La robe pourpre de Nathalie de Broc

Le résumé
1898 en Bretagne. Luna doit fêter ses dix-neuf ans chez le patriarche Louis Guedriant, puissant industriel du papier de Belle Île en Terre, lors d’une réception qui marquera son entrée dans le monde : véritable épreuve du feu pour cette bâtarde née de la liaison clandestine de son père, gendre et bras droit de Guedriant, avec Josefina, rencontrée en Argentine. Fille d’un riche éleveur argentin, celle-ci a quitté l’estancia familiale pour le suivre en France puis a disparu, laissant derrière elle Luna, alors âgée de 8 ans. Acceptée à contrecœur dans un milieu qui l’a méprise, Luna ignore que l’événement mondain sert de machiavéliques desseins. Naïve et fantasque, elle est une proie facile pour tous les ressentiments. D’aucuns n’ont jamais pardonné à son père le reniement, la duplicité, le dédain sur lesquels il a bâti son ascension sociale. Alors même que le fantôme de Josefina revient la hanter, Luna est sans défense contre une machination diabolique dont personne ne semble pouvoir la sauver…

Mon avis
Une plongée dans une histoire familiale qui vous emporte. J’ai bien aimé mais je suis déçue de m’être aperçue au fil de ma lecture qu’un premier livre sur cette famille avait déjà été publié. Cela n’empêche nullement la lecture de ce roman directement.

Une histoire de famille où l’on navigue entre les préjugés, le milieu où l’on se comporte comme il faut et un milieu plus populaire où l’on est davantage soi-même ai-je envie de dire. L’histoire et le parcours de Luna sont intéressants. Considérée comme « bâtarde » par la famille « officielle » de son père, elle est conduite à faire son entrée dans ce monde bourgeois qu’elle ne connaît pas.

Différence d’éducation, de comportement, de marques d’amour… autant de petites choses si importantes qui émaillent la vie et la manière de se construire de Luna, mais aussi de ses demi-frères. Sensibilité, intuition… tout y est.

Le poids des apparences aussi qui pèse sur ce père qui a construit sa vie dans un milieu qui n’était pas le sien à l’origine. Et finalement, ne serait-il pas plus heureux s’il était juste lui-même, s’il enlevait cette carapace de la bienséance et je dirais ce masque et cette rigueur ? Un roman agréable découvrir. 

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