Féroce de Danielle Thiéry

Le résumé
Un inconnu suit une petite fille. Il l’observe comme un animal. Il la veut. il l’aura.
Des ossements sans têtes sont découverts au zoo de Vincennes dans l’enclos des lions. Des enfants. Alix de Clavery, la criminologue de l’OCRVP, fait immédiatement le lien avec la jeune Swan, dont la disparition au zoo de Thoiry six ans auparavant continue à l’obséder. S’agit-il du même prédateur ? Alors que les forces de l’Office sont mobilisées pour démanteler une filière pédophile, les voilà atteintes en plein cœur : l’adjoint de la commissaire Marion est retrouvé inconscient, les mains en sang, et une brigadière a disparu. Mais le pire est encore à venir. Une alerte enlèvement est déclenchée : il s’agit d’une petite fille…
De l’homme ou de l’animal, on ne sait qui est le plus féroce.

Zen attitude le dimanche matin

Petit billet bonne humeur…

Un dimanche matin en compagnie d’un bon livre. Voilà ce que j’aime et j’ai donc décidé de vous faire partager ce pur moment de bonheur tout simple.
De quoi suis-je entourée ?
Mon grand bol de thé. Ce matin c’est « Guruchka » du Comptoir français du thé découvert grâce à une amie récemment. J’adore ! Et j’en ai donc fait le plein lors d’une petite virée bordelaise cette semaine.
Le thé c’est comme les livres pour moi… j’en ai plein de sortes différentes pour pouvoir respirer profondément les arômes avant de choisir celui que je vais déguster. Et le matin c’est Earl Grey, agrumes, bergamote.

Et ce matin, ce fut aussi jus d’oranges pressées et mes tartines beurrées évidemment.

Ma lecture du moment, le meilleur pour la fin… « La disparition de Stéphanie Mailer » de ce cher auteur suisse Joël Dicker. Il se fait désirer car prend le temps de peaufiner ses ouvrages.
Là c’est très réussi et je comprends mieux pourquoi il caracole déjà en tête.
Il vous happe dès les premières lignes… Allez j’y retourne d’ailleurs, je profite de ce dimanche tranquille pour bouquiner.

13 à table édition 2018

13 à table pour célébrer l’amitié et surtout au profit des Restos du Coeur. La couverture est de Sempé.

Les auteurs qui ont contribué à cette édition 2018 : 

  • Françoise Bourdin
  • Michel Bussi
  • Maxime Chattam
  • Adélaïde de Clermont-Tonnerre
  • François d’Epenoux
  • Eric Giacometti
  • Karine Giebel
  • Christian Jacq
  • Alexandra Lapierre
  • Marcus Malte
  • Agnès Martin-Lugand
  • Romain Puertolas
  • Jacques Ravenne
  • Leïla Slimani

Mon avis
J’ai encore cette année beaucoup aimé ce recueil de nouvelles. Je le recommande à toutes et tous. J’ai une préférence pour les nouvelles d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Françoise Bourdin, Agnès Martin-Lugand et off course Karine Giebel. Mais franchement, difficile d’en choisir une seule. A chaque auteur son style, mais une constante toutes ces nouvelles vous happent sans aucune hésitation. Et Agnès Martin-Lugand écrit une nouvelle en clin d’oeil à son dernier roman. A lire, à offrir sans aucune modération.

Un bel âge pour mourir de Barbara Abel

Le résumé
D’un côté il y a France, soixante et un ans, propriétaire d’une galerie d’art au caractère bien trempé. De l’autre il y a Marion, sa belle-fille, jeune mère célibataire et timide.
Entre elles, une maison.
France est-elle à l’origine des incidents qui visent à déloger Marion de la demeure familiale pour de sombres raisons financières ? Pour la jeune femme, cela ne fait aucun doute : même si France joue les grands-mères modèles, c’est elle qui a semé des sachets de mort aux rats sur le terrain de jeux. Mais Marion n’est-elle pas un peu fragilisée depuis la mort de son père ?
Contrairement à ce qu’affirment tous les parents du monde, les monstres existent bel et bien. Et les contes de fées se transforment parfois en véritable descente aux enfers…

Mon avis
Encore une plongée dans l’univers de Barbara Abel et je reste conquise par ses personnages. France est tout simplement machiavélique, prête à absolument tout pour parvenir à ses fins. Son dessein : acquérir un tableau qu’elle estime justement d’une valeur inestimable. Rien ne l’arrête et pas même le meurtre, la manipulation, le mensonge. Tout est là dans la toile qu’elle tisse pour parvenir à son but. Ce thriller se dévore littéralement et j’ai encore une fois beaucoup aimé. Alors oui, je crois que je peux dire que Barbara est devenue l’une de mes auteurs de référence dans son talent pour dresser des portraits d’êtres humains quand même particulièrement perturbés, manipulateurs. C’est le côté mauvais, sombre et fou de ces femmes qui basculent dans la folie. Passionnant !

Mortels trafics de Pierre Pouchairet

Le résumé
À croire qu’il est plus important d’intercepter des « go fast » de cannabis que d’arrêter des tueurs…
Si la marchandise est perdue, rien ne vous protègera plus, même pas les barreaux d’une prison…
Une rumeur assassine s’en prend à l’innocence d’une famille.
La violence des trafics mobilise Stups et Crim’ au-delà des frontières, dans le secret d’enquêtes mettant à l’honneur des tempéraments policiers percutants, parfois rebelles, toujours passionnés.

Mon avis
Avec ce polar, j'ai plongé directement dans l'intrigue comme si j'étais devant un écran de cinéma. Je ne suis pas surprise qu'il ait obtenu le Prix du Quai des Orfèvres 2017, c'est tout simplement une plongée, presque en apnée dans l'univers des trafics de drogue, dans les différentes unités de la police et dans la manière dont elle peuvent travailler ensemble quand une affaire le requiert. Rivalités, fierté, professionnalisme, flics un peu cabossés, usés parfois mais toujours passionnés et à fond… tout y est. Une petite touche de soupçon terroriste et l'intrigue est au coeur de l'actualité. L'histoire nous trimbale entre Paris, Nice, le Maroc et l'Espagne. Et j'ai envie de dire, tambour battant ou plutôt à la vitesse d'un Go fast même si ici, on parle de Go slow. Une description des trafiquants de drogue qui fait frémir et qui semble pourtant bien réaliste. Rien ne les arrête. J'ai aimé ce polar rythmé et cette intrigue qui reste les pieds ancrés dans la réalité, même si c'est parfois violent.
 

Entre deux mondes d’Olivier Norek

Le résumé
Fuyant un régime sanguinaire et un pays en guerre, Adam a envoyé sa femme Nora et sa fille Maya à six mille kilomètres de là, dans un endroit où elles devraient l’attendre en sécurité. Il les rejoindra bientôt, et ils organiseront leur avenir. 
Mais arrivé là-bas, il ne les trouve pas. Ce qu’il découvre, en revanche, c’est un monde entre deux mondes pour damnés de la Terre entre deux vies. Dans cet univers sans loi, aucune police n’ose mettre les pieds. 
Un assassin va profiter de cette situation. 
Dès le premier crime, Adam décide d’intervenir. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est flic, et que face à l’espoir qui s’amenuise de revoir un jour Nora et Maya, cette enquête est le seul moyen pour lui de ne pas devenir fou. 
Bastien est un policier français. Il connaît cette zone de non-droit et les terreurs qu’elle engendre. Mais lorsque Adam, ce flic étranger, lui demande son aide, le temps est venu pour lui d’ouvrir les yeux sur la réalité et de faire un choix, quitte à se mettre en danger.

Mon avis
« Adam a découvert en France un endroit où l’on peut tuer sans conséquences ». Voilà le résumé au dos du livre. Il attise la curiosité, cela va sans dire. Comme je suis une adepte d’Olivier Norek, peu importe pour moi, j’attendais juste la sortie de son nouveau bouquin. Je savais qu’il n’a’avait rien à voir avec les précédents… Un roman magistral. Un énorme coup de coeur. J’aimais déjà son écriture incisive de flic. Direct sans vraiment de fioritures. Je dirais à vif. Mais là, il passe dans un autre registre et son histoire et ses personnages vous prennent aux tripes. Il est au coeur de l’humain avec une écriture qui transpire l’humanité. Le style, les personnages, l’histoire, rien ne peut vous laisser de marbre. Il vous plonge au coeur de la Jungle de Calais. C’est un polar mais pas seulement… Adam et Bastien, deux nationalités différentes mais finalement avec la même âme de flic. Et que dire de Kilani, ce gamin écorché vif ? Bref, ce roman vous happe, vous emporte et vous ressortez de cette lecture avec juste envie de dire « Ouahhhh quelle claque ! » Donc un roman époustouflant, de qualité, à lire absolument !

Lynwood Miller / Pas de printemps pour Eli de Sandrine Roy

Le résumé
Lynwood Miller, le retour !
Le beau mais ténébreux ex-GI coule le parfait amour avec la jeune, belle mais très curieuse Éli. Tous deux profitent béatement des douceurs de l’été pyrénéen lorsqu’un coup de téléphone vient rompre cette quiétude : le père de Lynwood est décédé. L’ancien membre des forces spéciales américaines va devoir retourner au Texas pour l’enterrement. Il va lui falloir aussi révéler à ce qui reste de sa famillle qu’il n’est pas mort depuis vingt ans ! Sa fiancée est, bien sûr, du voyage. Tout juste arrivé dans le ranch familial pour les obsèques, le couple découvre que des truands font pression sur James, le frère de Lynwood, qui doit juger – et condamner ? – un redoutable trafiquant…
Drogue, assassinat, enlèvement, poursuites, massacre, rien ne manque à cette nouvelle aventure de Lynwood Miller au pays des cow-boys et… du gaz de schiste. Il faudra toute la détermination et les compétences particulières de l’ancien soldat et les pouvoirs quelque peu stupéfiants d’Éli pour sauver leurs proches des agissements de la pègre.

Mon avis
J’avais découvert Lynwood Miller en septembre 2016 et et depuis j’ai attendu de pouvoir lire la suite avec beaucoup d’impatience. Quel bonheur d’avoir pu replongé dans cette histoire qui évolue au coeur des Pyrénées, sur la côte puis aux Etats-Unis. Les personnages créés par Sandrine Roy sont hors du commun, vraiment atypiques et tellement passionnants. Eli, cette jeune femme que l’on découvre encore davantage dans ce second opus a tout pour que l’on ait envie de rester avec elle et de la découvrir encore plus. Quant à Lynwood, cet ex-GI des forces spéciales américaines se consume d’amour pour elle, envers et contre tous. Il n’a plus rien de l’homme que rien n’arrête quand Eli est à ses côtés. On le sent devenir vulnérable. Cette fois-ci, on les suit dans une aventure aux Etats-Unis mais ce pourrait être encore une fois n’importe où, tant l’on s’attache aux personnages de cette suite. Sensibilité à fleur de peau, intuition, amour, crime, enlèvement, tout y est pour harponner le lecteur et ne plus le lâcher. Encore une fois, j’ai adoré mais je suis tellement déçue de laisser ces personnages. Je me réjouis de lire dans quelques temps le tome 3 mais l’attente va être longue…

L’instinct maternel de Barbara Abel

Le résumé
Richard et Jeanne Tavier jouent, depuis de nombreuses années, la comédie du bonheur parfait dans le milieu huppé qu’ils fréquentent. Leur agressivité et leur mépris sont renforcés par le fait qu’ils n’ont jamais pu avoir d’enfant. Edwige, la confidente de Jeanne, l’aide de son mieux en lui procurant conseils et tendresse. Un soir, celle-ci débarque chez elle et lui annonce que Richard s’est rompu le cou en tombant dans l’escalier. Edwige n’est pas dupe mais couvre son amie en l’assurant de son silence. À l’ouverture du testament, le notaire annonce à la veuve que Richard lègue sa fortune à une inconnue, Suzanna Da Costa. Il reste bien une moitié de l’héritage du père de Richard qui aurait dû lui revenir ! Si seulement elle avait eu un descendant mâle comme le spécifiait le testament de M. Tavier senior ! Dépit, colère, haine, Jeanne transforme son ressentiment en une boule de fiel qui lui fait perdre la raison. Décidée à retrouver la femme qui a hérité à sa place, elle a bien l’intention de la supprimer. 

Mon avis
C’est le premier thriller que Barbara Abel ait écrit et l’on y découvre des thèmes qui lui semblent chers : désir d’enfant inassouvi, jalousie, folie… Son personnage principal, Jeanne, fait tout simplement froid dans le dos. Elle bascule dans la folie meurtrière en un rien de temps et semble ne plus pouvoir s’arrêter tant qu’elle n’aura pas accompli son dessein, être mère. Cette jeune femme qui finalement s’est effacée tant d’années dans l’ombre d’un mari pour lequel les apparences comptaient plus que tout, révèle sa part d’ombre. Plus rien ne peut canaliser sa folie.
Dès la lecture du testament, Jeanne sent qu’elle est déchue. Elle ne pourra plus vivre dans ce milieu dans lequel elle évolue depuis si longtemps grâce à son mariage, et ça c’est inacceptable pour elle. Alors elle bascule irrémédiablement dans la folie. Désir d’enfant, jalousie, folie destructrice, situations cauchemardesques s’entremêlent et le lecteur se demande juste jusqu’où cette échappée dans la folie va la conduire. 
 

Ne regarde pas l’ombre de Laurent Philipparie

Le résumé
À deux pas des Invalides, lors d’un banal contrôle routier, Grégoire Janot, l’ennemi public numéro un, est interpellé. Antoine Desade, le célèbre acteur, l’ami du ministre de l’Intérieur, se fait agresser…
Réputé le plus calme de Paris, le commissariat du 7e arrondissement voit les missions urgentes s’enchaîner. La situation vire au cauchemar lorsque Janot et ses complices prennent le commissariat en otage. L’intervention de Germain, un flic sorti de nulle part, bouleverse le cours des événements. Le commissaire Nicolas Valmer, « patron » de permanence, confronté à une situation inédite, va être amené à explorer coulisses policières aussi terribles qu’insoupçonnables…

 

Mon avis
J’ai rencontré Laurent Philipparie au salon du polar de l’Entre Deux Mers, organisé en mai 2017 par les Psychopathes du polar à Fargues Saint-Hilaire (Gironde). Une rencontre fort sympathique qui m’a donné envie de découvrir l’univers romanesque de ce capitaine de police. 

On retrouve une écriture de flic, un peu nerveuse, un peu trash dans les détails sanglants parfois. Et on découvre aussi un univers faits de non-dits, de dissimulation, de personnages un peu borderline. J’ai bien aimé même si je trouvais le début un peu trop facile. C’était en fait une jolie manière d’harponner le lecteur et de le conduire dans cet univers policier où on le comprend bien la solidarité, la loyauté entre collègues, la protection entre eux prédominent. On comprend aussi qu’il doit être bien difficile d’être un peu à part, de se désolidariser si cela devient nécessaire. La force de cette unité décrite réside dans sa solidarité, son soutien envers les autres et surtout le silence parfois aussi. Un monde où l’on est semble-t-il bien avisé d’avoir et de garder des soutiens. Une découverte intéressante donc, ce polar.

 

Fais-le pour maman de François-Xavier Dillard

Le résumé
Au début des années 70, Sébastien, 7 ans, vit seul avec sa soeur adolescente, Valérie, et leur mère. Cette dernière arrive tant bien que mal à joindre les deux bouts, occupant un job ingrat qui lui prend tout son temps et toute son énergie. Une dispute de trop avec sa fille, et c’est le drame familial. Valérie survivra à ses blessures mais la police ne croit pas à la version de la mère : elle accuse son petit garçon d’avoir blessé sa soeur. Elle sera condamnée à cinq de prison.
Des années plus tard, alors que sa soeur vit dans un institut spécialisé et que sa mère n’est jamais reparue, Sébastien est devenu un père et un médecin exemplaires… Mais de mystérieux décès d’enfants parmi ses patients annoncent le retour funeste des voix du passé…

Mon avis
François-Xavier Dillard plante le décor dès les premières pages et l’on mesure combien la tension psychologique va être forte dans ce livre. Pour autant, j’avais deviné très vite où l’histoire mènerait et j’en ai donc été un peu déçue. Ce polar ne m’a pas autant plu que le dernier paru de cet auteur « Ne dis rien à papa« . Mais faire se rencontrer des personnages à l’histoire personnelle déjà si tourmentée était intéressant.

L’enfant est également omniprésent dans ce thriller, l’enfant qui souffre, qui a souffert et dont la vie reste à jamais marquée par ces souffrances. L’enfant qui a besoin de repères, de parents… Comment un enfant peut-il se construire de manière équilibrée quand de telles failles ont marqué sa jeunesse ?

Originalité avec les chapitres où l’histoire est vue, vécue, décrite par la fille de Sébastien. A tout juste 12 ans, elle est clairvoyante, lucide et semble quand même très mature pour son âge. 

J’ai quand même aimé la manière de raconter avec des chapitres où l’histoire se déroule au travers de chaque personnage. Le doute reste quand même omniprésent dans toute l’histoire. Qui a blessé Valérie ? Sébastien ? La mère ? Il faut arriver vraiment dans les dernières pages pour vérifier ses certitudes de lecteur ou revoir complètement son avis. Un thriller aux esprits torturés qui tient quand même bien en haleine son lecteur.