« La perle et la coquille » Nadia Hashimi

"La perle et la coquille" Nadia Hashimi

Le résumé : Kaboul, 2007. Les Talibans font la loi. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, Rahima n'a pas de frère et son père est malade. Ses soeurs et elle ne peuvent donc en aucun cas quitter la maison, encore moins pour aller à l'école. Leur seul espoir réside dans la tradition des bicha posh, qui permettra à cette fille de dix ans de se travestir jusqu'à ce qu'elle soit en âge de se marier. Avec ses cheveux courts, vêtue comme un garçon, elle jouit alors d'une liberté qui va la transformer à jamais, comme son ancêtre Shekiba, un siècle plus tôt. Les destinées e ces deux femmes se font écho et constituent un vibrant témoignage sur la condition féminine en Afghanistan.

Mon avis :

Je suis tombée sur ce livre par hasard, en furetant dans les rayons de ma librairie préférée. Une appréciation écrite sur la couverture par Khaled Hosseini, un auteur que j'affectionne particulièrement, a attiré mon oeil. J'ai lu le résumé et je suis enchantée d'avoir plongé dans cette lecture.

Un livre excellent, touchant… Je me suis laissée complètement happée par cette histoire de femmes. J'ai malheureusement très vite oublié que tout se déroulait durant les années 2000, tant la condition féminine décrite dans ce livre est bien loin de ce que nous connaissons nous, chanceuses, et même très chanceuses Européennes ! J'oserais même dire une condition archaïque, malheureusement pour elles.

De nombreuses fois au fil des pages, je me suis dit que j'avais une chance immense d'être née en France et d'avoir été élevée dans l'égalité des sexes…

Que de difficultés doivent surmonter ces femmes et quel courage immense ont-elles !

J'ai dévoré ces presque 600 pages de ce livre vraiment très vite.

Cela me fait dire : surtout, nous devons aider et encourager l'éducation des filles, quelles que soient leurs origines ethniques, religieuses… sans avoir de préjugés mais juste pour faire en sorte que toutes les fillettes, jeunes femmes et femmes aient les mêmes chances dans la vie, tout simplement.

Une histoire bien écrite, avec beaucoup d'émotions. A lire sans modération !

J'attends maintenant avec impatience la sortie le 21 octobre prochain chez Milady de son second livre "Si la Lune éclaire nos pas".

« Tu comprendras quand tu seras plus grande » Virginie Grimaldi

Virginie Grimaldi
Virginie Grimaldi

Le résumé :

Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, elle ne croit pas plus au bonheur qu’à la petite souris. Pire, une fois sur place, elle se souvient qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnes âgées. Et dire qu’elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.

Au fil des jours, Julia découvre que les pensionnaires ont bien des choses à lui apprendre. Difficile pourtant d’imaginer qu’on puisse reprendre goût à la vie entre des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au cœur brisé… Et si elle n’avait pas atterri là par hasard ? Et si l’amour se cachait là où on ne l’attend pas ?

C’est l’histoire de chemins qui se croisent. Les chemins de ceux qui ont une vie à raconter et de ceux qui ont une vie à construire.

C’est une histoire d’amour(s), une histoire de résilience, une ode au bonheur.

Mon avis :

Julia semble un peu perdue tant dans sa vie professionnelle que sentimentale. Alors penser qu'elle pourrait de nouveau s'attacher à quelqu'un et passer du bon temps avec des personnes âgées… mais quelle idée ! C'est sans compter sur les caractères des uns et des autres, sur l'humour de ces pensionnaires qui ne manquent pas de suite dans les idées. Des générations qui partagent, amour filial, humour… tout est réuni dans ce très bon second livre de Virginie Grimaldi.

J'avais déjà beaucoup aimé "Le premier jour du reste de ma vie" et encore une fois je suis conquise par cet auteur. Elle semble très habile à nous faire plonger au coeur de ses héroïnes qui décident de changer de vie d'un seul coup. Elles remettent leur existence en question et trouvent finalement le bonheur.

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« Une femme blessée » Marina Carrère d’Encausse

"Une femme blessée"
« Une femme blessée »

Le résumé :

"Une femme blessée" de Marina Carrère d'Encausse

Admise à l’hôpital de Souleymaneh, dans le Kurdistan irakien, Fatimah préfère taire les circonstances qui l’ont vu brûler vive. Accident domestique ? Chacun au village, à commencer par son mari et sa famille, feint de le croire… Sur l’horreur, sur les blessures, le silence s’est abattu. Jusqu’à ce que Fatimah, poussée par l’inextinguible désir de vivre, recouvre la parole, les mots pour raconter son histoire, et retrouve, enfin, sa dignité de femme…

Mon avis :

Un roman magnifique. Un combat pour la vie admirable et une façon d'écrire qui m'a poussée à tourner les pages de ce livre, les unes après les autres. Fatimah a subi l'horreur et doit encore endurer d'atroces souffrances pour parvenir à s'accepter et se faire accepter. Elle ne sera plus jamais la même femme… Mais en a-t-elle envie ? Beaucoup de pudeur, de discrétion, d'amour au fil de ces pages. Un livre qui souligne tout en délicatesse l'amour d'une mère pour ses enfants ainsi que celui des enfants pour leur mère.

Très émouvant.

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« Mémé dans les orties » Aurélie Valognes

« Mémé dans les orties » Aurélie Valognes

Le résumé : Solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant… –, Ferdinand Brun, 83 ans, s’ennuie à ne pas mourir.

Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot.

Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence.

Mais lorsque sa chienne prend la poudre d’escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie… jusqu’au jour où une fillette précoce et une geek de 93 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.

Mon avis :

Ferdinand est un vieux monsieur pas du tout attachant au début du livre. Un personnage désagréable avec les gens autour de lui. Grincheux à souhait, on pourrait croire qu’il serait plus tranquille et plus heureux s’il vivait en ermite loin de tout et de tout le monde.
Mais c’est sans compter sur quelques personnes habitant dans le même immeuble, qui au fil des pages, vont dévoiler au lecteur un Ferdinand bien différent et finalement très attachant.

Ferdinand est comme un cactus qui pique tout ce qui l’approche d’un peu trop près mais au fond c’est juste un papy attachant, maladroit dans ses relations avec autrui. Plutôt que de se mettre en difficulté affectivement et de trop se dévoiler, tel le hérisson il dresse ses pics avant tout. Parmi les personnages que l’on découvre autour de lui, Mme Suarez qui rivalise avec Ferdinand de méchanceté et de petites astuces pour blesser l’autre et l’isoler. Mais on découvre également Juliette, une enfant si perspicace et si acharnée qu’elle pousse Ferdinand à se découvrir et finalement à se montrer sous un jour bien plus flatteur. Béatrice Claudel, une mamie dynamique et en phase avec son temps pour bien vivre ses relations avec sa famille et ne pas être isolée dans sa génération.

Pour faire simple : des personnages attachants, des caractères bien trempés mais si proches de la vie.

A lire aussi mon avis sur "Nos adorables belles-filles" du même auteur

« Un doux pardon » Lori Nelson Spielman

« Un doux pardon » Lori Nelson Spielman

Le résumé : Hannah Farr est une personnalité en vue de La Nouvelle-Orléans. Animatrice télé, son émission quotidienne " The Hannah Farr Show " est suivie par des milliers de fans. Côté cœur, elle file depuis deux ans le parfait amour avec Michael Payne, le maire de la ville. Mais sa vie toute tracée va être bousculée par deux petites pierres…

Ces " pierres du Pardon " connaissent un immense succès aux États-Unis. Le concept est simple : si vous avez quelque chose à vous faire pardonner, il suffit d'envoyer une lettre d'excuses à la personne que vous avez blessée, accompagnée de deux pierres. Si cette dernière accepte vos excuses, elle vous renvoie l'une des deux pierres.

Bien inoffensives à première vue, celles-ci vont toutefois forcer Hannah à replonger dans son passé, celui-là même qu'elle avait soigneusement mis de côté depuis de nombreuses années, et toutes les certitudes de sa vie vont être balayées comme un château de cartes…

Est-il encore temps de changer le destin ?

Mon avis :

Une vie qui semble toute tracée. Réussite professionnelle au rendez-vous mais on sent bien que cet affectif, il manque quelque chose pour un épanouissement complet. Hannah est sensible mais se cache sous des apparences et se rassure avec ce qui l’entoure. Car tout remettre en cause, c’est difficile et cela crée de l’insécurité. mais que vaut-il mieux en fin de compte ? Se remettre en cause, être heureux, douter…

Au fil des pages que l’on tourne très vite, on découvre la vraie Hannah et elle est bien plus intéressante que cette fille à la vie qui semble si « parfaite ».

Revenir aux sources, pardonner et dévoiler sa vraie personnalité au risque de perdre certaines personnes de son entourage. Mais finalement, mieux vaut être entourée de peu de personnes mais des bonnes que de multiples autres qui n’aiment qu’une image bien lisse.

Le site de l'auteur

et son profil FB

« Rêver » Franck Thilliez

« Rêver » Franck Thilliez

Le résumé : Si ce n’étaient ses cicatrices et les photos étranges qui tapissent les murs de son bureau, on pourrait dire d’Abigaël qu’elle est une femme comme les autres. Si ce n’étaient ces moments où elle chute au pays des rêves, on pourrait jurer qu’Abigaël dit vrai. Abigaël a beau être cette psychologue qu’on s’arrache sur les affaires criminelles difficiles, sa maladie survient toujours comme une invitée non désirée. Une narcolepsie sévère qui la coupe du monde plusieurs fois par jour et l’emmène dans une dimension où le rêve empiète sur la réalité. Pour les distinguer l’un de l’autre, elle n’a pas trouvé mieux que la douleur. Comment Abigaël est-elle sortie indemne de l’accident qui lui a ravi son père et sa fille ? Par quel miracle a-t-on pu la retrouver à côté de la voiture, véritable confetti de tôle, le visage à peine touché par quelques bris de verre ? Quel secret cachait son père qui tenait tant, ce matin de décembre, à s’exiler pour deux jours en famille ? Elle qui suait sang et eau sur une affaire de disparitions depuis quelques mois va devoir mener l’enquête la plus cruciale de sa vie. Dans cette enquête, il y a une proie et un prédateur : elle-même.

Mon avis :

Ne pas retrouver Lucie Hennebelle et Sharko me désolait un peu quand j’ai appris que le dernier livre de Franck Thilliez sortait car je me suis attachée à ses personnages récurrents.
Mais là je n’ai pas été du tout déçue.
Un autre univers… déstabilisant. On navigue entre réalité et rêve. Abigail dit-elle la vérité ? On se met à douter de certains personnages autour d’elle. Qu’est-ce qui est vrai ? Qu’est-ce qui relève du rêve ? Une ambiance où la tension monte au fil des pages.
L’auteur choisit volontairement de faire cheminer son lecteur d’un chapitre à l’autre mais avec une chronologie qui va et vient dans le présent, le futur. Un rien déstabilisant mais tellement prenant. Et la fin alors là chapeau ! J’ai beau affectionner les écrans, iPad… je ne lis que les livres en papier car j’aime l’objet. Et le lien que Franck Thilliez crée entre le papier et le web est tout simplement génial.

En savoir plus sur Franck Thilliez

Le site du livre Rêver de Franck Thilliez

« Nos adorables belles-filles » Aurélie Valognes

« Nos adorables belles-filles » Aurélie Valognes

Le résumé : Pour une comédie familiale irrésistible, il vous faut:

Un père, despotique et égocentrique, Jacques.

Une mère, en rébellion après 40 ans de mariage, Martine.

Leurs fils. Matthieu, éternel adolescent mais bientôt papa de trois enfants. Nicolas, chef cuisinier le jour et castrateur tout le temps. Alexandre, rêveur mou du genou.

Et surtout… trois belles-filles délicieusement insupportables !

Stéphanie, mère poule angoissée. Laura, végétarienne angoissante. Jeanne, nouvelle pièce rapportée, féministe et déboussolée, dont l’arrivée va déstabiliser l’équilibre de la tribu.

Mettez tout le monde dans une grande maison en Bretagne. Ajoutez-y Antoinette, une grand-mère d’une sagesse (bien à elle) à faire pâlir le dalaï-lama, et un chien qui s’invite dans la famille et dont personne ne veut.

Mélangez, laissez mijoter… et savourez !

Mon avis :

Qui n’a pas un peu stressé à l’idée de rencontrer sa belle-famille. Passer du temps avec des personnes que l’on ne connaît pas mais qui sont si chères à sa tendre moitié peut relever de la véritable épreuve. Au fond, au départ, chacun veut s’efforcer de mieux connaître l’autre pour mieux vivre avec lui ou en tout cas partager les moments les plus agréables. Mais c’est sans compter sur le caractère des uns et des autres.

Alors Aurélie Valognes décrit avec beaucoup de justesse et de réalisme les relations entre des beaux-parents et leurs trois belles-filles. Et des fils qui ne se « mouillent » pas trop quand ils sont pris entre deux feux…

Jacques, le père a l’habitude de mener son monde, sa femme. Il a ses petites habitudes et routines et n’aime pas vraiment que tout cela soit chamboulé. Martine, la mère se rebelle après 40 ans de mariage. Elle commence à s’interroger sur les façons de faire de son époux et décide que finalement il vaut mieux profiter des moments présents quitte à le délaisser un peu avec son côté ronchon.

Leurs trois fils aux personnalités différentes et donc les femmes de ces trois-là avec leur caractère à elles aussi. Et quels caractères !

Il y a Stéphanie la maman poule angoissée, fatiguée en permanence et qui apprécie bien d’être servie ; Laura, la végétarienne, qui se sent en marge et délaissée. Et la petite dernière qui découvre cette famille aux retrouvailles bien rodées, Jeanne. Mais la petite nouvelle va bien remuer les habitudes. Le lien existe, on le sent bien.
mais quels sourires et éclats de rire de lire les situations de ces retrouvailles familiales quelque peu chamboulées. Mais tout cela finalement décor de tout simplement d’amour. Quand la tolérance à l’égard de l’autre revient au centre des préoccupations, tout va mieux.

Pour faire simple : des personnages amusants, aux caractères affirmés. Rires et sourires émaillent la lecture de ce roman !

Site de l'auteur

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