L’empreinte de la chair de Sabine Bolzan

Résumé

Une jeune fille de dix-sept ans est enlevée sur une plage du Cap Ferret. C’est la sixième disparition en cinq ans. Les corps de cinq autres jeunes filles ont été retrouvés, grâce aux visions de Justine Edison, amie d’enfance du lieutenant de police Alexis Beauregard.
En lutte avec les tourments de l’anorexie depuis son adolescence, Justine est devenue médium suite à un accident de voiture qui l’a privée de l’usage de ses jambes et l’a contrainte à changer son regard sur elle-même.
Tout pousse à croire que les meurtres ont été perpétrés par le même tueur. Mais cette fois, Justine a une longueur d’avance, car elle a vu la jeune fille vivante, ainsi que le lieu où elle a été enlevée.
Au fur et à mesure que l’enquête avance, l’étau se referme petit à petit sur Justine et son entourage, révélant les blessures passées et un lourd secret.

Mon avis

Voila à un roman que j’ai adoré. Je lui accorde même un coup de coeur !

Dès le début, j’ai compris que je ne pourrai pas lâcher ce livre après l’avoir commencé. 
L’auteure alterne des chapitres avec Justine et ses proches d’une part et un être maléfique et son univers d’autre part. Le lien au départ ? Les visions qui envahissent Justine et qui la relie à cet être pervers.
Mais l’auteure ne s’arrête pas là, loin s’en faut. Elle va instiller de ci de là des valeurs qui lui sont chères à n’en pas douter : la famille d’abord et notamment les liens que l’on tisse avec ses parents (ou pas…), la place importante des grands-parents pour se construire, les secrets de famille, les liens affectifs avec des êtres référents dans son entourage, les amis…
Elle évoque aussi un sujet ô combien difficile, celui de l’anorexie d’une jeune fille.
Bienveillance, amour fraternel, amour filial, amour entre deux êtres : tout y est pour vous séduire et vous harponner.

Le lecteur se familiarise peu à peu avec l’univers de Justine, ce personnage si riche et si perturbé aussi. Il pénètre dans son monde et n’a plus envie de le quitter.
En parallèle, l’auteure dévoile une facette bien plus noire. Elle lève progressivement le voile sur un personnage bien plus pervers, manipulateur, terrible en fin de compte. Sa galerie de personnages est riche, diversifiée, fort intéressante. 

Un style très agréable et efficace
Un passage de ce livre m’a marquée au plan du style et de la conjugaison avec des temps peu employés habituellement. C’est le moment où Justine évoque ce qu’elle aurait aimé de ses parents. J’ai trouvé que la façon de l’écrire de Sabine Bolzan était très forte au plan des émotions. 
L’auteure a su également rythmer son histoire selon les chapitres où le lecteur côtoie le monstre, et ceux où il est aux côtés de Justine et des siens.

Dans ce roman, le lecteur s’attache très rapidement à l’histoire, à l’intrigue avec ces jeunes filles qui disparaissent, aux personnages proches de Justine. La curiosité est piquée dès le début et on tourne les pages les unes après les autres pour tenter de découvrir qui peut bien être ce pervers.

J’ai trouvé que Sabine Bolzan maniait particulièrement bien la plume. Elle permet au lecteur de découvrir les failles et les forces de chacun dans son roman. Et très franchement je n’avais pas envie d’arrêter cette lecture.

J’aurais voulu pouvoir lire la suite immédiatement pour ne pas quitter tous ces personnages auxquels Sabine Bolzan Auteure a su m’intéresser. Certains affichent une résilience époustouflante. L’intrigue est captivante, les rebondissements surprenants.

Ce livre m’a saisie, prise aux tripes. J’ai adoré. Bref, je vous recommande sincèrement cette fresque familiale au cœur de la Gironde et cette enquête policière en fond. Passionnant !

 

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