Les secrets d’Amélie Antoine

Le résumé
Vous l’aimez plus que tout au monde. Vous lui faites aveuglément confiance. Vous ne rêvez que d’une chose : fonder une famille ensemble. Mais rien ne se passe comme prévu.  Jusqu’où iriez-vous pour éviter de tout perdre ? Une histoire racontée à rebours, car il n’y a qu’en démêlant les fils du passé que l’on peut comprendre le présent.

Féroce de Danielle Thiéry

Le résumé
Un inconnu suit une petite fille. Il l’observe comme un animal. Il la veut. il l’aura.
Des ossements sans têtes sont découverts au zoo de Vincennes dans l’enclos des lions. Des enfants. Alix de Clavery, la criminologue de l’OCRVP, fait immédiatement le lien avec la jeune Swan, dont la disparition au zoo de Thoiry six ans auparavant continue à l’obséder. S’agit-il du même prédateur ? Alors que les forces de l’Office sont mobilisées pour démanteler une filière pédophile, les voilà atteintes en plein cœur : l’adjoint de la commissaire Marion est retrouvé inconscient, les mains en sang, et une brigadière a disparu. Mais le pire est encore à venir. Une alerte enlèvement est déclenchée : il s’agit d’une petite fille…
De l’homme ou de l’animal, on ne sait qui est le plus féroce.

La symphonie du hasard livre 2 Douglas Kennedy

Le résumé
Fresque à l’ampleur inédite, La Symphonie du hasard couvre vingt ans d’histoire américaine. Dans le bouillonnement social, culturel et politique des sixties-seventies, de New York à Dublin en passant par l’Amérique latine, un roman-fleuve, porté par un souffle puissant.
Pas évident d’échapper à sa famille, a fortiori quand cette dernière est en conflit permanent, avec une fâcheuse tendance à se mettre dans des situations compliquées. Alice Burns, elle, a choisi une solution radicale : mettre un océan entre elle et les siens et poursuivre ses études en Irlande. D’abord déstabilisée par l’accueil quelque peu revêche des Dublinois, elle se surprend à prendre goût à une existence simple, plus sereine. Et sa rencontre avec Ciaran pourrait même lui laisser entrevoir la possibilité d’une autre vie. Mais alors que résonnent les premiers échos des exactions de l’IRA, voici que resurgit une vieille connaissance, et avec elle un passé qu’Alice aurait préféré oublier à jamais…

L’atelier des souvenirs d’Anne Idoux-Thivet

Le résumé
Lorsqu’elle hérite de la maison de sa grand-mère dans la Meuse, Alice décide de quitter sa vie de thésarde parisienne qui ne mène nulle part et de s’installer à la campagne. Elle se lance alors dans l’animation d’ateliers d’écriture dans deux maisons de retraite. Suzanne, Germaine, Jeanne, Élisabeth, Georges, Lucien… les anciens dont elle croise la route sont tous plus attachants les uns que les autres. Au fil des séances d’écriture, les retraités dévoilent des bribes de leur passé et s’attachent à la jeune femme, dont ils devinent la solitude. Bien décidés à lui redonner le sourire, la joyeuse bande de seniors se donne pour mission de l’aider à trouver l’amour !

Mon avis
Une lecture bienfaisante, feel-good qui se savoure. Continuer la lecture de « L’atelier des souvenirs d’Anne Idoux-Thivet »

Les frottements du coeur de Katia Ghanty

Le résumé
« Comme c’est étrange, à 29 ans, d’avoir le cœur qui flanche. Entre début avril et fin juin, j’ai passé quarante-huit jours à l’hôpital. Jours de grande souffrance physique et morale, de peurs multiples, de solitude, de tristesse, de frustrations, de colère. Dès que mon état l’a permis, j’ai demandé que l’on m’apporte un carnet et un stylo. Écrire pour soulager mon cœur, pour me libérer, pour revenir au monde, pour avancer. »

En mars 2016, à la suite d’une grippe, Katia Ghanty est emmenée à l’hôpital dans un état critique. Son cœur est très affaibli, elle est en danger de mort, et les premiers soins et traitements ne suffisent pas : les médecins décident de la brancher, en urgence, sans l’endormir, à un appareil assurant une circulation du sang extracorporelle. Elle sera raccordée sans sédation pendant six jours à cette machine, puis passera près d’un mois et demi à l’hôpital, entre rechutes et surveillance, services de réanimation, cardiologie et soins intensifs. Dans ce témoignage poignant, on navigue entre la série Urgences où tout s’affole, les machines à compter les battements du cœur comme les visages des proches, et une sorte de voyage de retour d’une mort « imminente ».

Mon avis

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Nos rêves indiens de Stéphane Marchand

Le résumé
C’est l’histoire de gens qui se croisent, se rencontrent, se quittent ou se retrouvent. Au rythme de la bouleversante musique du hasard et des souvenirs, ces quelques êtres vont nous rappeler au sens de la vie, à ses moments forts et ses petits bonheurs. si précieux. Après une magnifique percée dans l’univers du thriller (Maelström), Stéphane Marchand revient au roman avec douceur, simplicité, et une émotion sans pareille. « Roman bouleversant, délicate notion de l’amour et de l’Être, Nos Rêves Indiens ressuscite la pensée profonde et moribonde de l’existentialisme. Entre chagrins, compassion, nostalgie et bonheur, la traversée de ce récit que je perçois comme un chef-d’oeuvre reste imprimée dans le coeur… » Fabio M.Mitchelli

Au petit bonheur la chance d’Aurélie Valognes

Le résumé
1968. Jean a six ans quand il est confié du jour au lendemain à sa grand-mère. Pour l’été. Pour toujours. Il n’a pas prévu ça. Elle non plus. Mémé Lucette n’est pas commode, mais dissimule un coeur tendre. Jean, véritable moulin à paroles, est un tourbillon de fraîcheur pour celle qui vivait auparavant une existence paisible, rythmée par ses visites au cimetière et sa passion pour le tricot. Chacun à une étape différente sur le chemin de la vie – elle a tout vu, il s’étonne de tout –, Lucette et Jean vont s’apprivoiser en attendant le retour de la mère du petit garçon.
Ensemble, dans une société en plein bouleversement, ils découvrent que ce sont les bonheurs simples qui font le sel de la vie.
Un duo improbable et attachant pour une cure de bonne humeur garantie !

Mon avis
Et voilà comme à chaque fois avec les romans d’Aurélie Valognes, je plonge dans la lecture et je n’en ressors qu’une fois le livre achevé. Et je suis déçue de devoir attendre si longtemps avant le prochain.
Bon allez je sais qu’écrire est un véritable métier, qu’il faut du temps à l’auteur… Alors encore une fois, une journée à peine pour dévorer ce magnifique roman. J’ai adoré tourner les pages, pas trop vite tant je me délectais des paroles de Jean. J’ai souri, ri très souvent. Les larmes étaient proches aussi parfois. J’ai traversé au fil des pages des montagnes russes émotionnelles.

J’ai lu plein de courts extraits à ma fille de 14 ans. J’ai aimé voir le sourire et le rire de ma fille à cette lecture partagée. Je ne pouvais pas m’en empêcher tant cette lecture me faisait du bien. J’avais besoin de partager sur le moment. J’ai aussi envoyé quelques citations à une amie. Elles lui ont aussi beaucoup plu. Bref, ce livre doit être lu. Il est multi-générationnel. Il est superbement écrit, simplement mais avec le coeur et cela se perçoit aisément. Ce roman fait du bien ! Il est difficile car l’histoire de Jean reste quand même un parcours compliqué pour un enfant. Mais que d’amour dans ce roman ! Et Lucette, ah Lucette… Je l’ai elle aussi adorée. Cette grand-mère un peu boule piquante mais au si grand coeur en fin de compte. Il ya aussi Lucien, Thierry… Tous les personnages sont attachants et riches. Les titres de chapitre vous arrachent tous un sourire car ils vous parleront sans aucun doute. Ce sont tous des expressions parfois datées mais que nous avons tous employées ou entendues. Allez séquences mais dans le désordre : « ça va barder ! », « En avoir gros sur la patate », « rond comme une queue de pelle », c’est parti , mon Kiki ! », « roule ma poule » et tant d’autres encore.

Je vous encourage vraiment à lire « Au petit bonheur la chance ».

L’art de perdre d’Alice Zeniter

Le résumé
L’Algérie dont est originaire sa famille n’a longtemps été pour Naïma qu’une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ?

Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu’elle ait pu lui demander pourquoi l’Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l’été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l’Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ?
Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l’Algérie, des générations successives d’une famille prisonnière d’un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d’être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

Mon avis
Un magnifique roman sur la quête de racines. D’où vient-elle, qu’ont vécu ses aïeux, grands-parents, parents. Qu’est-ce qui les a poussés à quitter leur pays d’origine l’Algérie ? Comment s’adapter à une nouvelle société, une nouvelle culture, une nouvelle langue, une nouvelle vie tout simplement.
Naïma découvre peu à peu l’histoire familiale qui reste taboue pour certains. Son grand-père était considéré comme un « harki ». Sa grand-mère ne lui a malheureusement pas confié ses origines car elles ne partageaient pas la même langue. Mais on sent bien aussi que son père a tout fait pour s’intégrer quitte peut-être à renier un temps son histoire familiale. Comme s’il en avait honte. La relation avec sa compagne devenue sa femme se construit juste autour d’eux deux puis ils apprennent à se dévoiler l’un à l’autre de manière plus intime au travers de leur histoire familiale, de leur éducation et finalement vont apprendre la tolérance. Ils vont gommer peu à peu leurs réticences à se confier et se révéler dans toute leur personnalité, forgée par leur éducation mais aussi par leur chemin personnel.
Ce roman lève le voile pour moi sur une Histoire souvent murmurée plutôt que vraiment évoquée. On sent bien au fil des chapitres le poids des traditions, le poids des familles et également peu à peu, la volonté de s’affirmer, d’exister pour soi bien au-delà du chemin vers lequel nous aurait conduits  nos origines. Bref un roman qui, à mon sens, se savoure. J’ai aimé prendre le temps de tourner les pages, de découvrir peu à peu ces personnages travaillés et si humains en fin de compte.