Courage, rions de Sophie de Villenoisy

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Résumé

Jean, cinquante-six ans et dessinateur de BD has been, est déprimé.
Pour lui remonter le moral, sa femme lui off­re un stage de rigologie.
Mais que croit Françoise ?
Que le rire se trouve dans une pochette-surprise ou sur commande, dans un stage ?
Et pourquoi pas à l’hôpital pendant qu’on y est ?
Pourquoi pas, en eff­et ?
Un roman empreint d’humour et de tendresse qui raconte ces rencontres improbables qui vous changent à jamais, et révèlent le meilleur de vous-même. 

Mon avis

Le résumé de ce roman me tentait bien. Et sa lecture fut une franche partie de plaisir. Un coup de coeur même !

Sophie de Villenoisy nous offre un condensé d’humour et d’émotions. Son nouveau roman entremêle des personnages hauts en couleurs. Ils sont tous vraiment attachants, même si parfois quelque peu tirés par les cheveux. Peu importe ce roman est une bulle de bien-être, dans cette période si particulière que nous vivons.

Cette histoire vous fera sourire, rire franchement et vous aurez aussi la gorge probablement nouée. Ah oui vos émotions vont être embarquées sur des montagnes russes… mais quel bonheur à lire !
Alors dans la galerie des personnages, on rencontre d’abord Jean. Un quinquagénaire, mal dans sa peau, qui vit, disons-le franchement, une sorte de crise existentielle. Il ne rencontre plus mais alors plus du tout le succès, ni un soupçon d’intérêt pour les bandes dessinées qu’il crée. L’inspiration a disparu. Son humour est resté cloîtré dans les mêmes références et il ne fait plus recette, c’est un fait. Son couple est mis à mal car il ne ressent plus aucun désir pour son épouse. Il traîne son mal-être comme un gros baluchon dont il ne parvient plus à se défaire. Sa femme, elle, reste dynamique et tente tout pour le secouer, le dérider et lui redonner un soupçon de bonne humeur. Car elle aussi s’est fait la malle, sa bonne humeur. Alors pour ses 50 ans, son épouse lui offre un stage de « rigologie »…

Une tranche de bonne humeur

Le passage consacré à  ce fameux stage vous réserve de bonnes tranches de rires ! Jean lui a bien du mal, mais il y participe quand même. L’ironie et le cynisme étant bien sûr de la partie pour notre quinquagénaire. La palette des stagiaires n’est pas piquée des vers…

Autre personnage central du roman : Arsène. Un jeune garçon hospitalisé dans le service où travaille la femme de Jean. Atteint d’une leucémie, il semble s’éteindre doucement. Mais voilà que nos deux acolytes se rencontrent. L’un retrouve l’envie d’aller vers les autres, tandis que le plus jeune trouve en Jean une sorte de grand-père à qui il peut parler sans filtres. De cette rencontre naît un joli projet de bande dessinée. Mais surtout cette rencontre redonne goût à la vie à Jean et elle l’inspire comme jamais. Il ose enfin bousculer sa manière de dessiner, d’imaginer, de créer. Bref involontairement, Arsène va lui mettre un bon coup de pied aux fesses qui le booste.

Je n’en dirais pas davantage sur l’histoire mais j’ai vraiment aimé la dimension humaine donnée au roman. Au-delà du stage de rigologie, elle s’intéresse à ce que chacun peut apporter aux autres, même quand on ne le soupçonne pas du tout. 

Un coup de coeur que je vous recommande tout particulièrement dans cette période bien maussade. 

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L’interview de l’auteure, par ici

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