Entretien avec Nicolas Beuglet

A quelques jours de la parution de « L’île du Diable »*, son troisième livre, Nicolas Beuglet  a répondu à mes questions.

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Qui êtes-vous en quelques mots ?
45 ans, marié avec deux filles de 6 et 9 ans, je vis dans la région parisienne et je suis écrivain à plein temps depuis que j’ai arrêté la télévision à M6 (rédacteur en chef, reseponsable du développement, présentateur…) il y a 4 ans.

Quelle place occupe la lecture dans votre quotidien ?
J’ai la chance d’être libre de mon emploi du temps (pendant les heures d’école), donc je peux lire à n’importe quel moment. Cela dit, je ne suis pas un boulimique de lecture. Je prends mon temps, je souligne, je relis, je soupèse les idées, je les compare, j’essaye de lire en pleine conscience de chaque phrase. Surtout les nombreux essais, biographies et documents qui occupent l’essentiel de mes lectures.

Avez-vous des habitudes de lecture : un endroit préféré ? Un rituel ?
Non. Je ne suis pas rituel du tout. En fait l’endroit où je lis importe peu puisque c’est le livre qui devient endroit.

Votre récent coup de cœur littéraire et pour quelles raisons ?
C’est tellement rare. Je suis justement en quête d’un nouveau coup de cœur. Cela dit, sans être un coup de cœur, j’ai par exemple beaucoup aimé « Circé » de Madeleine Miller que j’ai lu cet été. Parce que la mythologie grecque m’intéresse profondément, parce que l’auteure sait admirablement bien insuffler de la vie et une vie à des personnages qui n’occupent parfois que quelques lignes dans les textes fondateurs, comme dans l’Odyssée. Et enfin parce que Madeleine Miller sait à quel point la mythologie grecque est misogyne et qu’elle nous prend à contre-pied en inversant les rôles entre la magicienne Circé et Ulysse. Je vous laisse découvrir comment, mais c’est pertinent et surprenant.

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L’écriture c’est quoi pour vous ? Que vous apporte-t-elle ?
C’est l’accomplissement de ce qui me rend heureux : la transmission. La transmission aussi bien d’un plaisir purement sensitif : que va-t-il se passer après dans cette scène ? Comment tel personnage va s’en sortir ou réagir ? Qu’un plaisir intellectuel : j’ai appris telle ou telle chose que j’ignorais, je ne voyais pas cela comme ça. Je me sens plus riche intérieurement. J’aime que mes lecteurs ressortent de mes livres différents de l’état dans lequel ils y sont entrés.

De nouveaux projets en cours ?
Mûrir mon prochain sujet, travailler sur une série, me nourrir de nouvelles idées, comprendre de nouveaux sujets, en approfondir d’autres, et me surprendre.

Un mot pour les lecteurs de jadorelalecture.com pour finir ?
D’après vous, pourquoi les femmes lisent-elles plus que les hommes ? (7 lecteurs de romans sur 10 sont des lectrices…).

Crédit photos : Bruno Lévy.

*«  L’île du Diable » en librairie le 19 septembre.  XO Editions.

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