dépasser beaucoup de complexes pour prendre le risque d’écrire un bouquin destiné à être lu…. Je me réjouis aujourd’hui d’avoir franchi ce cap ! Mais je ne suis qu’au début de l’aventure.
Niveau personnalité, je suis plutôt contrastée.

D’un côté, je suis sociable, joyeuse, voire fêtarde, investie dans mes amitiés. J’aime l’humour, la sincérité, l’entièreté et j’ai un tempérament plutôt volcanique (mais on ne se refait pas !)

D’un autre côté, j’apprécie la solitude et le retrait. J’ai besoin de pouvoir réfléchir au calme, examiner le monde qui m’entoure et m’enfermer dans ma bulle pour élaborer mes histoires. Pour tout dire, je me parle (à voix haute, si, si !!!), je me pose des questions, j’émets des réponses et je me contredis… Il arrive même que je me fasse rire… Mais sinon, tout va bien ! Mon psy m’a même affirmé que j’étais sur la bonne voie !

Quelle place occupe la lecture dans votre quotidien ?
Une place variable… Je lis beaucoup, j’ai toujours lu d’ailleurs. Les livres ont toujours occupé une place importante dans ma famille, vu que mes grands-parents étaient libraires et que les bouquins dormaient sur chaque support horizontal de la maison ! Cependant, aujourd’hui, il m’arrive d’avoir de longues plages sans lecture, notamment quand je suis en pleine écriture.

Avez-vous des habitudes de lecture : un endroit préféré ? Un rituel ?
Oui, je lis plutôt le soir, dans mon lit.

Votre récent coup de cœur littéraire et pour quelles raisons ?
OK… Le plus récent – sachant que ma PAL contient certainement des pépites que je n’ai pas encore découvertes – est le polar de Morgan Audic « De bonnes raisons pour mourir ». J’ai trouvé ce thriller très abouti et très intelligent. Morgan Audic est parvenu à utiliser une page de notre Histoire contemporaine – l’accident de la centrale de Tchernobyl, par ailleurs très chargé sur le plan émotionnel pour les gens de ma génération – et à tisser son intrigue sur cette toile de fond. Du coup, en plongeant dans une intrigue rondement menée, on profite aussi en filigrane d’une rétrospective de cette catastrophe et aussi de la Russie de 1986 à nos jours. C’est riche, hyper intéressant et on se rend compte à quel point on a à tort refermé cette page de l’Histoire comme si elle était derrière nous, alors même que ses effets se prolongent aujourd’hui… et parfois de manière très surprenante ! Mais lisez-le, c’est encore le meilleur moyen de comprendre ce que je dis. 

L’écriture c’est quoi pour vous ? Que vous apporte-t-elle ?
L’écriture, c’est ce qui donne un sens à mon existence. Je disais plus haut que j’y étais venue tardivement. Je précise que j’y suis venue parce que j’étais profondément malheureuse de ne pas le faire ! J’avais le sentiment confus mais prégnant de passer à côté de quelque chose d’essentiel pour moi, une sorte d’aboutissement personnel.

J’aime concevoir une histoire, la raconter de la meilleure façon possible et mettre un point final à un manuscrit en me disant « Tu l’as fait ! Enjoy ! » Je pense qu’il en va de même pour toute personne qui crée…

De nouveaux projets en cours ?
Oui, bien sûr. Je suis en train de finir l’écriture de mon prochain thriller. Il fait suite à « double Amnésie » mais j’ai choisi d’introduire un nouveau personnage fort, en plus d’Éloïse, ma Capitaine de gendarmerie… Mais, chut ! Je ne veux pas trop en dire…

Un mot pour les lecteurs de jadorelalecture.com pour finir ?
Ok, alors disons : continuez de lire ! S’il vous plaît ! Continuez, il n’y a pas d’écrivain sans lecteurs !…

Crédit photo : © Astrid di Crollalanza

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