Le dernier des nôtres d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre

Le résumé
« La première chose que je vis d’elle fut sa cheville, délicate, nerveuse, qu’enserrait la bride d’une sandale bleue… » Manhattan, 1969 : un homme rencontre une femme.
Dresde, 1945 : sous un déluge de bombes, une mère agonise en accouchant d'un petit garçon.
Avec puissance et émotion, Adélaïde de Clermont Tonnerre nous fait traverser ces continents et ces époques que tout oppose : des montagnes autrichiennes au désert de Los Alamos, des plaines glacées de Pologne aux fêtes new-yorkaises, de la tragédie d’un monde finissant à l’énergie d’un monde naissant… Deux frères ennemis, deux femmes liées par une amitié indéfectible, deux jeunes gens emportés par un amour impossible sont les héros de ce roman tendu comme une tragédie, haletant comme une saga.

 

Mon avis
Je me suis laissée emporter complètement par ce roman très bien écrit. Je n'avais tout simplement pas envie de refermer le livre lorsque je l'ai eu commencé. J'ai aimé encore une fois, cette alternance d'époque entre les chapitres et j'ai trouvé fascinante, cette histoire que l'on découvre au fil des pages en parallèle de l'Histoire avec un grand H. Cette période de la Seconde Guerre Mondiale aux événements parfois troubles m'a toujours plu et j'adorais les cours d'histoire qui y étaient consacrés lors de ma scolarité. Il y a comme quelque chose de fascinant, d'un peu secret et que l'on a envie de percer. Et dans ce roman, le lecteur est mené sur bien des chemins avant de découvrir qui est finalement "le dernier des nôtres". C'est un roman qui ne laisse pas indemne. Cette quête d'identité avec ce qu'elle peut contenir de désagréables surprises est juste addictive pour le lecteur. Un rythme dense qui ne laisse pas souffler mais quel roman ! Je recommande vivement aussi pour les émotions que le livre suscite.

Lynwood Miller / Pas de printemps pour Eli de Sandrine Roy

Le résumé

Lynwood Miller, le retour !

Le beau mais ténébreux ex-GI coule le parfait amour avec la jeune, belle mais très curieuse Éli. Tous deux profitent béatement des douceurs de l’été pyrénéen lorsqu’un coup de téléphone vient rompre cette quiétude : le père de Lynwood est décédé. L’ancien membre des forces spéciales américaines va devoir retourner au Texas pour l’enterrement. Il va lui falloir aussi révéler à ce qui reste de sa famillle qu’il n’est pas mort depuis vingt ans ! Sa fiancée est, bien sûr, du voyage. Tout juste arrivé dans le ranch familial pour les obsèques, le couple découvre que des truands font pression sur James, le frère de Lynwood, qui doit juger – et condamner ? – un redoutable trafiquant…
Drogue, assassinat, enlèvement, poursuites, massacre, rien ne manque à cette nouvelle aventure de Lynwood Miller au pays des cow-boys et… du gaz de schiste. Il faudra toute la détermination et les compétences particulières de l’ancien soldat et les pouvoirs quelque peu stupéfiants d’Éli pour sauver leurs proches des agissements de la pègre.

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Le gang des rêves de Luca Di Fulvio

Le résumé
New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour ?

Mon avis
Plus de 900 pages qui vous emportent si facilement ! Un délice ce roman avec des personnages qui permettent de découvrir un peu plus la vie aux Etats-Unis dans les années 20 avec les immigrés européens en quête d'une vie meilleure, mais que les désillusions attendent quand ils découvrent la vraie vie une fois sur place. Pauvreté, misère, prostitution, prohibition, racisme, gangs… tout y est pour planter un décor fascinant pour ce roman. Le début alterne entre l'arrivée de Cetta aux Etats-Unis avec son bébé né après un viol subi dans son pays d'origine. Naïve et à la fois encore pleine d'illusions, elle aspire à une vie meilleure pour son fils et se contente finalement de bien peu, tout en l'éduquant du mieux possible. Natale, rebaptisé Christmas aux Etats-Unis grandit du mieux qu'il peut et fait son chemin dans le quartier. IL porte secours à une jeune fille, violée et issue d'une riche famille juive. Mais les différences de milieu social à cette époque-là ne pouvaient se gommer facilement. Et tout se met en travers de leur chemin pour qu'ils puissent s'aimer librement, en commençant par les parents de la jeune femme. On suit donc les parcours en parallèle de Ruth, cette jeune femme fragile, blessée à jamais et de Christmas. Les pages se tournent tellement vite dans ce roman que l'on arrive à la fin sans avoir envie de quitter ces personnages. Une saga passionnante. Je recommande !

Le choix des autres de Françoise Bourdin

Le résumé
Lucas et Clémence, Virgile et Philippine, deux couples d’amis comme tant d’autres. Mais ces quatre trentenaires ne s’invitent pas à tour de rôle pour dîner ensemble, ils vivent sous le même toit, dans un immense chalet conçu pour une famille nombreuse.
Lucas et Virgile ont été à l’origine de ce projet ; amis depuis le lycée et passionnés de montagne, ils quittaient Paris pour les stations de ski dès qu’ils le pouvaient et ont été séduits par La Joue du Loup, à proximité de Gap, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Et puis Lucas est tombé amoureux de Clémence, cette belle jeune femme en instance de divorce à qui il est venu faire la cour tous les week-ends…
Depuis, Lucas, Clémence, leurs deux petites filles, Virgile et Philippine vivent en harmonie et savourent le calme de leur chalet, à neuf cents mètres d’altitude, avec une vue imprenable sur le Vercors et le Luberon. Mais cette belle entente résistera-t-elle au retour dans la région de l’ex-mari de Clémence, qui n’a pas supporté leur séparation et est bien décidé à récupérer celle qu’il considère encore comme sa femme ?
Personnifiée à travers cet être possessif, la Jalousie s’invite dans la vie du chalet, au risque de contaminer ses habitants, tandis que l’hiver, particulièrement rude cette année, rend les routes dangereuses et fait naître au sein du groupe un sentiment d’isolement…

Mon avis
Je me suis laissée emporter par ce nouveau roman de Françoise Bourdin mais je l’ai moins aimé que les autres. Peut-être est-ce parce que je ne trouve pas très réaliste cette histoire de copropriété. Tout est à mon goût un peu trop beau, un peu trop réussi et finalement un peu trop facile. Il y a bien ce retour de l’ex-mari qui vient pimenter un peu le fil du roman. On retrouve un thème cher à Françoise Bourdin avec deux personnages qui décident à un moment donné de leur vie de sortir du rang, de s’affirmer et de ne pas suivre la route tracée pour eux. Mais bon, je dirais que cette fois-ci cela ne suffit pas à me plaire autant. Le roman reste pour autant bien écrit.

Le bonheur n’a pas de rides d’Anne-Gaëlle Huon

Le résumé
Le plan de Paulette, 85 ans, semblait parfait : jouer à la vieille bique qui perd la tête et se faire payer par son fils la maison de retraite de ses rêves dans le sud de la France. Manque de chance, elle échoue dans une auberge de campagne, au milieu de nulle part. La nouvelle pensionnaire n’a qu’une obsession : partir, le plus vite possible ! Mais c’est sans compter sur sa fascination pour les autres occupants et leurs secrets. Que contiennent ces mystérieuses lettres trouvées dans la chambre de Monsieur Georges ? Et qui est l’auteur de cet étrange carnet découvert dans la bibliothèque ? Le jour où son grand âge se rappelle à elle, Paulette réalise qu’elle peut compter sur cette bande d’excentriques et que les années ne comptent pas pour découvrir l’amitié. Car au final, ces rencontres vont changer sa vie et, enfin, lui donner un sens.

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L’instinct maternel de Barbara Abel

Le résumé
Richard et Jeanne Tavier jouent, depuis de nombreuses années, la comédie du bonheur parfait dans le milieu huppé qu’ils fréquentent. Leur agressivité et leur mépris sont renforcés par le fait qu’ils n’ont jamais pu avoir d’enfant. Edwige, la confidente de Jeanne, l’aide de son mieux en lui procurant conseils et tendresse. Un soir, celle-ci débarque chez elle et lui annonce que Richard s’est rompu le cou en tombant dans l’escalier. Edwige n’est pas dupe mais couvre son amie en l’assurant de son silence. À l’ouverture du testament, le notaire annonce à la veuve que Richard lègue sa fortune à une inconnue, Suzanna Da Costa. Il reste bien une moitié de l’héritage du père de Richard qui aurait dû lui revenir ! Si seulement elle avait eu un descendant mâle comme le spécifiait le testament de M. Tavier senior ! Dépit, colère, haine, Jeanne transforme son ressentiment en une boule de fiel qui lui fait perdre la raison. Décidée à retrouver la femme qui a hérité à sa place, elle a bien l’intention de la supprimer. 

Mon avis
C’est le premier thriller que Barbara Abel ait écrit et l’on y découvre des thèmes qui lui semblent chers : désir d’enfant inassouvi, jalousie, folie… Son personnage principal, Jeanne, fait tout simplement froid dans le dos. Elle bascule dans la folie meurtrière en un rien de temps et semble ne plus pouvoir s’arrêter tant qu’elle n’aura pas accompli son dessein, être mère. Cette jeune femme qui finalement s’est effacée tant d’années dans l’ombre d’un mari pour lequel les apparences comptaient plus que tout, révèle sa part d’ombre. Plus rien ne peut canaliser sa folie.
Dès la lecture du testament, Jeanne sent qu’elle est déchue. Elle ne pourra plus vivre dans ce milieu dans lequel elle évolue depuis si longtemps grâce à son mariage, et ça c’est inacceptable pour elle. Alors elle bascule irrémédiablement dans la folie. Désir d’enfant, jalousie, folie destructrice, situations cauchemardesques s’entremêlent et le lecteur se demande juste jusqu’où cette échappée dans la folie va la conduire. 
 

L’homme qui fuyait le Nobel de Patrick Tudoret

Le résumé
Tristan Talberg, écrivain reconnu, se voit décerner le prix Nobel. Mais… il n’en veut pas. Misanthrope, en deuil d’une épouse aimée, il est pris de panique devant le vacarme médiatique provoqué par le prix et décide de s’enfuir de Paris. Réfugié chez des amis, traqué par la police qui pense à un enlèvement et par une meute de journalistes en quête d’un scoop, il doit encore fuir vers des horizons dont il ignore tout. Sur la route de Compostelle, il retrouvera le goût de vivre.
Bouleversant et drôle à la fois, c’est le roman d’un amour fou où s’entrecroisent récit et lettres à une femme aimée. 

 

Mon avis
Ce roman est inhabituel parmi mes lectures mais je l’ai apprécié. J’ai trouvé intéressant ce cheminement et cette réflexion qu’a le principal personnage, Tristan. En fait, il n’a jamais fait le deuil de sa femme décédée. Il se lance sans l’avoir vraiment prévu ni préparé sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle alors que l’on vient de lui attribuer le Nobel à lui qui n’écrit plus une ligne depuis que la maladie lui a arraché son épouse.

Cette marche, cette douleur qu’il inflige à son corps va lui permettre de soigner peu à peu la douleur de cette perte. Une manière de s’apaiser, de se reconstruire, de retrouver peu à peu goût à la vie et de sortir de la misanthropie dans laquelle il s’est enfermé par chagrin et désespoir. Les rencontres sur ce chemin vont lui permettre de s’ouvrir et de se tourner vers la vie. Les lettres à sa défunte épouse qui jalonnent le roman sont des odes à l’amour. Bref ce roman est une très belle déclaration d’un homme éperdu d’amour pour son épouse défunte, c’est aussi un lent parcours vers une renaissance après le deuill. 

Ne regarde pas l’ombre de Laurent Philipparie

Le résumé
À deux pas des Invalides, lors d’un banal contrôle routier, Grégoire Janot, l’ennemi public numéro un, est interpellé. Antoine Desade, le célèbre acteur, l’ami du ministre de l’Intérieur, se fait agresser…
Réputé le plus calme de Paris, le commissariat du 7e arrondissement voit les missions urgentes s’enchaîner. La situation vire au cauchemar lorsque Janot et ses complices prennent le commissariat en otage. L’intervention de Germain, un flic sorti de nulle part, bouleverse le cours des événements. Le commissaire Nicolas Valmer, « patron » de permanence, confronté à une situation inédite, va être amené à explorer coulisses policières aussi terribles qu’insoupçonnables…

 

Mon avis
J’ai rencontré Laurent Philipparie au salon du polar de l’Entre Deux Mers, organisé en mai 2017 par les Psychopathes du polar à Fargues Saint-Hilaire (Gironde). Une rencontre fort sympathique qui m’a donné envie de découvrir l’univers romanesque de ce capitaine de police. 

On retrouve une écriture de flic, un peu nerveuse, un peu trash dans les détails sanglants parfois. Et on découvre aussi un univers faits de non-dits, de dissimulation, de personnages un peu borderline. J’ai bien aimé même si je trouvais le début un peu trop facile. C’était en fait une jolie manière d’harponner le lecteur et de le conduire dans cet univers policier où on le comprend bien la solidarité, la loyauté entre collègues, la protection entre eux prédominent. On comprend aussi qu’il doit être bien difficile d’être un peu à part, de se désolidariser si cela devient nécessaire. La force de cette unité décrite réside dans sa solidarité, son soutien envers les autres et surtout le silence parfois aussi. Un monde où l’on est semble-t-il bien avisé d’avoir et de garder des soutiens. Une découverte intéressante donc, ce polar.

 

Mon bilan lecture en septembre

Le mois de septembre aura été propice à la lecture pour moi puisque je suis au repos obligé. Donc autant dire que je ne me prive pas pour m'adonner à ma passion de la lecture qui m'aura emporté dans des univers bien différents les uns des autres ce mois-ci. Côté thriller ou polar, François-Xavier Dillard et son glaçant "Fais-le pour maman" ou encore Barbara Abel dont j'ai découvert le tout premier thriller psychologique "L'instinct maternel", un livre qui laissait augurer une suite plus que prometteuse pour cette auteur.

Laurent Philipparie, une découverte fort agréable avec son vocabulaire et son univers de flic.

Côté romans, Françoise Bourdin, vous l'avez sûrement compris, fait désormais partie de mes auteurs incontournables pour son talent à raconter des parcours de femmes, des sagas familiales… J'en ai donc toujours au moins un dans ma PAL. Je reste juste un peu plus mesurée sur don dernier roman paru "Le choix des autres" que j'ai moins aimé que les autres. Patrick Tudoret, une lecture avec un style inhabituel pour moi mais très plaisante pour autant. "Le gang des rêves", cette saga à travers les personnages de Luca Di Fulvio dans les années 20 aux Etats-Unis, j'ai tout simplement adoré et dévoré les plus de 900 pages.

La suite de Lynwood Miller, le polar mais pas que… de Sandrine Roy. Il me tardait et je désespérais de pouvoir le lire tant sa sortie en édition papier a été maintes fois reportée. Lu en deux jours et déçue de devoir laisser ces personnages si attachants. 

Que dire de "La Tresse"? Un roman époustouflant de justesse et de délicatesse. Quant à Sarah McCoy, j'ai retrouvé avec un plaisir immense sa plume qui vous emporte d'une époque à l'autre en deux temps trois mouvements. Adoré aussi.

Découverte aussi d'Anne-Gaëlle Huon avec "Le Bonheur n'a pas de rides" et sa fabuleuse Paulette avec la bande de l'auberge de M. Yvon. 

Découverte également de l’écriture d’Adelaïde de Clermont-Tonnerre et franchement j’ai beaucoup aimé son roman qui se déroule entre la fin de la seconde guerre mondiale et les années 70, entre l’Allemagne et les Etats-Unis.

Bref septembre fut un mois riche de lectures et d'aventures pour mon imaginaire à travers différentes époques. Je recommande donc tous ces ouvrages à celles et ceux qui ne les auraient pas lus (ils ne sont pas tous en photo car certains m’ont été prêtés ou je les ai à mon tour prêtés).

Les lectures en détail : 

Enfin pour conclure, je dirais que j'ai trois coups de coeur absolus pour "Le bonheur n'a pas de rides", pour "Le gang des rêves" et « Le dernier des nôtres ».

 

Un parfum d’encre et de liberté de Sarah McCoy

Le résumé
1859. Chez les Brown, la cause abolitionniste se transmet de père en fille. En pleine guerre de Sécession, la jeune Sarah suit les traces de son célèbre paternel, sacrifiant tout de sa vie de femme dans son combat pour la liberté…
2014, banlieue de Washington. En achetant cette vieille demeure sur Apple Hill, Eden pensait pouvoir guérir son désir d’enfant – que son corps lui refuse. Une nouvelle vie, de nouveaux voisins et, surtout, cette mystérieuse tête de poupée retrouvée dans la cave, lui ouvriront un autre chemin, tracé pour elle depuis plus de 150 ans.
Plusieurs décennies séparent ces deux femmes et pourtant leurs destins se rejoignent sur bien des points…

 

Mon avis
J’avais adoré, oui oui le terme n’est pas trop fort, « un goût de cannelle et d’espoir » de Sarah McCoy. Ici pour moi elle confirme son talent à entremêler la grande Histoire et l’histoire de ses personnages. On alterne les chapitres à l’époque actuelle et à l’époque de la Guerre de Sécession sans jamais se lasser. Ses personnages sont forts, sont admirables et tellement attachants. Elle réussit à dépeindre une fresque historique où l’émotion reste bien présente. Et très franchement, on aimerait que ce roman ne s’arrête pas et passer encore un peu de temps avec les personnages. Le roman compte près de 500 pages mais qui se lisent à la vitesse de l’éclair. Je trouve la plume de Sarah McCoy délicate, précise, fine et très agréable. En très peu de pages, elle parvient à nous plonger dans son roman. Je recommande donc sans aucune hésitation.