Tu as promis que tu vivrais pour moi de Carène Ponte

Le résumé
Quand on a trente ans, on n'est jamais préparé à perdre sa meilleure amie. C'est pourtant le drame que Molly doit affronter quand Marie est emportée par la maladie en quelques mois à peine. Juste avant de mourir, celle-ci demande à Molly de lui faire une promesse : vivre sa vie pleinement, pour elles deux. Elle y tient, alors Molly accepte. 
Mais par où commencer ? Lâcher son travail de serveuse ? Rompre avec Germain? Certes, il est comptable et porte des chaussons, mais il est gentil. 
Lorsque Molly reçoit quelques jours après l'enterrement un mystérieux paquet contenant douze lettres de Marie, elle comprend que son engagement va l'entraîner bien plus loin que ce qu'elle imaginait… 

 

Mon avis
Un roman qui vous emporte dans une histoire qui pourrait être larmoyante mais qui ne l'est pas. Bon ok, cette histoire n'est pas super réaliste mais c'est justement cela qui en rend la lecture si intéressante. C'est un livre facile à lire, qui emporte, qui fait du bien. Ce roman est empli d'optimisme même si le changement de vie de Molly paraît si facile. Il questionne plutôt sur ce que notre vie doit être. Doit-on se contenter de ce que l'on a et rester en quelque sorte dans une zone de sécurité ou doit-on chercher à être heureux ? Voilà vers quoi conduit ce roman, un questionnement et surtout des sourires. Alors oui c'est peut-être une lecture facile mais elle fait du bien. C'est écrit de manière pétillante et c'est donc un roman plein de vie. C'est presque un tourbillon qui vous emporte auprès de Molly.

Entre deux mondes d’Olivier Norek

Le résumé
Fuyant un régime sanguinaire et un pays en guerre, Adam a envoyé sa femme Nora et sa fille Maya à six mille kilomètres de là, dans un endroit où elles devraient l’attendre en sécurité. Il les rejoindra bientôt, et ils organiseront leur avenir. 
Mais arrivé là-bas, il ne les trouve pas. Ce qu’il découvre, en revanche, c’est un monde entre deux mondes pour damnés de la Terre entre deux vies. Dans cet univers sans loi, aucune police n’ose mettre les pieds. 
Un assassin va profiter de cette situation. 
Dès le premier crime, Adam décide d’intervenir. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est flic, et que face à l’espoir qui s’amenuise de revoir un jour Nora et Maya, cette enquête est le seul moyen pour lui de ne pas devenir fou. 
Bastien est un policier français. Il connaît cette zone de non-droit et les terreurs qu’elle engendre. Mais lorsque Adam, ce flic étranger, lui demande son aide, le temps est venu pour lui d’ouvrir les yeux sur la réalité et de faire un choix, quitte à se mettre en danger.

Mon avis
« Adam a découvert en France un endroit où l’on peut tuer sans conséquences ». Voilà le résumé au dos du livre. Il attise la curiosité, cela va sans dire. Comme je suis une adepte d’Olivier Norek, peu importe pour moi, j’attendais juste la sortie de son nouveau bouquin. Je savais qu’il n’a’avait rien à voir avec les précédents… Un roman magistral. Un énorme coup de coeur. J’aimais déjà son écriture incisive de flic. Direct sans vraiment de fioritures. Je dirais à vif. Mais là, il passe dans un autre registre et son histoire et ses personnages vous prennent aux tripes. Il est au coeur de l’humain avec une écriture qui transpire l’humanité. Le style, les personnages, l’histoire, rien ne peut vous laisser de marbre. Il vous plonge au coeur de la Jungle de Calais. C’est un polar mais pas seulement… Adam et Bastien, deux nationalités différentes mais finalement avec la même âme de flic. Et que dire de Kilani, ce gamin écorché vif ? Bref, ce roman vous happe, vous emporte et vous ressortez de cette lecture avec juste envie de dire « Ouahhhh quelle claque ! » Donc un roman époustouflant, de qualité, à lire absolument !

Le dernier des nôtres d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre

Le résumé
« La première chose que je vis d’elle fut sa cheville, délicate, nerveuse, qu’enserrait la bride d’une sandale bleue… » Manhattan, 1969 : un homme rencontre une femme.
Dresde, 1945 : sous un déluge de bombes, une mère agonise en accouchant d'un petit garçon.
Avec puissance et émotion, Adélaïde de Clermont Tonnerre nous fait traverser ces continents et ces époques que tout oppose : des montagnes autrichiennes au désert de Los Alamos, des plaines glacées de Pologne aux fêtes new-yorkaises, de la tragédie d’un monde finissant à l’énergie d’un monde naissant… Deux frères ennemis, deux femmes liées par une amitié indéfectible, deux jeunes gens emportés par un amour impossible sont les héros de ce roman tendu comme une tragédie, haletant comme une saga.

 

Mon avis
Je me suis laissée emporter complètement par ce roman très bien écrit. Je n'avais tout simplement pas envie de refermer le livre lorsque je l'ai eu commencé. J'ai aimé encore une fois, cette alternance d'époque entre les chapitres et j'ai trouvé fascinante, cette histoire que l'on découvre au fil des pages en parallèle de l'Histoire avec un grand H. Cette période de la Seconde Guerre Mondiale aux événements parfois troubles m'a toujours plu et j'adorais les cours d'histoire qui y étaient consacrés lors de ma scolarité. Il y a comme quelque chose de fascinant, d'un peu secret et que l'on a envie de percer. Et dans ce roman, le lecteur est mené sur bien des chemins avant de découvrir qui est finalement "le dernier des nôtres". C'est un roman qui ne laisse pas indemne. Cette quête d'identité avec ce qu'elle peut contenir de désagréables surprises est juste addictive pour le lecteur. Un rythme dense qui ne laisse pas souffler mais quel roman ! Je recommande vivement aussi pour les émotions que le livre suscite.

Le gang des rêves de Luca Di Fulvio

Le résumé
New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour ?

Mon avis
Plus de 900 pages qui vous emportent si facilement ! Un délice ce roman avec des personnages qui permettent de découvrir un peu plus la vie aux Etats-Unis dans les années 20 avec les immigrés européens en quête d'une vie meilleure, mais que les désillusions attendent quand ils découvrent la vraie vie une fois sur place. Pauvreté, misère, prostitution, prohibition, racisme, gangs… tout y est pour planter un décor fascinant pour ce roman. Le début alterne entre l'arrivée de Cetta aux Etats-Unis avec son bébé né après un viol subi dans son pays d'origine. Naïve et à la fois encore pleine d'illusions, elle aspire à une vie meilleure pour son fils et se contente finalement de bien peu, tout en l'éduquant du mieux possible. Natale, rebaptisé Christmas aux Etats-Unis grandit du mieux qu'il peut et fait son chemin dans le quartier. IL porte secours à une jeune fille, violée et issue d'une riche famille juive. Mais les différences de milieu social à cette époque-là ne pouvaient se gommer facilement. Et tout se met en travers de leur chemin pour qu'ils puissent s'aimer librement, en commençant par les parents de la jeune femme. On suit donc les parcours en parallèle de Ruth, cette jeune femme fragile, blessée à jamais et de Christmas. Les pages se tournent tellement vite dans ce roman que l'on arrive à la fin sans avoir envie de quitter ces personnages. Une saga passionnante. Je recommande !

Le choix des autres de Françoise Bourdin

Le résumé
Lucas et Clémence, Virgile et Philippine, deux couples d’amis comme tant d’autres. Mais ces quatre trentenaires ne s’invitent pas à tour de rôle pour dîner ensemble, ils vivent sous le même toit, dans un immense chalet conçu pour une famille nombreuse.
Lucas et Virgile ont été à l’origine de ce projet ; amis depuis le lycée et passionnés de montagne, ils quittaient Paris pour les stations de ski dès qu’ils le pouvaient et ont été séduits par La Joue du Loup, à proximité de Gap, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Et puis Lucas est tombé amoureux de Clémence, cette belle jeune femme en instance de divorce à qui il est venu faire la cour tous les week-ends…
Depuis, Lucas, Clémence, leurs deux petites filles, Virgile et Philippine vivent en harmonie et savourent le calme de leur chalet, à neuf cents mètres d’altitude, avec une vue imprenable sur le Vercors et le Luberon. Mais cette belle entente résistera-t-elle au retour dans la région de l’ex-mari de Clémence, qui n’a pas supporté leur séparation et est bien décidé à récupérer celle qu’il considère encore comme sa femme ?
Personnifiée à travers cet être possessif, la Jalousie s’invite dans la vie du chalet, au risque de contaminer ses habitants, tandis que l’hiver, particulièrement rude cette année, rend les routes dangereuses et fait naître au sein du groupe un sentiment d’isolement…

Mon avis
Je me suis laissée emporter par ce nouveau roman de Françoise Bourdin mais je l’ai moins aimé que les autres. Peut-être est-ce parce que je ne trouve pas très réaliste cette histoire de copropriété. Tout est à mon goût un peu trop beau, un peu trop réussi et finalement un peu trop facile. Il y a bien ce retour de l’ex-mari qui vient pimenter un peu le fil du roman. On retrouve un thème cher à Françoise Bourdin avec deux personnages qui décident à un moment donné de leur vie de sortir du rang, de s’affirmer et de ne pas suivre la route tracée pour eux. Mais bon, je dirais que cette fois-ci cela ne suffit pas à me plaire autant. Le roman reste pour autant bien écrit. 

 

Le bonheur n’a pas de rides d’Anne-Gaëlle Huon

Le résumé
Le plan de Paulette, 85 ans, semblait parfait : jouer à la vieille bique qui perd la tête et se faire payer par son fils la maison de retraite de ses rêves dans le sud de la France. Manque de chance, elle échoue dans une auberge de campagne, au milieu de nulle part. La nouvelle pensionnaire n’a qu’une obsession : partir, le plus vite possible ! Mais c’est sans compter sur sa fascination pour les autres occupants et leurs secrets. Que contiennent ces mystérieuses lettres trouvées dans la chambre de Monsieur Georges ? Et qui est l’auteur de cet étrange carnet découvert dans la bibliothèque ? Le jour où son grand âge se rappelle à elle, Paulette réalise qu’elle peut compter sur cette bande d’excentriques et que les années ne comptent pas pour découvrir l’amitié. Car au final, ces rencontres vont changer sa vie et, enfin, lui donner un sens.

Mon avis
Ce roman est une lecture qui fait du bien. Je dirais même une leçon de vie et de tolérance. Paulette, cette vieille dame ronchon, mais qu’elle est attachante sous ses airs de mamie râleuse qui pique plus qu’elle ne distribue de la douceur. J’ai adoré le début du roman qui nous plonge illico dans un bon rythme de lecture et surtout qui ne manque pas de faire sourire et même rire le lecteur. Elle cache bien son jeu en tout cas Paulette. Anne-Gaëlle Huon plante son décor très vite et installe sa galerie de personnages tous plus attachants les uns que les autres. Leurs silences, leurs secrets… tout cela fait que l’on s’attache vraiment très vite à cette troupe de l’auberge de M. Yvon. Chacun à sa manière veille sur l’autre et le respecte. Puis très vite, on sent bien que les liens qui les unissent vont au-delà de la simple entraide ou cohabitation. Ils se protègent les uns, les autres et Paulette s’installe, crée sa place bien malgré elle et ses envies d’ailleurs. Elle n’avouerait pour rien au monde qu’elle est bien dans cette auberge. Question d’orgueil aussi ! « Le bonheur n’a pas de rides » est un roman sur la vieillesse aussi. Drôle, attachant, attendrissant et finalement plein de vie. J’ai eu un vrai coup de coeur pour ce roman. 
 

L’homme qui fuyait le Nobel de Patrick Tudoret

Le résumé
Tristan Talberg, écrivain reconnu, se voit décerner le prix Nobel. Mais… il n’en veut pas. Misanthrope, en deuil d’une épouse aimée, il est pris de panique devant le vacarme médiatique provoqué par le prix et décide de s’enfuir de Paris. Réfugié chez des amis, traqué par la police qui pense à un enlèvement et par une meute de journalistes en quête d’un scoop, il doit encore fuir vers des horizons dont il ignore tout. Sur la route de Compostelle, il retrouvera le goût de vivre.
Bouleversant et drôle à la fois, c’est le roman d’un amour fou où s’entrecroisent récit et lettres à une femme aimée. 

 

Mon avis
Ce roman est inhabituel parmi mes lectures mais je l’ai apprécié. J’ai trouvé intéressant ce cheminement et cette réflexion qu’a le principal personnage, Tristan. En fait, il n’a jamais fait le deuil de sa femme décédée. Il se lance sans l’avoir vraiment prévu ni préparé sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle alors que l’on vient de lui attribuer le Nobel à lui qui n’écrit plus une ligne depuis que la maladie lui a arraché son épouse.

Cette marche, cette douleur qu’il inflige à son corps va lui permettre de soigner peu à peu la douleur de cette perte. Une manière de s’apaiser, de se reconstruire, de retrouver peu à peu goût à la vie et de sortir de la misanthropie dans laquelle il s’est enfermé par chagrin et désespoir. Les rencontres sur ce chemin vont lui permettre de s’ouvrir et de se tourner vers la vie. Les lettres à sa défunte épouse qui jalonnent le roman sont des odes à l’amour. Bref ce roman est une très belle déclaration d’un homme éperdu d’amour pour son épouse défunte, c’est aussi un lent parcours vers une renaissance après le deuill. 

Un parfum d’encre et de liberté de Sarah McCoy

Le résumé
1859. Chez les Brown, la cause abolitionniste se transmet de père en fille. En pleine guerre de Sécession, la jeune Sarah suit les traces de son célèbre paternel, sacrifiant tout de sa vie de femme dans son combat pour la liberté…
2014, banlieue de Washington. En achetant cette vieille demeure sur Apple Hill, Eden pensait pouvoir guérir son désir d’enfant – que son corps lui refuse. Une nouvelle vie, de nouveaux voisins et, surtout, cette mystérieuse tête de poupée retrouvée dans la cave, lui ouvriront un autre chemin, tracé pour elle depuis plus de 150 ans.
Plusieurs décennies séparent ces deux femmes et pourtant leurs destins se rejoignent sur bien des points…

 

Mon avis
J’avais adoré, oui oui le terme n’est pas trop fort, « un goût de cannelle et d’espoir » de Sarah McCoy. Ici pour moi elle confirme son talent à entremêler la grande Histoire et l’histoire de ses personnages. On alterne les chapitres à l’époque actuelle et à l’époque de la Guerre de Sécession sans jamais se lasser. Ses personnages sont forts, sont admirables et tellement attachants. Elle réussit à dépeindre une fresque historique où l’émotion reste bien présente. Et très franchement, on aimerait que ce roman ne s’arrête pas et passer encore un peu de temps avec les personnages. Le roman compte près de 500 pages mais qui se lisent à la vitesse de l’éclair. Je trouve la plume de Sarah McCoy délicate, précise, fine et très agréable. En très peu de pages, elle parvient à nous plonger dans son roman. Je recommande donc sans aucune hésitation.

 

Le testament d’Ariane et Dans les pas d’Ariane de Françoise Bourdin

Le résumé « Le testament d’Ariane »
À la mort d’Ariane Nogaro, c’est, contre toute attente, sa nièce Anne qui hérite de tous ses biens, dont la demeure familiale landaise nichée entre forêt et océan. La joie fait vite place à la déception : cette maison, berceau des Nogaro, éveille des jalousies insoupçonnées au sein de la famille. Mariée à un vétérinaire et mère d’un garçon d’une douzaine d’années, Anne, qui menait jusqu’à présent une vie paisible, va devoir trouver le juste équilibre entre ses propres désirs et la volonté des siens.

Le résumé « Dans les pas d’Ariane »
Malgré l’hostilité de ses proches, Anne Nogaro a décidé de s’installer dans la maison que lui a léguée sa tante Ariane. Son projet : transformer l’antique demeure en gîte rural. Lorsque Paul la quitte, lassé de ses idées fantasques, Anne est plus déterminée que jamais. Mais le journal intime d’Ariane, dont elle a retrouvé la suite, va une nouvelle fois bouleverser l’harmonie familiale…

Mon avis
Françoise Bourdin a ce don de faire plonger son lecteur en quelques lignes dans l’univers de ses personnages. Cette saga familiale sur fond d’héritage est vraiment très belle. On y découvre une jeune femme à la vie qui semble toute tracée. Et pourtant, la vieille tante que tous qualifient de folle, Anne l’aime bien et lui rend visite régulièrement. Ariane Nogaro qui a voué sa vie à reconquérir le domaine familial contre vents et marées. Ariane s’éteint et laisse son héritage à Anne. Un bien bel héritage mais au-delà de la maison, c’est toute l’histoire familiale qu’Anne va apprendre à découvrir envers et presque contre tous. Elle s’installe dans la demeure et investit les lieux où peu à peu elle se découvre aussi. Autour d’elle, les lignes vont bouger et pas un peu seulement ! Françoise Bourdin décrit une fois de plus un parcours de femme qui s’affirme et qui prend son avenir en main, souvent contre l’avis de ceux qui l’entourent. Je recommande !

 

La tresse de Laëtitia Colombani

Le résumé
Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.
Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

Mon avis
J’ai hésité à lire ce roman tant encensé. Et je ne regrette absolument pas d’y avoir plongé. C’est tout simplement un roman sur la femme à travers trois pays, trois cultures, trois histoires et trois destins. Rien ne laisserait présager que leur destin est intimement lié. Mais jamais elles ne se croiseront. Et pourtant… sans le savoir, le cheveu cette petite particule de l’être humain va les réunir. Il est fin, il est ténu mais c’est le fil qui relie l’histoire de ces trois femmes. Chacune à sa façon va bousculer sa vie telle qu’elle était écrite. Chacune décide de se saisir de son avenir à un moment donné, de son avenir mais aussi de celui de celles qui l’entourent. Car il est beaucoup question des femmes dans ce roman.

Smita, une Intouchable, va tout tenter pour épargner à sa fille la vie misérable qui lui est destinée, à savoir vider les latrines de ceux qui sont juste de la caste supérieure. Elle décide de ne plus subir et veut offrir une vie meilleure que la sienne à sa petite fille.

Giulia en Sicile va secouer elle aussi le destin de sa famille et des ouvrières de son atelier de perruques. Mais il faut une énergie redoutable pour parvenir à faire bouger les lignes, changer les habitudes. Il suffit d’un cheveu et d’une rencontre amoureuse pour la porter et lui donner le courage de donner jour à son projet. Doit-elle aller contre la tradition ou doit-elle innover et redonner vie et avenir à son atelier ? 

Enfin il y a Sarah, une working mum que rien n’arrêtait. Tout était millimétré au détail dans sa vie. Pas de fantaisie non, mais un surinvestissement dans son travail, sa réussite professionnelle et la reconnaissance qu’elle lui a apporté semblent être son moteur. Jusqu’au jour où… sa vie s’écroule. Elle n’est pas infaillible, elle aussi peut être vulnérable. Malade, elle ouvre les yeux sur le monde de requins dans lequel elle évoluait et son cancer la conduit vers un atelier de perruques.

J’ai aimé l’histoire de ces trois femmes aux vies si différentes. J’ai aimé cette écriture sensible, à un cheveu près. J’ai aimé ces chapitres courts qui donne du rythme à la lecture. Bref je recommande.