La fille de Kali de Céline Denjean

La fille de Kali Céline Denjean

Le résumé

Toulouse : Éloïse Bouquet, de la Section de Recherches de la Gendarmerie, découvre Maurice Desbals, un ingénieur a priori sans histoire, dont le corps décapité a fait l’objet d’une macabre mise en scène : sur le mur, un swastika tracé avec le sang de la victime et, au pied du lit, un tas de piécettes et des pétales de fleurs faisant penser à une offrande. La tête du défunt, quant à elle, demeure introuvable…

Vengeance, règlement de comptes, acte de barbarie à connotation sectaire ?

Alors que l’enquête peine à démarrer, un meurtre identique est perpétré un mois plus tard à quelques kilomètres de la ville rose. Le spectre redouté d’une tueuse en série s’inspirant de la déesse Kali se matérialise alors…

Tandis que le capitaine Éloïse Bouquet et son équipe, aidés par un profileur, tentent de remonter la piste de cette psychopathe hors norme, Amanda Kraft, jeune et ambitieuse journaliste d’investigation, et Danny Chang, détective privé enquêtant de son côté sur un prétendu suicide,  mènent chacun de leur côté des enquêtes parallèles qui vont les mener jusqu’à l’antre de la tueuse…

Mon avis

Je referme à l’instant ce thriller de 499 pages et je suis littéralement époustouflée. C’est super bien documenté, c’est un thriller haletant, bien écrit et le lecteur est sous tension permanente. 

C’est un thriller où la tension et l’horreur vont crescendo au fil des pages. Deux enquêtes menées en parallèle. L’une par les gendarmes sous la direction du colonel Prat et surtout d’Eloïse Bouquet, jeune gendarmette pleine de morgue. Et puis il y a l’enquête de Danny Chang, ancien flic devenu détective privé. Les destins se mêlent, s’entrecroisent, jamais ne se rejoignent vraiment jusqu’à l’épilogue. Et puis on découvre aussi ce monde richissime où les secrets dominent tout le reste, y compris le plus abject.

Entre religion et souffrance liée à l’abandon maternel

Quelques chapitres, courts, permettent de dévoiler progressivement l’enfance en Inde de cette psychopathe hors norme. 

Que dire de cette tueuse, sinon que son passé a conditionné son parcours ? Elle a espéré à tout jamais pouvoir être entouré d’un amour maternel inconditionnel. Elle a d’abord été abandonnée par sa mère biologique, prostituée en Inde. Puis elle découvre Kali, la déesse, qui l’envoûte totalement alors qu’elle n’a que 6 ans à peine. Adoptée par une riche famille franco-suisse, elle pense revivre et s’épanouit dans les bras de sa mère adoptive. Mais c’est sans compter sur ce petit frère qui arrive peu de temps après dans la famille. Et là tout bascule. L’équilibre mental de la petite fille que l’on devinait déjà fragile sombre dans toute la noirceur dont elle est imprégnée. Et ce sera irrémédiable.

Une ambition qui pourrait mener à la mort…

Enfin, on découvre une journaliste que rien n’arrête, même pas des menaces de mort à son encontre. Amanda Kraft est prête à tout pour obtenir sa reconnaissance professionnelle et surtout son heure de gloire…

J’ai aimé la tension permanente. J’ai adoré les références mystiques et mystérieuses même. J’ai adoré ce personnage de tueuse en série complètement hors norme. 

Si j’osais, je comparerai cette écriture à celle de Karine Giebel. Car ce thriller m’a fait autant d’effet de « Meurtres pour une rédemption » dans l’horreur des actes que cette femme peut commettre. Par contre, ici point d’émotions jusqu’aux larmes. Juste un thriller passionnant et qui vous rend addict jusqu’à sa chute. 

Sans nul doute, Céline Dejean est une auteure à suivre. Je l’ai découverte et j’ai discuté un long moment avec elle à Fargues-Saint-Hilaire (Gironde). Je m’en réjouis et il me tarde de me plonger dans « Le cheptel », nouvel opus avec Eloïse Bouquet.

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