La femme qui ne vieillissait pas de Grégoire Delacourt

Le résumé
«  À quarante-sept ans, je n’avais toujours aucune ride du lion, du front, aucune patte d’oie ni ride du sillon nasogénien, d’amertume ou du décolleté; aucun cheveu blanc, aucune cerne; j’avais trente ans, désespérément.  »
Il y a celle qui ne vieillira pas, car elle a été emportée trop tôt.
Celle qui prend de l’âge sans s’en soucier, parce qu’elle a d’autres problèmes.
Celle qui cherche à paraître plus jeune pour garder son mari, et qui finit par tout perdre.
Et puis, il y a Betty.

Mon avis
Jeunesse éternelle, cure de jouvence, chirurgie esthétique ? Certaines femmes et certains hommes donneraient tout ou paieraient des sommes faramineuses pour rester jeunes ou en tout cas paraître jeunes.
Vieillir, laisser ses rides apparaître, marquer un visage, tracer les sillons d’une vie, accepter d’avancer en âge : un sujet très intéressant sur l’acceptation de soi, de son apparence qui change avec les années qui passent.
« La femme qui ne vieillissait pas » est un très beau portrait de femme qui, elle, souffre de ne pas vieillir en apparence. Son corps s’essouffle mais il ne le laisse pas paraître. Perturbant car son vieillissement apparent survient à l’âge où sa mère s’est éteinte. Elle souffre de voir un écart se creuser entre son âge réel et son apparence de jeune femme. Elle ne correspond plus à ceux qui l’entourent, on ne peut plus la qualifier pour lui permettre d’appartenir à une famille, de tenir son rôle de mère… tout cela juste parce que son apparence ne change pas.

Elle a toujours physiquement parlant 30 ans. Un roman perturbant quand on perçoit le poids des apparences justement qui dirigent une existence, qui gomment une histoire d’amour pourtant si forte. Le regard des autres est-il si important que cela finalement ? Ne doit-on pas plutôt s’attacher à ce que représente une personne pour soi ? Facile à dire mais peut-être plus ardu à vivre au quotidien quand tout marque votre différence. Encore un roman remarquable empreint d’une grande sensibilité, écrit certes par un homme mais tout y est.

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