Entretien avec Sophie Renouard

Cette semaine, je vous propose de lire l’interview de Sophie Renouard, auteure de « On n’efface pas les souvenirs« , un premier roman paru fin mars.

© Denis Félix
Prise de vue Albin Michel

Qui êtes-vous en quelques mots ?
J’ai 55 ans, je suis célibataire et mère de quatre enfants. Je travaille pour une agence d’événements, j’organise des séminaires, des congrès… Il y a toujours un lien avec une histoire. La publication de mon premier roman est une très belle surprise

Quelle place occupe la lecture dans votre quotidien ?
Je peux difficilement m’endormir sans avoir lu quelques pages. J’ai toujours un livre sur ma table de chevet. En ce moment, je lis « Aya » le premier roman de Marie-Virginie Dru.
J’ai aussi l’habitude de lire le week-end. Je suis réveillée tôt malheureusement et j’en profite pour lire le matin en buvant du thé. C’est un moment où je me recentre.

Avez-vous des habitudes de lecture : un endroit préféré ? Un rituel ?
Ça dépend des saisons. L’été, j’aime beaucoup lire dans ma chambre après le déjeuner avec les persiennes fermées et au calme. L’hiver comme j’ai très souvent froid, je lis dans mon lit bien au chaud. Je laisse mon canapé à mes ados turbulents. 

J’aime bien m’extraire de ce qui m’entoure pour lire.  Je m’isole un peu. Quand je suis avec des amis, ma famille… je reste bien ancrée parmi eux. Par contre pour lire, j’ai vraiment besoin de calme, de solitude. 

© Denis Félix
Prise de vue Albin Michel

Quel est votre récent coup de cœur littéraire et pour quelles raisons ?
Je viens de finir « West » de Carys Davies, une fable qui se déroule dans l’Ouest américain, une très jolie histoire. Dans mes lectures, il y a très souvent une résonance sur la solitude des enfants sages confrontés aux dangers de la vie. Ils ne sont pas forcément préparés à cela. Un peu comme dans mon roman. 

L’écriture c’est quoi pour vous ? Que vous apporte-t-elle ?
Je pense qu’avant tout, elle m’a toujours permis de réfléchir. Dans les moments extrêmement douloureux que j’ai pu traverser, j’ai toujours eu l’habitude de poser des mots sur des situations vécues. Ecrire aide à comprendre des émotions très fortes. C’est l’écriture qui libère pour moi. 

J’ai une anecdote à ce sujet. Un jour, mon fils est rentré après une journée en balade, je n’avais pas bougé et il était désolé pour moi. Alors qu’au contraire, moi j’avais passé une journée merveilleuse à écrire. J’étais même épuisée par cette foule d’émotions que m’avait procuré l’écriture. Oui, je trouve que l’on ressent des émotions très fortes en écrivant, un peu comme quand on regarde une série. C’est addictif !

Avez-vous des projets en cours ?
Croyez-moi je ne vais pas m’arrêter là ! J’ai plein de projets d’écriture. J’ai déjà écrit la moitié de mon prochain roman et ça commence par un meurtre. C’est un peu radical !

Dans la vie, on réfléchit et on agit. Quand j’écris c’est l’inverse, j’agis et ensuite je réfléchis. En fait c’est du théâtre on n’a aucune contrainte, c’est la liberté totale. On fait ce que l’on veut. C’est très motivant.

Un mot pour les lecteurs de jadorelalecture.com pour finir ?
Vous devez adorer la lecture. C’est essentiel, la lecture est un moment où on se recentre et on se laisse guider par les émotions. Je ne comprends pas qu’on puisse vivre sans lire. Cela permet de balayer la palette des émotions que l’on peut ressentir et de se laisser envahir par une histoire. Lisez ! Retrouvez-vous seul avec vous-même et laissez-vous guider. 

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