Le poids du monde de David Joy

Le résumé

Après avoir quitté l’armée et l’horreur des champs de bataille du Moyen-Orient, Thad Broom revient dans son village natal des Appalaches. N’ayant nulle part où aller, il s’installe dans sa vieille caravane près de la maison de sa mère, April, qui lutte elle aussi contre de vieux démons. Là, il renoue avec son meilleur ami, Aiden McCall. Après la mort accidentelle de leur dealer, Thad et Aiden se retrouvent soudain avec une quantité de drogue et d’argent inespérée. Cadeau de Dieu ou du diable ?
Après Là où les lumières se perdent (Sonatine Éditions, 2016), unanimement salué par la critique, David Joy nous livre un nouveau portrait saisissant et désenchanté de la région des Appalaches, d’un réalisme glaçant. Un pays bien loin du rêve américain, où il est devenu presque impossible d’échapper à son passé ou à son destin. Plus encore qu’un magnifique  » rural noir « , c’est une véritable tragédie moderne, signée par l’un des plus grands écrivains de sa génération.

Mon avis

Bon déjà dans « Là où les lumières se perdent« , l’ambiance était noire, voire très noire même.
Dans ce second livre, David Joy renvoie ses lecteurs dans le même univers, une histoire sombre. On retrouve une fois encore des personnages border-line, en marge.  Thad, jeun vétéran, bien amoché par la guerre et de retour dans sa caravane. Il tente d’oublier ses démons par les substances diverses et variées. Aïden lui est resté au pays. Il tente de s’offrir mieux en vendant de la drogue. Il semble avoir parfois des sursauts de responsabilité et tente de ramener sur un meilleur chemin son ami. Mais c’est comme si ces deux êtres étaient programmés pour vivre les mauvaises expériences de la vie. Et enfin, April, la mère de Thad, qui rêve d’une vie meilleure et qui elle aussi tente beaucoup pour partir. 

Un roman très noir donc et dont l’intrigue se déroule en milieu rural où l’espoir de se hisser vers une condition meilleure semble inexistant. Mieux vaut avoir le moral pour se plonger dans ce livre très noir mais ô combien bien écrit. 

L’écriture est désespérée et violente. L’auteur nous entraîne dans les dures réalités d’un petit microcosme américain, isolé du reste du monde. Vous prenez un uppercut avec une fiction qui n’est peut-être pas si éloignée de la réalité pour certains. 

Ma chronique sur son précédent ouvrage  » Là où les lumières se perdent »

Laisser un commentaire