Rosa dolorosa – Caroline Dorka-Fenech

couverture du roman Rosa Dolorosa de Caroline Dorka-Fenech Photo par jadorelalecture

Rosa dolorosa de Caroline Dorka-Fenech

Paru le 27 août 2020

Résumé

 » Elles étaient au nombre de douze. Douze méduses qui plongèrent parmi les bulles éclairées au néon dans l’aquarium. Leurs tentacules flottant comme des fourreaux de fantômes. « 
Dans les rues serpentines du Vieux-Nice, Rosa déambule au bras de son fils, Lino. Ensemble ils rêvent de posséder un hôtel dans lequel un immense aquarium accueillerait des méduses. À peine dix-neuf ans d’écart, ils forment un duo inséparable. Jusqu’au jour où Lino est arrêté et emprisonné pour le meurtre d’un enfant.
Pour Rosa, l’innocence de son fils est incontestable. Dans un ballet d’images charnelles, poétiques, la mater dolorosa se lance dans une quête sublime et dévorante. Mais jusqu’où l’amour maternel peut-il conduire ?

Mon avis

Jolie surprise que la réception du premier roman de Caroline Dorka-Fenech. Oui Les Éditions de la Martinière m’ont offert l’occasion de découvrir Rosa dolorosa devenu un coup de coeur. Et je ne l’avais pas vu venir… 

Rosa dolorosa est un roman à l’écriture emplie de finesse. La plume est maîtrisée et fluide, l’ambiance envoûtante.

Caroline Dorka-Fenech offre à ses lecteurs un premier roman captivant, où l’amour maternel est disséqué avec beaucoup de finesse et de justesse. Elle explore la relation fusionnelle entre Rosa et Lino, son fils adoré. Une relation si forte née d’un passé douloureux. Ils vivent ensemble, travaillent ensemble et ont pour projet d’ouvrir un hôtel. Chacun a son petit jardin secret : Rosa a une relation amoureuse avec Marc, gérant de boîte de nuit qui l’a réconciliée avec le plaisir charnel. Dans les bras de Marc, Rosa est une femme qui peut s’abandonner au plaisir. Lino lui s’adonne à des virées nocturnes qui, parfois, le conduisent jusqu’à la violence et à l’abus récurrent d’alcool… Lino a deux visages : le fils aimé et un être tourmenté par ses démons…

Leur vie semble suivre un chemin tout tracé jusqu’au jour où Rosa en rentrant chez elle, découvre les flics venus arrêter Lino. Ce matin-là, rien ne va plus. Anna, son employée, n’est pas venue travailler et restait injoignable. Et pour cause ! Son petit garçon a été retrouvé mort. Lino fait figure de principal suspect ! La vie de Rosa devient alors une lente descente aux enfers. 

Rosa n’y croit pas. Impossible, son Lino adoré ne peut pas avoir commis un meurtre aussi abject : avoir ôté la vie à un enfant à qui il enseignait la plongée. Lui si doux, si attentionné pour sa mère. Rosa reste contre vents et marées convaincue que son fils est quelqu’un de bien…

L’ambiance de Rosa dolorosa est envoûtante, prenante… vous plongez dans ce roman pour ne plus le lâcher. C’est le récit d’un amour maternel plus fort que tout. Un amour maternel sans faille, sans doute permis. Oui mais… L’amour maternel peut-il aveugler ? Rosa est prête à tout pour défendre son fils.

Un premier roman magistral où une mère oscille entre amour inconditionnel et cruelle réalité. Cette  histoire dégage une force incroyable et je vous recommande cette lecture. 

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