Juste un peu de temps de Caroline Boudet

Caroline Boudet

Le résumé

« La charge mentale. La foutue charge mentale. Qui ressemble de plus en plus à une charge explosive qu’elle ferait volontiers sauter… Quelque chose a claqué en elle. Sophie ne voulait pas rentrer, ne pouvait pas. Elle ne voulait plus de cette vie-là. Ses pieds n’avaient tout simplement pas pu prendre le chemin de la gare, ses doigts avaient d’eux-mêmes éteint son portable, et son instinct maternel — je suis
indispensable, je suis coupable, ils ne sont rien sans moi — s’est mis en mode silencieux pour la première fois depuis sept ans.
Un silence absolument, pleinement, intensément reposant. »

Mon avis

Toute femme cumulant emploi, conjoint et enfant(s) se retrouvera dans ce roman. Il est simple, bien écrit et très réaliste. Qui n’a jamais pensé qu’elle n’a plus le temps de rien. Qu’elle est happée dans un tourbillon sans parvenir à s’en extraire ? Quand on devient parent, maman en tout cas pour ce que je connais évidemment, c’est comme si l’on voulait se prouver à soi-même, et aux autres par la même occasion…, que l’on y arrive tout le temps. Pourtant, ce n’est pas le cas et c’est parfois difficile de se l’avouer et encore plus de l’avouer à son conjoint. Mais le dote fait aussi partie de nous et je crois qu’il est normal de douter, se de remettre en cause, de ne pas bien faire après tout. Nous sommes humaines et pas des wonderwomen.

Avouer ses moments de faiblesse, de ras-le-bol nous permet tout simplement d’être nous-mêmes. 

Alors oui en effet, ces moments où l’on se sent submergée, au début on les cache. Et quand on les dévoile, quand on se confie, on se sent mille fois mieux.

Moi aussi j’ai eu besoin de moments juste pour moi, seule, pour respirer et m’extraire d’un quotidien où tout roule comme du papier à musique. Marre de ranger, de rappeler qu’il faut ranger, de se demander ce qu’on va préparer pour dîner, penser aux rdv médicaux, aux papiers à remplir pour l’école… S’accorder une pause que souvent votre conjoint comprend. S’autoriser à ne rien faire, à souffler : quel bonheur !

Finalement, on respire un grand coup et on revient encore mieux pour ses proches après s’être autorisé une petite parenthèse de solitude, d’égoïsme bénéfique à tous au final. 

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