Ma book list du moment

Ma book list du moment

Où j’en suis dans ma lecture…

J’hésite. Je ne sais pas encore les pages de quel auteur je vais tourner dans quelques heures.
Alors ces livres-là, je les ai déjà mais comme je suis une véritable book addict, autant dire que ma liste de livres à lire est encore bien longue.
Et puis j’aime bien avoir plusieurs livres sous le coude pour pouvoir choisir vers lequel je vais me diriger à la fin du précédent.
Rendez-vous pour le prochain billet dès que j’aurai terminé un nouveau livre…

Achetés mais pas encore lus…

« Je me souviens de l'ironie avec laquelle on répétait dans ma famille qu'enfant, je voulais tout. Pauvre naïve : naïve d'en avoir envie, naïve de croire que c'était possible et naïve de le dire. Naïve, je le suis restée et le revendique : have it all, vivre pleinement sa vie, ne pas renoncer avant d'avoir essayé. Aujourd’hui, je voudrais partager ce que j’ai vu et vécu, donner envie à d’autres femmes d’oser, de rêver et de changer le monde ».

L’actuelle directrice de l’ENA nous raconte son parcours, ses rencontres. Son histoire donne envie de ne renoncer à rien, de vivre pleinement sa vie de femme, de mère, de repenser nos rapports au travail, aux hommes et à la vie.

Un avocat est retrouvé mort dans des circonstances troubles au Crystal Palace, dans le sud-est de Londres. L’inspectrice Gemma James et son adjointe Melody Talbot, qui viennent d’être mutées à la brigade criminelle de Londres-sud, sont chargées de l’enquête. Jeux sexuels ayant mal tourné ou meurtre ? L’avocat n’était pas seul, et les deux enquêtrices découvrent que les acteurs du drame ne leurs sont pas tout à fait inconnus et qu’il faut préserver leur vie privée. La mission se complique encore lorsqu’un second meurtre survient. La recherche de la vérité conduira Gemma et Melody, épaulées en coulisse par Duncan Kincaid et Doug Cullen, à explorer des mondes qui leur sont étrangers et à remonter loin dans le passé pour dénouer le présent.

« Envoûtée, comme enivrée, Marjorie l’était à nouveau en regardant l’homme et la femme onduler sous ses yeux. Leurs bras chantaient en canon. Leurs mains se croisaient à intervalles réguliers. Le mouvement était répété plusieurs fois, puis la musique s’emballait, et leur pas de deux se terminait par un porté de haute volée. Pour Marjorie, qui parlait la danse mieux que personne, la signification était très claire. Après une phase d’atermoiements, de faux-fuyants et de méfiance, l’homme et la femme faisaient le choix de la concorde, de l’harmonie. Ensemble, ils effaçaient le temps de l’incertitude. Ou, mieux, ils l’oubliaient. »

Ancienne danseuse étoile, Marjorie a fait ses adieux à la scène au moment où elle admire ce pas de deux. Elle vit avec Paul, une petite fille est née, et elle s’interroge sur son avenir.

Toute la tension dramatique de ce premier roman remarquable de concision est contenue dans la description du couple dansant : après l’éblouissement de la rencontre, le temps pour Marjorie et Paul est aux faux-fuyants. L’un et l’autre ont voulu croire qu’ils pourraient faire fi de leur passé : Marjorie de ses origines cambodgiennes ; Paul, un protestant ardéchois, des névroses familiales. Leurs deux silences, qui leur furent d’abord un refuge, s’entrelacent jusqu’à les éloigner.

Par-delà l’histoire de Marjorie et de Paul, Caroline Broué, en de brèves séquences syncopées, scrute les doutes d’adultes de quarante ans aujourd’hui : ceux que la vie oblige à prendre leur destin à bras-le-corps et dont c’est le tour d’entrer en scène. De ce pas est un très beau roman sur le temps qui passe, et sur ses bienfaits.

En avril 2000, Sylvain Côté s’enlève la vie, sans donner d’explications. Ce garçon disparaît et nul ne comprend. Sa femme Mélanie s’accroche férocement à leur ls Stéphane ; son père Vincent est parti se reconstruire près des arbres muets ; sa mère Muguette a laissé échapper le peu de vie qui lui restait. Seule la si remuante et désirable barmaid Charlène, sa maîtresse, continue de lui parler de sexe et d’amour depuis son comptoir.

Ce n’est pas tant l’intrigue qui fait la puissance hypnotique du roman de Marie Laberge que ses personnages, qui parlent, se déchirent, s’esquivent et luttent dans une langue chahutée, turbulente, qui charrie les émotions et les larmes, atteignant le lecteur au coeur.

Lus…

« Mémé dans les orties » Aurélie Valognes

« Mémé dans les orties » Aurélie Valognes

Le résumé : Solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant… –, Ferdinand Brun, 83 ans, s’ennuie à ne pas mourir.

Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot.

Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence.

Mais lorsque sa chienne prend la poudre d’escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie… jusqu’au jour où une fillette précoce et une geek de 93 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.

Mon avis :

Ferdinand est un vieux monsieur pas du tout attachant au début du livre. Un personnage désagréable avec les gens autour de lui. Grincheux à souhait, on pourrait croire qu’il serait plus tranquille et plus heureux s’il vivait en ermite loin de tout et de tout le monde.
Mais c’est sans compter sur quelques personnes habitant dans le même immeuble, qui au fil des pages, vont dévoiler au lecteur un Ferdinand bien différent et finalement très attachant.

Ferdinand est comme un cactus qui pique tout ce qui l’approche d’un peu trop près mais au fond c’est juste un papy attachant, maladroit dans ses relations avec autrui. Plutôt que de se mettre en difficulté affectivement et de trop se dévoiler, tel le hérisson il dresse ses pics avant tout. Parmi les personnages que l’on découvre autour de lui, Mme Suarez qui rivalise avec Ferdinand de méchanceté et de petites astuces pour blesser l’autre et l’isoler. Mais on découvre également Juliette, une enfant si perspicace et si acharnée qu’elle pousse Ferdinand à se découvrir et finalement à se montrer sous un jour bien plus flatteur. Béatrice Claudel, une mamie dynamique et en phase avec son temps pour bien vivre ses relations avec sa famille et ne pas être isolée dans sa génération.

Pour faire simple : des personnages attachants, des caractères bien trempés mais si proches de la vie.

A lire aussi mon avis sur "Nos adorables belles-filles" du même auteur

« Un doux pardon » Lori Nelson Spielman

« Un doux pardon » Lori Nelson Spielman

Le résumé : Hannah Farr est une personnalité en vue de La Nouvelle-Orléans. Animatrice télé, son émission quotidienne " The Hannah Farr Show " est suivie par des milliers de fans. Côté cœur, elle file depuis deux ans le parfait amour avec Michael Payne, le maire de la ville. Mais sa vie toute tracée va être bousculée par deux petites pierres…

Ces " pierres du Pardon " connaissent un immense succès aux États-Unis. Le concept est simple : si vous avez quelque chose à vous faire pardonner, il suffit d'envoyer une lettre d'excuses à la personne que vous avez blessée, accompagnée de deux pierres. Si cette dernière accepte vos excuses, elle vous renvoie l'une des deux pierres.

Bien inoffensives à première vue, celles-ci vont toutefois forcer Hannah à replonger dans son passé, celui-là même qu'elle avait soigneusement mis de côté depuis de nombreuses années, et toutes les certitudes de sa vie vont être balayées comme un château de cartes…

Est-il encore temps de changer le destin ?

Mon avis :

Une vie qui semble toute tracée. Réussite professionnelle au rendez-vous mais on sent bien que cet affectif, il manque quelque chose pour un épanouissement complet. Hannah est sensible mais se cache sous des apparences et se rassure avec ce qui l’entoure. Car tout remettre en cause, c’est difficile et cela crée de l’insécurité. mais que vaut-il mieux en fin de compte ? Se remettre en cause, être heureux, douter…

Au fil des pages que l’on tourne très vite, on découvre la vraie Hannah et elle est bien plus intéressante que cette fille à la vie qui semble si « parfaite ».

Revenir aux sources, pardonner et dévoiler sa vraie personnalité au risque de perdre certaines personnes de son entourage. Mais finalement, mieux vaut être entourée de peu de personnes mais des bonnes que de multiples autres qui n’aiment qu’une image bien lisse.

Le site de l'auteur

et son profil FB

« Rêver » Franck Thilliez

« Rêver » Franck Thilliez

Le résumé : Si ce n’étaient ses cicatrices et les photos étranges qui tapissent les murs de son bureau, on pourrait dire d’Abigaël qu’elle est une femme comme les autres. Si ce n’étaient ces moments où elle chute au pays des rêves, on pourrait jurer qu’Abigaël dit vrai. Abigaël a beau être cette psychologue qu’on s’arrache sur les affaires criminelles difficiles, sa maladie survient toujours comme une invitée non désirée. Une narcolepsie sévère qui la coupe du monde plusieurs fois par jour et l’emmène dans une dimension où le rêve empiète sur la réalité. Pour les distinguer l’un de l’autre, elle n’a pas trouvé mieux que la douleur. Comment Abigaël est-elle sortie indemne de l’accident qui lui a ravi son père et sa fille ? Par quel miracle a-t-on pu la retrouver à côté de la voiture, véritable confetti de tôle, le visage à peine touché par quelques bris de verre ? Quel secret cachait son père qui tenait tant, ce matin de décembre, à s’exiler pour deux jours en famille ? Elle qui suait sang et eau sur une affaire de disparitions depuis quelques mois va devoir mener l’enquête la plus cruciale de sa vie. Dans cette enquête, il y a une proie et un prédateur : elle-même.

Mon avis :

Ne pas retrouver Lucie Hennebelle et Sharko me désolait un peu quand j’ai appris que le dernier livre de Franck Thilliez sortait car je me suis attachée à ses personnages récurrents.
Mais là je n’ai pas été du tout déçue.
Un autre univers… déstabilisant. On navigue entre réalité et rêve. Abigail dit-elle la vérité ? On se met à douter de certains personnages autour d’elle. Qu’est-ce qui est vrai ? Qu’est-ce qui relève du rêve ? Une ambiance où la tension monte au fil des pages.
L’auteur choisit volontairement de faire cheminer son lecteur d’un chapitre à l’autre mais avec une chronologie qui va et vient dans le présent, le futur. Un rien déstabilisant mais tellement prenant. Et la fin alors là chapeau ! J’ai beau affectionner les écrans, iPad… je ne lis que les livres en papier car j’aime l’objet. Et le lien que Franck Thilliez crée entre le papier et le web est tout simplement génial.

En savoir plus sur Franck Thilliez

Le site du livre Rêver de Franck Thilliez

« Nos adorables belles-filles » Aurélie Valognes

« Nos adorables belles-filles » Aurélie Valognes

Le résumé : Pour une comédie familiale irrésistible, il vous faut:

Un père, despotique et égocentrique, Jacques.

Une mère, en rébellion après 40 ans de mariage, Martine.

Leurs fils. Matthieu, éternel adolescent mais bientôt papa de trois enfants. Nicolas, chef cuisinier le jour et castrateur tout le temps. Alexandre, rêveur mou du genou.

Et surtout… trois belles-filles délicieusement insupportables !

Stéphanie, mère poule angoissée. Laura, végétarienne angoissante. Jeanne, nouvelle pièce rapportée, féministe et déboussolée, dont l’arrivée va déstabiliser l’équilibre de la tribu.

Mettez tout le monde dans une grande maison en Bretagne. Ajoutez-y Antoinette, une grand-mère d’une sagesse (bien à elle) à faire pâlir le dalaï-lama, et un chien qui s’invite dans la famille et dont personne ne veut.

Mélangez, laissez mijoter… et savourez !

Mon avis :

Qui n’a pas un peu stressé à l’idée de rencontrer sa belle-famille. Passer du temps avec des personnes que l’on ne connaît pas mais qui sont si chères à sa tendre moitié peut relever de la véritable épreuve. Au fond, au départ, chacun veut s’efforcer de mieux connaître l’autre pour mieux vivre avec lui ou en tout cas partager les moments les plus agréables. Mais c’est sans compter sur le caractère des uns et des autres.

Alors Aurélie Valognes décrit avec beaucoup de justesse et de réalisme les relations entre des beaux-parents et leurs trois belles-filles. Et des fils qui ne se « mouillent » pas trop quand ils sont pris entre deux feux…

Jacques, le père a l’habitude de mener son monde, sa femme. Il a ses petites habitudes et routines et n’aime pas vraiment que tout cela soit chamboulé. Martine, la mère se rebelle après 40 ans de mariage. Elle commence à s’interroger sur les façons de faire de son époux et décide que finalement il vaut mieux profiter des moments présents quitte à le délaisser un peu avec son côté ronchon.

Leurs trois fils aux personnalités différentes et donc les femmes de ces trois-là avec leur caractère à elles aussi. Et quels caractères !

Il y a Stéphanie la maman poule angoissée, fatiguée en permanence et qui apprécie bien d’être servie ; Laura, la végétarienne, qui se sent en marge et délaissée. Et la petite dernière qui découvre cette famille aux retrouvailles bien rodées, Jeanne. Mais la petite nouvelle va bien remuer les habitudes. Le lien existe, on le sent bien.
mais quels sourires et éclats de rire de lire les situations de ces retrouvailles familiales quelque peu chamboulées. Mais tout cela finalement décor de tout simplement d’amour. Quand la tolérance à l’égard de l’autre revient au centre des préoccupations, tout va mieux.

Pour faire simple : des personnages amusants, aux caractères affirmés. Rires et sourires émaillent la lecture de ce roman !

Site de l'auteur

Lisez également mon avis sur "Mémé dans les orties" du même auteur