<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	
	xmlns:georss="http://www.georss.org/georss"
	xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#"
	>

<channel>
	<title>Témoignage Archives - Jadorelalecture</title>
	<atom:link href="https://jadorelalecture.com/category/temoignage/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://jadorelalecture.com/category/temoignage/</link>
	<description>Mon grand plaisir ? Bouquiner en dégustant un bon mug de thé.</description>
	<lastBuildDate>Sat, 13 May 2023 05:06:48 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	
<image>
	<url>https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2021/03/image.jpg?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Témoignage Archives - Jadorelalecture</title>
	<link>https://jadorelalecture.com/category/temoignage/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">144736144</site>	<item>
		<title>Féminicide  : Désir noir &#8211; Anne-Sophie Jahn</title>
		<link>https://jadorelalecture.com/2023/05/13/feminicide-desir-noir-anne-sophie-jahn/</link>
					<comments>https://jadorelalecture.com/2023/05/13/feminicide-desir-noir-anne-sophie-jahn/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christelle Chabasse]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 May 2023 05:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://jadorelalecture.com/?p=290410</guid>

					<description><![CDATA[<p>Désir noir d'Anne-Sophie Jahn : une formidable enquête journalistique qui revient sur Marie Trintignant victime d'un féminicide.</p>
<p>L’article <a href="https://jadorelalecture.com/2023/05/13/feminicide-desir-noir-anne-sophie-jahn/">Féminicide  : Désir noir &#8211; Anne-Sophie Jahn</a> est apparu en premier sur <a href="https://jadorelalecture.com">Jadorelalecture</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Désir noir</em></strong> <strong>d&rsquo;Anne-Sophie Jahn est un formidable travail d&rsquo;enquête journalistique. Un récit passionnant et j&rsquo;ai évidemment été saisie par ce que j&rsquo;ai lu. Je me souviens combien j&rsquo;avais été glacée au cours de l&rsquo;été 2003 en apprenant le décès de Marie Trintignant. </strong></p>



<p>J&rsquo;ai des souvenirs très nets de la sidération dans laquelle j&rsquo;étais en lisant ce qui était arrivé à Marie Trintignant lors de ce sinistre été 2003 pour elle et sa famille. Sidération, stupeur, les mots ne sont guère assez forts pour décrire ce que je ressentais car je suis de cette génération qui a connu les heures de gloire de Noir Désir. </p>



<p>Bref, j&rsquo;ai lu à l&rsquo;époque dans les médias comme tout le monde, le récit glaçant des dernières heures de cette actrice un peu mystérieuse et saisissante, au regard magnétique. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Désir noir</em>, le récit d&rsquo;un féminicide</h2>



<p>Il est des faits divers qui vous marquent et celui-là en fit partie pour moi. Le mot féminicide n&rsquo;existait pas encore. Mais déjà on avait compris qu&rsquo;une passion amoureuse destructrice et nocive avait détruit la vie d&rsquo;une femme, avait ravagé la vie de ses enfants, détruit à tout jamais l&rsquo;existence de ses proches. C&rsquo;était violent rien qu&rsquo;avec les mots et rien qu&rsquo;avec ce que l&rsquo;on devinait des coups qu&rsquo;elle avait encaissés et subis avant de succomber. </p>



<p>On ne juge pas les couples. Nul ne sait en effet ce qui se passe réellement entre deux êtres une fois la porte refermée. Mais jamais, ô grand jamais, l&rsquo;amour ne doit conduire à cette violence inouïe et mortelle.</p>



<p>Les violences physiques tout autant que verbales restent inacceptables. La violence sous toutes ses formes d&rsquo;ailleurs ne devrait jamais exister entre deux êtres qui disent s&rsquo;aimer. Elle ne devrait même jamais être tolérée. Cette violence est l&rsquo;anti-chambre du pire, une glissade vers l&rsquo;acte irrémédiable. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Violences conjugales</h2>



<p>Anne-Sophie Jahn a écrit un récit glaçant, elle a tout finement décortiqué, les faits d&rsquo;abord, les personnalités également. <em>Désir noir</em>, c&rsquo;est une enquête fouillée et passionnante. J&rsquo;admire son travail. Elle retrace avec une plume exceptionnelle cette tragédie de l&rsquo;été 2003, ces tragédies au pluriel. Certes le livre est accompagné d&rsquo;une manchette avec le visage de Marie Trintignant mais Anne-Sophie Jahn s&rsquo;intéresse aussi à Kristina Rady qui fut elle aussi la femme de Bertrand Cantat et victime de violences insoutenables. </p>



<p>Dans ce récit, elle retrace l&rsquo;amour, la passion, la destruction, la manipulation, la déraison. Son enquête est riche de témoignages et c&rsquo;est vraiment un livre que je vous recommande chaudement. Pas de parti pris, pas d&rsquo;accusation, simplement des faits analysés finement et précisément. Bref un magnifique travail journalistique et d&rsquo;auteure.</p>



<h2 class="wp-block-heading">4 de couverture <em>Désir noir</em></h2>



<p>« Un après-midi d’automne, assise à la terrasse d’un café, je listais avec mon éditeur des idées de chapitre pour Les Sept Péchés capitaux du rock, titre de mon premier livre. “Bertrand Cantat.” Un coup de vent glacé m’a fait frissonner. Ou était-ce ce nom, évocateur de mort et de violence ? </p>



<p>Dans mon souvenir, le chanteur de Noir Désir s’était disputé avec sa petite amie, l’actrice Marie Trintignant, un été, en Lituanie. Il lui avait donné une gifle, sa tête avait heurté un radiateur, hémorragie cérébrale, elle n’avait pas survécu. C’était un accident, mais il relevait bien de la colère, puisqu’il était l’issue tragique d’une bagarre. </p>



<p>En rentrant chez moi, j’ai commencé par rechercher des articles de presse relatant l’affaire. Les titres ont défilé. Je cliquais, lisais, ou plutôt dévorais les informations. Je m’étais totalement trompée. La mort de Marie Trintignant n’était pas un accident. Et si elle n’était pas la seule victime ? »<br />Vingt ans après la mort de Marie Trintignant, Anne-Sophie Jahn mène l’enquête sur une tragédie que l’on n’appelait pas encore féminicide.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fiche du récit</h2>



<ul>
<li>15 mars 2023</li>



<li>Flammarion</li>



<li>130 x 200 mm</li>



<li>224 pages</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Sur le thème des violences conjugales et le féminicide</h2>



<ul>
<li><strong><em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=HVJJsF1mKJo" target="_blank" rel="noreferrer noopener">125 et des milliers</a></em></strong>, le recueil bâti par Sarah Barukh</li>



<li><strong><em><a href="https://jadorelalecture.com/2023/02/10/saisissant-ceci-nest-pas-un-fait-divers-philippe-besson/">Ceci n&rsquo;est pas un fait divers</a></em></strong> de Philippe Besson</li>



<li><strong><em><a href="https://jadorelalecture.com/2023/01/29/jai-adore-une-simple-histoire-de-famille-andrea-bescond/">Une simple histoire de famille</a></em></strong> d&rsquo;Andréa Bescond</li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://jadorelalecture.com/2023/05/13/feminicide-desir-noir-anne-sophie-jahn/">Féminicide  : Désir noir &#8211; Anne-Sophie Jahn</a> est apparu en premier sur <a href="https://jadorelalecture.com">Jadorelalecture</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://jadorelalecture.com/2023/05/13/feminicide-desir-noir-anne-sophie-jahn/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">290410</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Récit de vie et auto-dérision : Rita 75 &#8211; anonyme</title>
		<link>https://jadorelalecture.com/2023/04/01/recit-de-vie-rita-75/</link>
					<comments>https://jadorelalecture.com/2023/04/01/recit-de-vie-rita-75/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christelle Chabasse]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Apr 2023 06:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://jadorelalecture.com/?p=224790</guid>

					<description><![CDATA[<p>Rita 75 : un récit rafraîchissant, empli d'humour et d'auto-dérision. Une leçon de vie aussi et une sacrée force de résilience. Lisez-le ! </p>
<p>L’article <a href="https://jadorelalecture.com/2023/04/01/recit-de-vie-rita-75/">Récit de vie et auto-dérision : Rita 75 &#8211; anonyme</a> est apparu en premier sur <a href="https://jadorelalecture.com">Jadorelalecture</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Rita 75</em> est un récit né de la plume d&rsquo;une auteure anonyme&#8230; Le mystère reste entier mais le récit est rafraîchissant, empli d&rsquo;humour et d&rsquo;auto-dérision. Une leçon de vie aussi et une sacrée force de résilience. Lisez-le ! </strong></p>



<p><em>Rita 75</em> : aucun résumé. Seulement une phrase sur la 4e de couverture : « À mes enfants qui, j’espère, ne liront jamais ce livre ».</p>



<p>J&rsquo;ai, ri. Oui, j&rsquo;ai franchement ri en lisant ce récit. J&rsquo;étais assise dans un wagon de TGV et je me  suis dit que mes voisins allaient penser que j&rsquo;étais un peu barjot de rire comme ça. </p>



<p>Pourtant, je ne pouvais pas m&rsquo;en empêcher en lisant les mots de <em>Rita 75</em> de glousser. Je ne vais pas pouvoir vous expliquer concrètement de quoi parle le récit au risque de tout spoiler et ce serait trop dommage. Alors je préfère préserver son mystère et vous inciter à aller vous procurer ce livre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rita 75 : humour et auto-dérision</h2>



<p>Il est rafraîchissant, empli d’<strong>humour</strong> et d’<strong>auto-dérision</strong>. Anonyme est en plus, très franchement, dotée d&rsquo;une sacrée bonne plume. Son écriture est précise, fine et en même temps sensible. </p>



<p>Elle écrit et décrit avec beaucoup d’humour et dédramatise à merveille une situation plutôt dramatique. En quelques mots, c’est le récit de vie d’une femme, victime d’un AVC. Elle se reconstruit physiquement très progressivement dans un centre de rééducation. Je n’en dirai pas davantage pour ne rien spoiler. </p>



<p>Alors pour compenser cet avis somme toute un peu succinct, je vais partager ce que j&rsquo;ai apprécié dans ce livre et qui fait toute la force de ce récit. L&rsquo;auteure laisse une grande place à notre imaginaire car nous ne connaissons pas l&rsquo;auteure, donc nous ne pouvons pas supposer ceci ou cela. Elle dresse le portrait d&rsquo;une femme, <strong>victime d&rsquo;un AVC</strong>, <strong>une femme à l&rsquo;aube de la cinquantaine</strong>. Cette femme a plus que tout envie de rester Femme malgré cet accident de la vie. Un femme qui est bien ancrée dans notre société actuelle et ses usages. Elle ne veut pas être résumée à un corps qui ne répond plus totalement au plan physique alors que son esprit lui est tout à fait alerte. Même si le corps ne suit pas, l&rsquo;esprit, les pensées, la réflexion sont opérationnels. </p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;humour pour oublier temporairement sa condition</h2>



<p>Alors elle décrit un quotidien et des envies. Elle décrit ces patients parmi lesquels elle se reconstruit et se sent forcément bien loin d&rsquo;eux. Des patients, fragiles, fragilisés, devenus dépendants qui ont peut-être parfois comme elle, une bonne grosse envie de transgresser les interdits. Elle se sent enfermée dans ce quotidien rythmé par des exercices avec un kiné, de soins et finalement de beaucoup de solitude. Elle vit dans la dépendance, dans un état qui la contraint à voir sa liberté diminuée. C&rsquo;est insupportable. Pour pallier cela, elle va&#8230; et là vous devrez lire le récit pour le découvrir. Eh oui, je sais ménager mon suspense hein ?</p>



<p>L&rsquo;humour et sa plume sont ses armes et ses meilleurs compagnons pour relever la tête et ne pas s&rsquo;appesantir sur son malheur. Elle va en user et faire rire son lecteur à grands éclats. J&rsquo;ai adoré sa finesse pour décrire son état et tout ce et ceux qui l&rsquo;entourent. Là où on pourrait pencher vers la pitié, c&rsquo;est tout l&rsquo;inverse. J&rsquo;ai été totalement scotchée par son humour délirant en toutes situations. Et surtout j&rsquo;ai ri et ça fait un bien fou ! </p>



<p><strong><em>Rita 75</em></strong> n&rsquo;est pas une moquerie. C&rsquo;est un <strong>récit de vie</strong>, un récit qui choisit la vie et non l&rsquo;apitoiement ou le repli. Je dis BRAVO tout simplement et j&rsquo;aimerais vraiment pouvoir rencontrer cette personne. J&rsquo;imagine que ce récit est autobiographique, vu la phrase posée en quatrième de couverture. Cette personne a un talent fou. Vivement son prochain livre ! </p>



<h2 class="wp-block-heading">Le mot des éditions Plon</h2>



<p>À mes enfants qui, j&rsquo;espère, ne liront jamais ce livre.</p>



<p>Ce livre ne se raconte pas. Ne se résume pas. Vous comprendrez pourquoi. </p>



<h2 class="wp-block-heading">La fiche de Rita 75</h2>



<ul>
<li>9 mars 2023</li>



<li>Éditions Plon</li>



<li>130 x 200 mm</li>



<li>224 pages</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">À lire aussi</h2>



<p>Je précise que ces romans parlent de résiliences mais ne traitent pas exclament des mêmes sujets. </p>



<ul>
<li><strong><em><a href="https://jadorelalecture.com/2020/05/30/nos-resiliences-dagnes-martin-lugand/">Nos résiliences</a></em></strong> d&rsquo;Agnès Martin-Lugand</li>



<li><strong><em><a href="https://jadorelalecture.com/2021/11/13/renouer-avec-la-vie-la-toute-petite-reine-dagnes-ledig/">La toute petite reine </a></em></strong>d&rsquo;Agnès Ledig</li>



<li></li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://jadorelalecture.com/2023/04/01/recit-de-vie-rita-75/">Récit de vie et auto-dérision : Rita 75 &#8211; anonyme</a> est apparu en premier sur <a href="https://jadorelalecture.com">Jadorelalecture</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://jadorelalecture.com/2023/04/01/recit-de-vie-rita-75/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">224790</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Empathie : Formidable &#8211; Benoît Cohen</title>
		<link>https://jadorelalecture.com/2023/03/29/empathie-formidable-benoit-cohen/</link>
					<comments>https://jadorelalecture.com/2023/03/29/empathie-formidable-benoit-cohen/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christelle Chabasse]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Mar 2023 16:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://jadorelalecture.com/?p=206426</guid>

					<description><![CDATA[<p>Formidable de Benoît Cohen : une mise en mots délicate de la façon dont nous sommes aujourd'hui autorisés, ou non, à mourir dans la dignité. </p>
<p>L’article <a href="https://jadorelalecture.com/2023/03/29/empathie-formidable-benoit-cohen/">Empathie : Formidable &#8211; Benoît Cohen</a> est apparu en premier sur <a href="https://jadorelalecture.com">Jadorelalecture</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Formidable </em>de Benoît Cohen c&rsquo;est une mise en mots, délicate de la façon dont nous sommes aujourd&rsquo;hui autorisés, ou non, à mourir dans la dignité.</strong> <strong>L&rsquo;auteur évoque la mort de son propre père pour aborder ce sujet encore sensible. </strong></p>



<p>Avant toute chose, je remercie très sincèrement Benoît Cohen de m&rsquo;avoir proposé la lecture de <strong><em>Formidable</em></strong>. Il y aborde la délicate question de la fin de vie ainsi que le choix (ou non) de mourir en France. </p>



<p>Ce livre raconte la fin de vie de son père, un être formidable&#8230; Il souffre d&rsquo;un cancer devenu incurable et ne veut pas être hospitalisé. Il veut absolument rester chez lui et effacer de son quotidien, tout signe extérieur de ce mal qui le ronge. Toute la vie de ses proches, sa femme, ses trois fils, va donc s&rsquo;organiser autour de lui afin de respecter son souhait. </p>



<p>Comment l&rsquo;accompagner au mieux sans qu&rsquo;il souffre trop ? Comment faire en sorte qu&rsquo;envers et contre certains, il puisse rester chez lui ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Accompagner la fin de vie : un acte formidable</h2>



<p><strong><em>Formidable </em></strong>de Benoît Cohen aborde tous les questionnements qui vont jalonner cette <strong>fin de vie</strong>. Les questionnements qui diffèrent des uns aux autres. Les attitudes aussi. Le silence pour certains, l&rsquo;absence pour d&rsquo;autres. L&rsquo;acceptation mais aussi de la résignation, par amour tout simplement. La famille, les croyances, ce lien si fort qui l&rsquo;unit à sa femme et à ses fils. L&rsquo;amour dans tous les sens du terme. </p>



<p>Le respect d&rsquo;un choix, d&rsquo;une volonté, exprimée une seule et unique fois. Puis une volonté tue comme pour mieux repousser la maladie qui ronge inexorablement. Taire et dissimuler sa propre souffrance de voir s&rsquo;éteindre peu à peu un être cher, malade, diminué, dépendant&#8230; Une douleur incommensurable pour tous finalement ! Chacun la gère alors à sa façon.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;amour&#8230; jusqu&rsquo;où ? </h2>



<p><em>Formidable</em><strong> </strong>de<strong> Benoît Cohen</strong> constitue, pour moi, une magnifique déclaration d&rsquo;amour d&rsquo;un fils à son père. C&rsquo;est aussi une immense marque de respect à celui qui fut encore plus formidable que celui qui s&rsquo;éteint peu à peu. Il retrace ce père formidable. L&rsquo;auteur esquisse tout l&rsquo;amour que ses enfants, sa femme, ses belle-filles, ses petits-enfants lui ont porté. Cet amour et cette affection que d&rsquo;autres membres de la famille lui ont témoignés aussi.</p>



<p><strong><em>Formidable</em></strong> c&rsquo;est aussi le travail du deuil, l&rsquo;accompagnement de fin de vie. La douleur de ceux qui sont là et voient décliner l&rsquo;être aimé. Ceux qui accompagnent du mieux qu&rsquo;ils peuvent, parfois en oubliant leurs propres convictions et souhaits ou croyances pour respecter le choix du malade. Ceux qui fuient et refusent d&rsquo;affronter le malade en déclin, ne veulent pas le voir. Ils fuient la mort qui rôde, par peur probablement.</p>



<p><strong><em>Formidable</em></strong> est un livre émouvant et bouleversant. Benoît Cohen raconte comment une (sa) famille va tout tenter pour aider, en secret, ce père et ce mari chéri à partir doucement, à mourir. Le livre évoque évidemment l&rsquo;interdiction de l&rsquo;euthanasie en France et les risques encourus, ainsi que les soins palliatifs qui ne sont malheureusement pas accessibles à tous. </p>



<p>L&rsquo;auteur a une plume magnifique. Il décrit à merveille les sentiments des uns et des autres, les doutes, les hésitations. Il esquisse aussi le portrait d&rsquo;un être fragilisé qui fuit toute référence à sa maladie. Il traite bien évidemment de la peur de la mort, de la souffrance. Une plume délicate mais précise. Merci <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Benoît_Cohen" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Benoît Cohen</strong></a> pour <strong><em>Formidable</em></strong> tout simplement ! Un livre remarquable ! </p>



<h2 class="wp-block-heading">4e de couverture <em>Formidable</em></h2>



<p>Dix ans ont passé depuis la mort de son père, mais les circonstances de sa disparition ont été si peu ordinaires que Benoit Cohen devait un jour en raconter l’histoire. Accompagné par sa mère et ses frères, il a cherché à empêcher son père de souffrir sans éveiller les soupçons de cet hommeterrorisé par la mort. Le déni tenace et presque irraisonnable de ce père face à ce foudroyant cancer dont il est atteint nous révèle un être bouleversant. Par respect et amour pour lui, sa famille va tout tenter pour trouver en secret un moyen de l’aider à partir en douceur. Mais ils se heurtent à l’absurdité d’un système dans lequel l’accès aux soins palliatifs reste réservé aux plus chanceux et qui interdit le recours à l’euthanasie pour soulager les malades.<br><br>Dans cet hymne à la vie, Benoit Cohen met en scène, avec autant de délicatesse que de lucidité, la manière dont nous avons le droit et le choix, ou non, de mourir aujourd’hui en France.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fiche de Formidable de Benoît Cohen </h2>



<ul>
<li>1er mars 2023</li>



<li>Éditions Flammarion</li>



<li>136 x 210 mm</li>



<li>192 pages</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Du même auteur</h2>



<p><strong><em><a href="https://jadorelalecture.com/2018/07/06/mohammad-ma-mere-et-moi-de-benoit-cohen/">Mohammad, ma mère et moi</a></em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://jadorelalecture.com/2023/03/29/empathie-formidable-benoit-cohen/">Empathie : Formidable &#8211; Benoît Cohen</a> est apparu en premier sur <a href="https://jadorelalecture.com">Jadorelalecture</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://jadorelalecture.com/2023/03/29/empathie-formidable-benoit-cohen/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">206426</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Poignant : L&#8217;enfant thérapeute &#8211; Samuel Dock</title>
		<link>https://jadorelalecture.com/2023/02/18/poignant-lenfant-therapeute-samuel-dock/</link>
					<comments>https://jadorelalecture.com/2023/02/18/poignant-lenfant-therapeute-samuel-dock/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christelle Chabasse]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Feb 2023 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://jadorelalecture.com/?p=143171</guid>

					<description><![CDATA[<p>L'enfant thérapeute de Samuel Dock : une déclaration d'amour à une mère. Un récit émouvant et même poignant. </p>
<p>L’article <a href="https://jadorelalecture.com/2023/02/18/poignant-lenfant-therapeute-samuel-dock/">Poignant : L&rsquo;enfant thérapeute &#8211; Samuel Dock</a> est apparu en premier sur <a href="https://jadorelalecture.com">Jadorelalecture</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L&rsquo;enfant thérapeute</em> de Samuel Dock m&rsquo;a fait pleurer et pas qu&rsquo;une fois ! Mais quelle déclaration d&rsquo;amour à sa mère derrière toutes ces souffrances endurées. Un récit émouvant et même poignant. Bravo d&rsquo;avoir eu le courage d&rsquo;écrire cette histoire si intime. C&rsquo;est le récit d&rsquo;un lien filial indestructible et celui du deuil de son enfance pour mieux se reconstruire.</strong></p>



<p><strong><em>L&rsquo;enfant thérapeute</em></strong> est construit en trois parties. Une manière pour Samuel Dock de nous faire cheminer à la fois dans son histoire et de remonter le fil du passé de sa mère. J&rsquo;ai été émue aux larmes avec ce récit. Tous les mots ont été savamment pesés avant d&rsquo;être exprimés et partagés dans <em>L&rsquo;enfant thérapeute</em> et le lecteur le sent forcément. Et quelle maitrise de la langue française ! </p>



<p>Je trouve que ce récit traduit la quête éperdue d&rsquo;une reconnaissance dans le regard de la mère. Il y a celle de Samuel qui veut exister dans les yeux de sa mère. Et puis il y a la quête de cette petite Thérèse qui chercha en vain à être aimée dès son plus jeune âge. Lire ce carnet écrit par Thérèse m&rsquo;a déchiré le coeur. Samuel Dock choisit le carnet pour que sa mère raconte son histoire. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Première partie : l&rsquo;incompréhension entre une mère et son fils</h2>



<p><em>L&rsquo;enfant thérapeute</em> : les souffrances d&rsquo;un fils qui veut à tout prix exister dans les yeux, dans le coeur et les mots de sa mère. Il essaie de la réparer pendant des années pour qu&rsquo;elle le voit lui, un homme qui a encore une âme d&rsquo;enfant, puis deviendra un jeune homme fragile. Il finit par la repousser tant il souffre à chacune de leurs rencontres. À chaque fois, irrémédiablement, toutes les souffrances du petit garçon ressurgissent tel un boomerang. Il se sent rejeté sans en comprendre vraiment les raisons pendant des années. Pas un rejet franc non  mais un malaise omniprésent quand ils sont ensemble. </p>



<p>Ce jeune homme est hypersensible et extrêmement intuitif. Il a compris depuis probablement très longtemps au fond de lui cet acharnement de sa mère à vouloir soigner et sauver sa soeur. Elle est droguée, fragile, à la dérive&#8230; depuis toujours. Et de plus en plus au fil des ans. </p>



<p>Samuel active des mécanismes de défense pour les fuir, se protéger, se réaliser dans son métier, être réparé, un peu voire beaucoup, par son compagnon Dorian. Il veut juste être aimé, simplement et pouvoir être lui-même, sans artifice de temps en temps. </p>



<p>Quand il est en compagnie de sa mère, il réduit le temps à ses côtés pour moins souffrir. Cela génère aussi trop de déceptions. Alors chacun garde ses mots pour lui pour éviter plus de maux.</p>



<p>Surtout lui, car elle, sa mère libère les mots de temps en temps. Ce sont comme des flèches qui atteignent le coeur déjà meurtri de ce fils. Mais sous cette agressivité maternelle se dissimule une profonde douleur, le lecteur l&rsquo;a compris. </p>



<p>Elle veut être aimée et sauver. Tout le temps et depuis toujours. En fin de compte, elle a la même quête que son propre fils. Elle veut se sauver ? Probablement ! </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Seconde partie </strong>: le carnet d&rsquo;une petite fille meurtrie</h2>



<p>Le journal d&rsquo;une mère qui enfin va se livrer, se dévoiler et permettre à son fils de baisser lui aussi les armes. Là, je vous préviens ayez le coeur solidement accroché car ça fait mal très mal aux personnes sensibles et aux autres aussi je crois. </p>



<p>L&rsquo;auteur aborde sans fard la maltraitance, les violences conjugales, les violences sur un enfant, des enfants&#8230; Un scénario qui se répète des années durant. Que j&rsquo;ai eu mal pour cette petite fille ! Mon coeur était transpercé de lire tant de souffrances infligées à une toute jeune enfant (de 0 à 5 ans). Elle aura vécu le plus atroce depuis sa naissance. C&rsquo;est inimaginable de faire souffrir autant son propre enfant. J&rsquo;avoue que j&rsquo;ai été sidérée. </p>



<p>Ce carnet c&rsquo;est aussi le chemin d&rsquo;une femme qui avait la rage de vivre, de survivre, un besoin éperdu d&rsquo;être soignée, protégée, aimée. Elle a vécu le pire et parvient à s&rsquo;en sortir grâce à  » cette dame au manteau vert « . Elle connaîtra enfin un amour maternel de substitution mais il lui faudra des années avant de refaire confiance et c&rsquo;est bien normal.</p>



<p>On ne lui a jamais appris à aimer, alors bien malgré elle, elle reproduit ou est victime du même schéma, une fois devenue adulte.</p>



<p>Elle fait mal à ses propres enfants, sans le vouloir mais pas avec des coups, non c&rsquo;est plutôt des mots, de la maladresse. Elle veut sauver sa fille, lui permettre d&rsquo;exister quand on a tout fait pour l&rsquo;effacer, elle quand elle était petite fille. Croyant son fils plus solide, elle le fait souffrir. Pourtant elle les aime plus que tout au monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Troisième partie : la réconciliation</h2>



<p>C&rsquo;est le chemin de la réconciliation entre une mère et son fils. Le chemin sera long. Cette mère a enfin les yeux ouverts, tournés vers son fils. Elle veut réparer leur relation. Mais elle a compris qu&rsquo;il faudra du temps avant qu&rsquo;il ne lui accorde à nouveau sa confiance. Peut-il la croire ? Se laisser aller avec elle ? Il endosse le rôle du père pour sa propre soeur. Oui parlons-en du père&#8230; Un être abject qui n&rsquo;aura rien fait pour ses enfants, si ce n&rsquo;est les rabaisser, les ignorer. Samuel devient à son tour un sauveur. Bref <em><strong>L&rsquo;enfant thérapeute</strong></em> !</p>



<p>Ce récit est beau, difficile mais tellement bien écrit ! L&rsquo;enfant thérapeute livre ses douleurs mais aussi tant d&rsquo;amour ! Un récit évidemment thérapeutique pour enfin panser les plaies, les maux de chacun dans cette relation mère-fils, fils-mère. </p>



<p>Samuel Dock livre son récit, dévoile son histoire et peut peut-être être enfin heureux&#8230; Il peut se l&rsquo;autoriser alors que Thaïs, sa soeur, les tire inexorablement vers la noirceur. Ce récit c&rsquo;est je crois le choix de s&rsquo;isoler et de prendre ses distances avec ce(ux) qui blessent encore et toujours. </p>



<p>Merci pour ce livre magnifique bien douloureux à lire. J&rsquo;ai pris mon temps pour le lire car j&rsquo;ai souffert, vraiment à la lecture de tant de douleurs. </p>



<h2 class="wp-block-heading">4e de couverture du récit</h2>



<p>Pour faire le deuil de son enfance, Samuel Dock doit d&rsquo;abord faire celui de l&rsquo;enfance que sa propre mère n&rsquo;a jamais eue. Il livre un récit poignant sur l&rsquo;enfance maltraitée, ses saccages, la reconstruction et la puissance du lien filial.</p>



<p>À l&rsquo;âge de cinq ans, la mère de Samuel, quatorzième enfant de sa fratrie, est confiée à la DDASS couverte de morsures, affamée et apeurée. Placée chez des religieuses, la petite fille commence une autre vie, préservée, en bordure du monde. Cette histoire, longtemps, elle n&rsquo;a pu la raconter.&nbsp;<br>À l&rsquo;adolescence, après le départ du père, Samuel voit son existence se désagréger dans l&rsquo;ombre de sa soeur, anorexique, dans l&rsquo;enfermement d&rsquo;un quotidien hostile et dans la désolation d&rsquo;une mère tourmentée. Brisé par le regret de n&rsquo;avoir pu sauver sa famille, il la fuit avant de s&rsquo;effondrer.<br>Adulte, devenu psychologue, il tente de faire entendre sa voix pour que change le sort des enfants maltraités.<br>Des années plus tard, mère et fils se retrouvent. La mère parle enfin, et le fils découvre alors son passé terrifiant. Elle l&rsquo;a mis au monde, mais à trente-trois ans il la rencontre pour la première fois.<br>Ce livre est le récit d&rsquo;un combat. Une quête de pardon et de réconciliation. Un hommage poignant aux victimes de violences. À toutes celles et tous ceux qui durent renoncer à secourir l&rsquo;autre pour lui restituer son humanité et se sauver eux-mêmes. Pour cesser uniquement de survivre et commencer à vivre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fiche du récit <em>L&rsquo;enfant thérapeute</em></h2>



<ul>
<li>12 janvier 2023</li>



<li>Plon Éditions</li>



<li>130 x 210 mm</li>



<li>336 pages</li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://jadorelalecture.com/2023/02/18/poignant-lenfant-therapeute-samuel-dock/">Poignant : L&rsquo;enfant thérapeute &#8211; Samuel Dock</a> est apparu en premier sur <a href="https://jadorelalecture.com">Jadorelalecture</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://jadorelalecture.com/2023/02/18/poignant-lenfant-therapeute-samuel-dock/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">143171</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Bouleversant : Reviens, Lila de Magali Laurent</title>
		<link>https://jadorelalecture.com/2021/03/21/bouleversant-reviens-lila-de-magali-laurent/</link>
					<comments>https://jadorelalecture.com/2021/03/21/bouleversant-reviens-lila-de-magali-laurent/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christelle Chabasse]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Mar 2021 08:00:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://jadorelalecture.com/?p=6500</guid>

					<description><![CDATA[<p>Reviens, Lila retrace le parcours de Magali Laurent : témoignage d'une maman dont la fille a été enlevée par un père radicalisé... </p>
<p>L’article <a href="https://jadorelalecture.com/2021/03/21/bouleversant-reviens-lila-de-magali-laurent/">Bouleversant : Reviens, Lila de Magali Laurent</a> est apparu en premier sur <a href="https://jadorelalecture.com">Jadorelalecture</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Reviens, Lila</em> retrace le parcours de Magali Laurent, une maman, qui lutte pour parvenir à récupérer sa fille enlevée par un père radicalisé&#8230; C’est aussi le parcours de vie d’une femme qui va se reconstruire, apprenant à survivre puis à vivre avec l’absence. Coup de coeur !</strong></p>



<p><strong><em><a href="https://www.grasset.fr/livres/reviens-lila-9782246825074" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Reviens, Lila</a></em></strong> est un livre bouleversant. Le témoignage de Magali Laurent, privée depuis plusieurs années de sa petite fille, Lila. Cette dernière, alors qu’elle était en vacances avec son père, n’est jamais revenue vers sa maman.</p>



<p>Le père radicalisé l’a emmenée avec lui en Syrie où il avait rejoint les rangs de Daech. </p>



<p>À&nbsp;travers ce récit, Magali&nbsp;Laurent partage&nbsp;sa détresse de maman, depuis que le père (un&nbsp;homme qu&rsquo;elle a aimé) a emmené leur fille Lila.&nbsp;</p>



<p>Parti faire&nbsp;le djihad, en Syrie, il emporte dans sa folie leur fillette alors qu’il n’était censé la prendre avec lui que pour des vacances.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Reviens, Lila&#8230; de Syrie</h2>



<p>Séparée depuis un moment de cet homme, Magali Laurent faisait tout pour que la fillette puisse grandir et s’épanouir en présence de ses deux parents.&nbsp;</p>



<p>Une maman blessée, à laquelle un père, au nom des préceptes extrémistes qui le guident désormais a décidé&nbsp;un jour&nbsp;de soustraire complètement leur fille à son ex-femme.</p>



<p>Cette maman meurtrie&nbsp;confie&nbsp;en toute sincérité&nbsp;ses doutes, ses souffrances. Elle révèle aussi&nbsp;sa&nbsp;culpabilité&nbsp;de ne pas avoir vu ou voulu voir, d&rsquo;avoir&nbsp;été&nbsp;manipulée,&nbsp;toutes ces&nbsp;interrogations qui la rongent.&nbsp;</p>



<p>Elle a longtemps tu ce qu&rsquo;elle avait sous les yeux, se refusant probablement à accepter de voir autant changer l&rsquo;homme qu&rsquo;elle avait aimé. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Le combat d&rsquo;une maman</h2>



<p>Elle explique toutes les démarches entreprises, le soutien de son milieu professionnel quand totalement dévastée, elle ne savait plus à quoi se raccrocher pour garder espoir. Elle était alors incapable de travailler évidemment.</p>



<p>Avec une force exceptionnelle, elle&nbsp;dévoile&nbsp;son calvaire et celui qu&rsquo;elle imagine de la vie actuelle de Lila. Sa fille dont elle n’a plus aucune nouvelle désormais.&nbsp;</p>



<p>Elle raconte, et c&rsquo;est effrayant, la transformation de sa fillette qui peu à peu ne parle plus français, les rares fois où elle parvenait encore à maintenir une communication grâce des appels en visioconférence. Des contacts qui se sont raréfiés de plus en plus, jusqu&rsquo;à disparaître totalement. </p>



<p>Un livre émouvant, bouleversant. <em><strong>Reviens, Lila</strong></em> diffuse aussi un peu d&rsquo;espoir quand Magali Laurent évoque, avec beaucoup de pudeur encore une fois, sa reconstruction, sans sa fille. Le nouvel amour entré dans sa vie mais aussi ses peurs ancrées à jamais. </p>



<p>Ce témoignage est poignant et plus d’une fois en le lisant, j’ai eu les larmes aux yeux.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quatrième de couverture</h2>



<p>Le 27 octobre 2015, Magali Laurent attend impatiemment le retour de sa petite fille de trois ans, partie en vacances avec son père en Tunisie. Soudain, un coup de fil fait basculer son monde&nbsp;&nbsp;: Magali apprend que son ex-mari est en réalité&nbsp;en Turquie, et qu’il compte aller en Syrie pour rejoindre Daech. Affolée, effarée, elle comprend qu’il la manipulait depuis des mois, préparant secrètement son départ pour le djihad, jusqu’à&nbsp;enlever leur fille.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La vie de Magali bascule dans un univers qui ressemblerait au Bureau des légendes s’il n’était pas d’une tragique réalité. Terrorisme, combattants&nbsp;étrangers en Syrie, communications cryptées et législation complexe… Elle est immergée dans le quotidien des services antiterroristes, bien que se trouvant vouée&nbsp;à&nbsp;l’attente dans l’espoir d’un signe de Lila.</p>



<p>Et pourtant, l’histoire avait commencé&nbsp;de façon si banale… Un coup de foudre amoureux près de Tunis, sept ans de relation, le mariage, puis la naissance de Lila. Même si Magali et son mari finissent par se séparer, il se révèle un père aimant auquel elle confie souvent sa fille… Sauf que, pendant ce temps, il lui dissimule sa plongée dans l’islam radical.</p>



<p>«&nbsp;&nbsp;J’ai mis au monde un enfant pour lui faire vivre l’enfer&nbsp;&nbsp;», dit aujourd’hui Magali Laurent, qui ignore où&nbsp;est sa fille. Mais après avoir traversé&nbsp;l’enfer, elle a décidé&nbsp;de vivre malgré&nbsp;tout. Aujourd’hui maman d’une deuxième petite fille, elle continue&nbsp;à&nbsp;espérer,&nbsp;à&nbsp;se battre. C’est aussi pour cela qu’elle a décidé&nbsp;de se livrer.</p>



<p>Pour laisser une trace&nbsp;à&nbsp;Lila, dans l’espoir qu’elle soit vivante, et qu’elle puisse un jour lire cette histoire, son histoire. Et pour laisser une trace de Lila, sa fille qu’elle a parfois revue via des communications vidéo sur Skype, sa petite fille déjàvoilée, en Syrie, qui implorait sa mère de venir la rejoindre… Avant que les contacts soient définitivement rompus en 2017.</p>



<p>&nbsp;&nbsp;D’une dignité, d’une force et d’une honnêteté&nbsp;remarquables, Magali Laurent ne cache rien. De ses doutes et de ses souffrances, mais aussi de la culpabilité&nbsp;et des interrogations qui la rongent. Par-delà&nbsp;le drame effrayant qui est le sien, elle délivre un exceptionnel message d’humanité. Puisse Lila le découvrir un jour.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fiche du livre</h2>



<ul><li>3 février 2021&nbsp;</li><li>Editions Grasset</li><li>143 x 205 mm</li><li>224 pages</li></ul>



<h3 class="wp-block-heading">A lire aussi&#8230;</h3>



<p><strong><em><a href="https://jadorelalecture.com/2021/01/06/la-putain-du-califat-sara-daniel-benoit-kanabus/">La putain du califat </a></em></strong>de Sara Daniel et Benoît Kanabus</p>


<p>L’article <a href="https://jadorelalecture.com/2021/03/21/bouleversant-reviens-lila-de-magali-laurent/">Bouleversant : Reviens, Lila de Magali Laurent</a> est apparu en premier sur <a href="https://jadorelalecture.com">Jadorelalecture</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://jadorelalecture.com/2021/03/21/bouleversant-reviens-lila-de-magali-laurent/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">6500</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Devenir mère sans la sienne : La beauté du ciel de Sarah Biasini</title>
		<link>https://jadorelalecture.com/2021/03/14/devenir-mere-sans-la-sienne-la-beaute-du-ciel-de-sarah-biasini/</link>
					<comments>https://jadorelalecture.com/2021/03/14/devenir-mere-sans-la-sienne-la-beaute-du-ciel-de-sarah-biasini/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christelle Chabasse]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Mar 2021 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://jadorelalecture.com/?p=6463</guid>

					<description><![CDATA[<p>La beauté du ciel de Sarah Biasini : une déclaration d'amour d'une mère à sa fille et... à sa propre mère, Romy Schneider. Un hommage à la vie </p>
<p>L’article <a href="https://jadorelalecture.com/2021/03/14/devenir-mere-sans-la-sienne-la-beaute-du-ciel-de-sarah-biasini/">Devenir mère sans la sienne : La beauté du ciel de Sarah Biasini</a> est apparu en premier sur <a href="https://jadorelalecture.com">Jadorelalecture</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[


<p><strong>Sarah Biasini prend la plume pour s&rsquo;adresser à sa fille Anna, <em>La beauté du ciel.</em> Au cas où&#8230; Elle semble redouter de ne pouvoir transmettre à son enfant son histoire. Alors elle l&rsquo;a écrite. C&rsquo;est lumineux, honnête, touchant. Magnifique ! Sarah Biasini a dû grandir sa maman, Romy Schneider. Ici elle raconte comment elle est devenue mère sans avoir vécu assez longtemps auprès de la sienne, même si évidemment elle rend aussi hommage aux figures maternelles qui l&rsquo;ont entourée, guidée et protégée.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Devenir mère sans la sienne pour repère</h2>



<p>Sarah Biasini nous confie un livre fin, délicat, touchant, émouvant, empreint de beaucoup de pudeur. J&rsquo;ai senti sous cette plume comme un besoin de s&rsquo;affranchir d&rsquo;une origine lourde à porter. Sarah Biasini est en effet la fille de Romy Schneider. Actrice adulée, tragiquement disparue le 29 mai 1982 à Paris. </p>



<p>Pour <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarah_Biasini" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sarah Biasini</a>, Romy était avant tout évidemment sa <strong>maman</strong>. Une personnalité, une figure qui subissait sa célébrité. Une étoile filante trop vite disparue de la vie de sa fille.</p>



<p>Pour devenir mère à son tour, Sarah Biasini semble avoir eu besoin d&rsquo;éloigner la figure maternelle ou de se libérer. Physiquement, la ressemblance est frappante. Mais Sarah veut et existe par elle-même et non à travers un fantôme. </p>



<p>Hasard ou destin ? Elle parviendra à tomber enceinte quand, adulte, elle revient sur la tombe profanée de sa mère. </p>



<p>Elle se questionne sur cette maternité tant désirée qui, enfin, arrive. Elle l&rsquo;accueille mais s&rsquo;inquiète aussi. Elle devient mère mais doit vivre avec l&rsquo;absence de sa propre mère&#8230;</p>



<p>Dans <strong>La beauté du ciel</strong>, Sarah Biasini révèle un humour franc et un caractère bien trempé. J&rsquo;ai apprécié ses quelques petits éclats au fil des pages. Ce sont finalement ceux d&rsquo;une femme de notre époque. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Une famille aimante pour grandir</h2>



<p>Femme équilibrée grâce à l&rsquo;amour qu&rsquo;elle a reçu et elle le souligne à maintes reprises, <a href="https://www.editions-stock.fr/livres/la-bleue/la-beaute-du-ciel-9782234090132" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sarah Biasini</a> rend hommage aux <strong>figures maternelles</strong> qui l&rsquo;ont aidé à grandir, à devenir femme à son tour en l&rsquo;absence de celle qui brillât si peu longtemps auprès d&rsquo;elle, à jamais marquée par la disparition tragique de David, frère aîné de Sarah. </p>



<p>L&rsquo;auteure avec <em><strong>La beauté du ciel</strong></em> délivre aussi <strong>une belle déclaration d&rsquo;amour</strong> à son père, ses grands-parents paternels et sa nounou. Mais c&rsquo;est surtout une magnifique déclaration d&rsquo;amour à sa propre fille Anna ! </p>



<p>Sarah Biasini a décidé de laisser des mots avec <em><strong>La beauté du ciel</strong></em>, un livre à sa fille.  » Au cas où&#8230;  » écrit-elle. Elle grave sur des pages, les souvenirs de son enfance, de sa vie, de la manière dont elle s&rsquo;est construite. Sa fille pourra ainsi lire pour mieux se souvenir. Autrement que par le récit des autres. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>La beauté du ciel</em> : une déclaration d&rsquo;amour</h2>



<p>Le récit et les souvenirs des autres : c&rsquo;est de cette manière que Sarah a construit ses souvenirs de sa propre mère. Elle décrit cela avec finesse mais aussi avec regret. Elle était bien trop jeune pour que sa mémoire lui restitue la réalité. Les images pour elle sont fugaces. </p>



<p>Sarah Biasini explore avec ce livre son rapport à la mort, à la maternité, à l&rsquo;amour. Et c&rsquo;est sublime. </p>



<p>Le propos est beau, juste, honnête. Une magnifique déclaration d&rsquo;amour  de Sarah à Anna et à cette grande Absente.</p>



<p><strong><em>La beauté du ciel</em></strong> reste un récit lumineux. Il trace les premiers pas de la vie d&rsquo;une maman marquée à jamais par l&rsquo;absence de sa propre mère. </p>



<p>Je vous recommande sincèrement cette lecture. Elle n&rsquo;est pas triste, elle est tout simplement belle. Un hommage à la vie ! </p>



<h3 class="wp-block-heading">Quatrième de couverture</h3>



<p>« Un matin de mai, le téléphone sonne, je réponds,  » Bonjour, gendarmerie de Mantes-la-Jolie, la tombe de votre mère a été profanée dans la nuit.  »&nbsp; »</p>



<p>Une femme écrit à sa fille qui vient de naître. Elle lui parle de ses joies, ses peines, ses angoisses, et surtout d’une absence, celle de sa propre mère, Romy Schneider.&nbsp;Car cette mère n’est pas n’importe quelle femme. Il s’agit d’une grande star de cinéma, inoubliable pour tous ceux qui croisent le chemin de sa fille.</p>



<p>Dans un récit fulgurant, hanté par le manque, Sarah Biasini se livre et explore son rapport à sa mère, à la mort, à l’amour. Un texte poétique, rythmé comme le ressac, où reviennent sans cesse ces questions :&nbsp;&nbsp;comment grandir quand on a perdu sa mère à quatre ans ? Comment vivre lorsqu’on est habitée par la mort et qu’elle a emporté tant de proches ? Comment faire le deuil d’une mère que le monde entier idolâtre ?&nbsp;&nbsp;Comment devenir à son tour mère ?<br><br>La réponse, l’auteure la porte en elle-même, dans son héritage familial, dans l’amour qu’elle voue à ses proches, à ses amis, à ces figures féminines qui l’ont élevée comment autant d’autres mères. Le livre de la vie, envers et contre tout.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">La fiche du livre <em>La beauté du ciel</em></h3>



<ul><li>7 janvier 2021</li><li>Éditions Stock collection bleue</li><li>144 pages</li></ul>
<p>L’article <a href="https://jadorelalecture.com/2021/03/14/devenir-mere-sans-la-sienne-la-beaute-du-ciel-de-sarah-biasini/">Devenir mère sans la sienne : La beauté du ciel de Sarah Biasini</a> est apparu en premier sur <a href="https://jadorelalecture.com">Jadorelalecture</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://jadorelalecture.com/2021/03/14/devenir-mere-sans-la-sienne-la-beaute-du-ciel-de-sarah-biasini/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">6463</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Le thème du burn-out avec Je ne te pensais pas si fragile de Kikka</title>
		<link>https://jadorelalecture.com/2021/02/28/je-ne-te-pensais-pas-si-fragile-kikka/</link>
					<comments>https://jadorelalecture.com/2021/02/28/je-ne-te-pensais-pas-si-fragile-kikka/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christelle Chabasse]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Feb 2021 17:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://jadorelalecture.com/?p=6200</guid>

					<description><![CDATA[<p>Zoom sur le burn out avec le roman Je ne te pensais pas si fragile de Kikka. L'auteure aborde très bien le burn out mais aussi la reconstruction. </p>
<p>L’article <a href="https://jadorelalecture.com/2021/02/28/je-ne-te-pensais-pas-si-fragile-kikka/">Le thème du burn-out avec Je ne te pensais pas si fragile de Kikka</a> est apparu en premier sur <a href="https://jadorelalecture.com">Jadorelalecture</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Je ne te pensais pas si fragile</em> est un roman sur le burn-out, un sujet auquel je suis particulièrement sensible.&nbsp;</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Burn-out</em> : un mal de plus en plus répandu</h2>



<p>Moi aussi je me suis écroulée un jour d&rsquo;août 2017, victime de ce mal dont on commence tout juste à un peu plus à parler. Le burn out (syndrome d&rsquo;épuisement professionnel)&#8230; Non ce n&rsquo;est pas une honte mais c&rsquo;est parfois difficile de faire comprendre à son entourage ce qui nous est arrivé. C&rsquo;est une épreuve très douloureuse, tant pour soi que pour ses proches.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Victime du burn out : Je ne te pensais pas si fragile&#8230; </h2>



<p>Pour la première fois, j&rsquo;ai donc lu un livre, <em>Je ne te pensais pas si fragile</em>, une roman consacré au <strong>burn out</strong>, ce mal de notre époque.</p>



<p>J&rsquo;ai eu raison de me plonger dans <em>Je ne te pensais pas si fragile</em> de Kikka. Elle a réussi à retranscrire toutes les phases par lesquelles une femme ou un homme peut passer avant de sombrer. <strong>Sombrer, tomber, s&rsquo;écrouler&#8230;</strong></p>



<p>Les mots ne sont pas trop forts mais c&rsquo;est très dur d&rsquo;<strong>accepter que l&rsquo;on puisse être fragile</strong>, que l&rsquo;on n&rsquo;est pas toujours fort&#8230; qu&rsquo;en fin de compte, on peut et on a le droit d&rsquo;être fragile.</p>



<h2 class="block-editor-block-list__block wp-block is-selected rich-text block-editor-rich-text__editable is-hovered wp-block-heading" id="block-8dff2523-aa2b-4b37-a75c-15c6f0a9e636">Un roman tiré de l&rsquo;expérience de vie de l&rsquo;auteure</h2>



<p>Kikka décrit donc très bien le parcours de vie qui a conduit Clotilde jusqu&rsquo;au <em>burn out</em>, la pression qui peut exister en entreprise, les concessions de plus en plus importantes que l&rsquo;on peut être conduit à accepter pour continuer d&rsquo;exister professionnellement. On a l&rsquo;impression que l&rsquo;on n&rsquo;a pas le choix. Le processus est décortiqué avec grande précision et sa plume est très juste quand elle décrit aussi les émotions, la culpabilité.</p>



<p>Pour autant, ce roman n&rsquo;est pas sombre, il permet juste de mettre en lumière un système, des mécanismes qui peuvent conduire quiconque au burn out. Enfin quiconque… Peut-être pas tout à fait. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Un monde du travail parfois sans limite</h3>



<p>En tout cas, ici une femme perfectionniste, attachée à bien faire son travail à préserver et entretenir de bonnes relations et des relations humaines dans <strong>un monde du travail intransigeant</strong>. Un monde finalement sans limite : une machine de guerre qui broie homme ou femme qui, à un moment donné, choisit de ne plus rentrer dans le moule&#8230;</p>



<p>Mais un burn out n&rsquo;est souvent bien évidemment pas lié à une seule cause. Et l&rsquo;erreur que nous commettons, c&rsquo;est de ne pas écouter <strong>notre corps et ses souffrances</strong>, autant d&rsquo;alertes&#8230; avant la chute !&nbsp;</p>



<p>Alors évidemment, <em>Je ne te pensais pas si fragile</em> m&rsquo;a émue. Je me suis revue et c&rsquo;était douloureux. En effet, même après bientôt quatre ans, le <a href="https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-sante-du-quotidien/2536944-burn-out-symptomes-tests-que-faire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>burn out</strong> </a>m&rsquo;a laissé des cicatrices.</p>



<p>Mais&nbsp;<a href="https://kikkaauteure.fr/">Kikka</a>&nbsp;apporte aussi de la lumière et de l&rsquo;espoir dans son livre et c&rsquo;est ce qui m&rsquo;a plu. Elle insiste sur les appuis si importants dont on a besoin pour se reconstruire et se remettre. Je dirais même que ces soutiens sont vitaux.&nbsp;</p>



<p>J&rsquo;ai reçu nombre de messages privés sur Instagram quand j&rsquo;ai simplement dit que je lisais cet ouvrage&#8230;</p>



<p>J&rsquo;ai été particulièrement touchée et je me suis attachée à répondre à chacune.</p>



<p>Je n&rsquo;ai qu&rsquo;une envie : vous dire, lisez <em>Je ne te pensais pas si fragile</em> ! </p>



<p>Patientez si vous n&rsquo;êtes pas tout à fait remis. Car vous allez forcément vous identifier à Clotilde ou à son cousin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quatrième de couverture</h2>



<p>Clotilde est une battante qui trouve depuis qu&rsquo;elle est jeune adulte de quoi nourrir son goût du défi dans l&rsquo;entreprenariat.</p>



<p>Devenue une épouse comblée et une mère de famille accomplie, Clotilde, en quête de plus de stabilité, accepte un poste de directrice du développement dans la filiale française d&rsquo;un groupe néerlandais de cycles, Bike Wick.</p>



<p>L&rsquo;opportunité semble inespérée : l&rsquo;entreprise affiche des valeurs humanistes en phase avec sa philosophie de vie et les valeurs chrétiennes que lui ont transmises ses parents, il s&rsquo;agit de développer l&rsquo;activité e-commerce avec la France, et le patron, M. Van Der Klipp, lui donne carte blanche&#8230;</p>



<p>Un an après son arrivée, Clotilde est parvenue à développer le département du e-commerce grâce à des solutions innovantes, tout en gagnant l&rsquo;estime de ses équipes. Quand M. Van Der Klipp annonce son départ et leur présente son remplaçant, Karl Liechtenstein, elle entend bien continuer sur sa lancée.</p>



<p>Mais le style managérial de Karl Lichtenstein est pour le moins déconcertant, et la jeune femme est progressivement prise au piège d&rsquo;un engrenage infernal. Armée de son enthousiasme et de son pragmatisme, Clotilde refuse de se laisser abattre !</p>



<p>Elle met tout en œuvre pour donner satisfaction à son nouveau patron tout en préservant le département qu&rsquo;elle a su construire, au risque d&rsquo;y sacrifier bientôt sa santé physique et psychique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La fiche du livre : <em>Je ne te pensais pas si fragile </em>de Kikka</h3>



<p><strong>En version papier ou numérique</strong></p>



<ul><li><span style="font-size: 1rem;">14 janvier 2021</span></li><li>édité par Eyrolles</li><li>140 mm x 200 mm</li><li>264 pages</li></ul>



<h3 class="wp-block-heading">Un autre roman sur le <em>burn out</em> lu en 2017</h3>



<ul><li><a href="https://jadorelalecture.com/2017/02/11/2017-01-face-a-la-mer-de-francoise-bourdin/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Face à la mer</em></a><em> de Françoise Bourdin</em></li></ul>


<p>L’article <a href="https://jadorelalecture.com/2021/02/28/je-ne-te-pensais-pas-si-fragile-kikka/">Le thème du burn-out avec Je ne te pensais pas si fragile de Kikka</a> est apparu en premier sur <a href="https://jadorelalecture.com">Jadorelalecture</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://jadorelalecture.com/2021/02/28/je-ne-te-pensais-pas-si-fragile-kikka/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">6200</post-id>	</item>
		<item>
		<title>L&#8217;enfant des camps &#8211; Francine Christophe</title>
		<link>https://jadorelalecture.com/2021/02/04/l-enfant-des-camps/</link>
					<comments>https://jadorelalecture.com/2021/02/04/l-enfant-des-camps/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christelle Chabasse]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Feb 2021 14:42:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://jadorelalecture.com/?p=6132</guid>

					<description><![CDATA[<p>L&#8217;enfant des camps de Francine Christophe 📆 Paru le 20 janvier 2021 Résumé Arrêtée en juillet 1942&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://jadorelalecture.com/2021/02/04/l-enfant-des-camps/">L&rsquo;enfant des camps &#8211; Francine Christophe</a> est apparu en premier sur <a href="https://jadorelalecture.com">Jadorelalecture</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" data-attachment-id="6133" data-permalink="https://jadorelalecture.com/2021/02/04/l-enfant-des-camps/lenfant-des-camps/" data-orig-file="https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2021/02/Lenfant-des-camps-scaled.jpg?fit=1920%2C2560&amp;ssl=1" data-orig-size="1920,2560" data-comments-opened="0" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;1.6&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;iPhone 12&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1611698684&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;4.2&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;640&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.027777777777778&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}" data-image-title="L&amp;rsquo;enfant des camps Francine Christophe by jadorelalecture" data-image-description="" data-image-caption="" data-medium-file="https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2021/02/Lenfant-des-camps-scaled.jpg?fit=225%2C300&amp;ssl=1" data-large-file="https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2021/02/Lenfant-des-camps-scaled.jpg?fit=768%2C1024&amp;ssl=1" class="aligncenter size-medium wp-image-6133" src="https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2021/02/Lenfant-des-camps.jpg?resize=225%2C300&#038;ssl=1" alt="L'enfant des camps Francine Christophe by jadorelalecture" width="225" height="300" srcset="https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2021/02/Lenfant-des-camps-scaled.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2021/02/Lenfant-des-camps-scaled.jpg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2021/02/Lenfant-des-camps-scaled.jpg?resize=1152%2C1536&amp;ssl=1 1152w, https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2021/02/Lenfant-des-camps-scaled.jpg?resize=1536%2C2048&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2021/02/Lenfant-des-camps-scaled.jpg?w=1920&amp;ssl=1 1920w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" data-recalc-dims="1" /></p>
<p><span id="more-6132"></span></p>
<p><em><strong>L&rsquo;enfant des camps</strong></em> de Francine Christophe</p>
<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f4c6.png" alt="📆" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Paru le 20 janvier 2021</p>
<h2>Résumé</h2>
<p>Arrêtée en juillet 1942 avec sa mère sur la ligne de démarcation, Francine Christophe est encore une enfant. Elle a presque neuf ans, l’âge des jours heureux quand elle est rattrapée par la folie nazie. Interrogée par la Gestapo, enfermée de prison en prison, ballotée de camp en camp, en France d’abord, elle est déportée en mai 1944 au camp de concentration de Bergen-Belsen. A son retour, quand elle essaye d’expliquer à ses camarades de classe ce que la guerre lui a fait, celles-ci la regardent, gentiment, mais tournent l’index sur la tempe, l’air de dire : elle est folle. La jeune Francine ne parle plus du cauchemar qui a duré trois ans. Aujourd’hui, les mots refont surface. Francine Christophe raconte ce qu’elle vu et connu. Les coups, le froid, la faim. Les familles qu’on sépare. Les enfants qu’on entasse dans des wagons à bestiaux. La maladie et la mort. Les travées boueuses où les cadavres pourrissent. La cruauté. Mais aussi l’amour, celui d’une mère et de sa fille, indéfectible, qui résiste à la guerre. Et des miracles, comme ce bébé qui voit le jour dans l’enfer de Bergen-Belsen et survit grâce à l’entraide et la fraternité des femmes. Pour que tous nous sachions et n’oublions pas ce que fut la Shoah.</p>
<p> </p>



<h2>Mon avis</h2>
<p>Merci aux @editionsgrasset pour l’envoi de ce témoignage. Je suis sensible à cette période de l’Histoire et encore plus aux récits de vie. <br />Et là mon coeur a été complètement chamboulé. On ne peut absolument pas rester de marbre à la lecture des mots de cette auteure tant ils restrancrivent si justement l’horreur de cette période. Ma gorge s’est serrée à de maintes reprises en lisant L’enfant des camps. Je n’ose imaginer le calvaire vécu par cette enfant de 9 ans et nombre d’autres qui, malheureusement, n’en ont pas réchappé. <br /><br />J’ai été plus que séduite par la plume de Francine Christophe. Son récit est délicat même s’il exprime parfaitement bien toute l’horreur qu’elle a vécu dans le camp de Bergen-Belsen. les peurs, la faim, le manque, la torture&#8230; Tout y est décrit avec force précision. Et surtout encore une fois son témoignage montre à quel point l’Homme peut hélas parvenir à oublier toute humanité. C’était la Shoah&#8230; mais malheureusement, encore aujourd’hui ces comportements perdurent dans le monde. <br /><br />Revenons à ce récit : ce qui m’a le plus chamboulée, c’est de lire combien cette épreuve a marqué sa vie à tout jamais. À aucun moment, elle ne pourra oublier&#8230; Jamais ! Grâce à ce récit qui j’espère circulera le plus possible, elle contribue au devoir de mémoire. <br />C’est un livre relativement court et très facile à lire. Il a cette particularité d’alterner passé et présent. C’est aussi ce qui m’a beaucoup plu pour comprendre le temps de quelques pages cette page indélébile de la vie de Francine Christophe.</p>
<p>L’article <a href="https://jadorelalecture.com/2021/02/04/l-enfant-des-camps/">L&rsquo;enfant des camps &#8211; Francine Christophe</a> est apparu en premier sur <a href="https://jadorelalecture.com">Jadorelalecture</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://jadorelalecture.com/2021/02/04/l-enfant-des-camps/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">6132</post-id>	</item>
		<item>
		<title>La putain du califat &#8211; Sara Daniel &#038; Benoît Kanabus</title>
		<link>https://jadorelalecture.com/2021/01/06/la-putain-du-califat-sara-daniel-benoit-kanabus/</link>
					<comments>https://jadorelalecture.com/2021/01/06/la-putain-du-califat-sara-daniel-benoit-kanabus/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christelle Chabasse]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Jan 2021 17:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://jadorelalecture.com/?p=6091</guid>

					<description><![CDATA[<p>La putain du califat de Sara Daniel et Benoît Kanabus 📆 Parution le 6 janvier 2021 Résumé&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://jadorelalecture.com/2021/01/06/la-putain-du-califat-sara-daniel-benoit-kanabus/">La putain du califat &#8211; Sara Daniel &#038; Benoît Kanabus</a> est apparu en premier sur <a href="https://jadorelalecture.com">Jadorelalecture</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2><img decoding="async" data-attachment-id="6093" data-permalink="https://jadorelalecture.com/2021/01/06/la-putain-du-califat-sara-daniel-benoit-kanabus/la-putain-du-califat-de-sara-daniel-et-benoit-kanabus/" data-orig-file="https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2021/01/La-putain-du-califat-de-sara-daniel-et-Benoit-Kanabus-scaled.jpg?fit=1920%2C2560&amp;ssl=1" data-orig-size="1920,2560" data-comments-opened="0" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;1.6&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;iPhone 12&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1609416637&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;4.2&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;125&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.015151515151515&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}" data-image-title="La putain du califat de sara daniel et Benoit Kanabus" data-image-description="" data-image-caption="" data-medium-file="https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2021/01/La-putain-du-califat-de-sara-daniel-et-Benoit-Kanabus-scaled.jpg?fit=225%2C300&amp;ssl=1" data-large-file="https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2021/01/La-putain-du-califat-de-sara-daniel-et-Benoit-Kanabus-scaled.jpg?fit=768%2C1024&amp;ssl=1" class="aligncenter size-medium wp-image-6093" src="https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2021/01/La-putain-du-califat-de-sara-daniel-et-Benoit-Kanabus.jpg?resize=225%2C300&#038;ssl=1" alt="La putain du califat de sara daniel et Benoit Kanabus" width="225" height="300" srcset="https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2021/01/La-putain-du-califat-de-sara-daniel-et-Benoit-Kanabus-scaled.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2021/01/La-putain-du-califat-de-sara-daniel-et-Benoit-Kanabus-scaled.jpg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2021/01/La-putain-du-califat-de-sara-daniel-et-Benoit-Kanabus-scaled.jpg?resize=1152%2C1536&amp;ssl=1 1152w, https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2021/01/La-putain-du-califat-de-sara-daniel-et-Benoit-Kanabus-scaled.jpg?resize=1536%2C2048&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2021/01/La-putain-du-califat-de-sara-daniel-et-Benoit-Kanabus-scaled.jpg?w=1920&amp;ssl=1 1920w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" data-recalc-dims="1" /></h2>
<p><span id="more-6091"></span></p>
<p><em>La putain du califat</em> de Sara Daniel et Benoît Kanabus</p>
<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f4c6.png" alt="📆" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Parution le 6 janvier 2021</p>
<h2>Résumé</h2>
<p>« Le manuel de l’esclavage, c’est un peu la Convention de Genève du djihadisme, écrite par une génération qui croit vivre dans l’Arabie du viie siècle tout en regardant Game of Thrones, où les scènes de bordels servent d’intermèdes aux décapitations… Esclave de douze maîtres, vendue et revendue de Qaraqosh en Irak à Raqqa en Syrie, l’histoire de Marie dessine la géographie de l’État islamique. Et sa théologie : tous les péchés des hommes se sont incarnés dans son corps de femme… »</p>
<p>Marie nous a confié son histoire : elle a exigé que tout soit raconté, que rien ne soit omis. Son récit bouleversant est celui d’une chrétienne capturée par les djihadistes, qui veut vivre, qui se bat, qui refuse de se laisser briser par la bestialité des hommes. Et celui de la victime, souillée, torturée, violentée, qui découvre finalement comment on est accueilli par les siens quand on revient de l’enfer. Ce livre montre les exactions commises au nom de la charia. Il oblige à voir comment les fondamentalistes, qui n’ont d’yeux que pour les vierges du Paradis, transforment les femmes en putains.</p>
<p>&nbsp;</p>



<h2>Mon avis</h2>
<p>Ce livre vous prend aux tripes, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autres mots pour décrire ce que j&rsquo;ai ressenti à sa lecture. Il relate les abominations imposées à une femme, Marie, devenue esclave de nombre d&rsquo;hommes musulmans extrémistes, au prétexte qu&rsquo;elle était chrétienne dans un pays passé sous le joug de l&rsquo;islamisme. </p>
<p>Ce récit est celui d&rsquo;une femme vendue douze fois, traitée comme une moins que rien, violée, torturée, humiliée tant et tant de fois pendant deux ans. Deux ans d&rsquo;un interminable calvaire. </p>
<p>J&rsquo;ai lu ce récit en apnée tant les horreurs décrites étaient insoutenables. Violence, esclavage, ces hommes se croient tout permis au nom d&rsquo;une prétendue religion. Non ils n&rsquo;appliquent pas les préceptes de la religion musulmane mais ils laissent libre cours à leur barbarie car il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autres mots pour décrire las maux infligés à ces femmes dont Marie. </p>
<p>Et que dire d&rsquo;un retrouver à la vie, de sa libération quand on pense qu&rsquo;elle ne peut pas vivre pire&#8230; Elle doit affronter une famille qui ne veut plus d&rsquo;elle, qui ne lui vient même pas en aide, tout cela parce que ce serait honteux de se montrer avec elle qui fut pourtant seulement une victime. </p>
<p><a href="https://www.grasset.fr/livres/la-putain-du-califat-9782246816027" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>La putain du califat</em></a> est donc un récit bouleversant, révoltant, terrifiant et tellement dans l&rsquo;actualité. A lire absolument mais vous n&rsquo;en ressortirez pas indemnes&#8230; </p>


<p>L’article <a href="https://jadorelalecture.com/2021/01/06/la-putain-du-califat-sara-daniel-benoit-kanabus/">La putain du califat &#8211; Sara Daniel &#038; Benoît Kanabus</a> est apparu en premier sur <a href="https://jadorelalecture.com">Jadorelalecture</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://jadorelalecture.com/2021/01/06/la-putain-du-califat-sara-daniel-benoit-kanabus/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">6091</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Petits moments de solitude de Nadège Fougeras et Johanna de Beaumont</title>
		<link>https://jadorelalecture.com/2019/12/31/4721/</link>
					<comments>https://jadorelalecture.com/2019/12/31/4721/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christou40]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Dec 2019 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Accueil]]></category>
		<category><![CDATA[Déjà lu]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<category><![CDATA[Humour]]></category>
		<category><![CDATA[Johanna de Beaumont]]></category>
		<category><![CDATA[Nadège Fougeras]]></category>
		<category><![CDATA[Recueil]]></category>
		<category><![CDATA[Vraie vie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://jadorelalecture.com/?p=4721</guid>

					<description><![CDATA[<p>  Résumé Si vous n&#8217;êtes pas parfait (ce que l&#8217;on vous souhaite) vous avez forcément, un jour,&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://jadorelalecture.com/2019/12/31/4721/">Petits moments de solitude de Nadège Fougeras et Johanna de Beaumont</a> est apparu en premier sur <a href="https://jadorelalecture.com">Jadorelalecture</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h5><img decoding="async" data-attachment-id="4701" data-permalink="https://jadorelalecture.com/2019/12/27/on-ne-meurt-pas-damour-geraldine-dalban-moreynas/petits-moments-de-solitude/" data-orig-file="https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2019/12/petits-moments-de-solitude-scaled.jpg?fit=1920%2C2560&amp;ssl=1" data-orig-size="1920,2560" data-comments-opened="0" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;1.8&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;iPhone XR&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1575190098&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;4.25&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;100&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.016666666666667&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}" data-image-title="petits-moments-de-solitude" data-image-description="" data-image-caption="" data-medium-file="https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2019/12/petits-moments-de-solitude-scaled.jpg?fit=225%2C300&amp;ssl=1" data-large-file="https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2019/12/petits-moments-de-solitude-scaled.jpg?fit=768%2C1024&amp;ssl=1" class="size-medium wp-image-4701 aligncenter" src="https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2019/12/petits-moments-de-solitude.jpg?resize=225%2C300&#038;ssl=1" alt="petits-moments-de-solitude" width="225" height="300" srcset="https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2019/12/petits-moments-de-solitude-scaled.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2019/12/petits-moments-de-solitude-scaled.jpg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2019/12/petits-moments-de-solitude-scaled.jpg?resize=1152%2C1536&amp;ssl=1 1152w, https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2019/12/petits-moments-de-solitude-scaled.jpg?resize=1536%2C2048&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2019/12/petits-moments-de-solitude-scaled.jpg?resize=1320%2C1760&amp;ssl=1 1320w, https://i0.wp.com/jadorelalecture.com/wp-content/uploads/2019/12/petits-moments-de-solitude-scaled.jpg?w=1920&amp;ssl=1 1920w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" data-recalc-dims="1" /></h5>
<h5> </h5>
<p><span id="more-4721"></span></p>
<h5>Résumé</h5>
<p>Si vous n&rsquo;êtes pas parfait (ce que l&rsquo;on vous souhaite) vous avez forcément, un jour, fait une grosse gaffe ou commis un impair irréparable. Petits moments de solitude relate soixante situations très embarrassantes, toutes authentiques. Pour le meilleur et pour le pire.</p>
<h5>Mon avis</h5>
<p>Ce recueil de petites histoires est tout simplement génial. Il recense de vrais moments où chacun ou chacune peut revivre une situation dans laquelle il ou elle avait juste envie de disparaître.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Mais trop tard&#8230; les mots sont sortis et la honte vous a submergés.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Je remercie les auteures de m’avoir proposé cette lecture fort divertissante et surtout bien déculpabilisante.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Parce que finalement personne n’est parfait et nul n’est à l’abri d’une vraie belle gaffe.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Sourires et même plutôt francs éclats de rire ont émaillé ma lecture.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>J’avoue&#8230; je n’ai pas respecté la prescription qui recommandait de lire par petits bouts ce recueil. J’avais besoin de légèreté et de rire. Donc j’ai tout lu d’une traite ! Qu’est-ce que je me suis marrée !</p>
<p>Bref j’ai adoré alors je vous le recommande vivement. À picorer ou à dévorer d’un coup.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>L’article <a href="https://jadorelalecture.com/2019/12/31/4721/">Petits moments de solitude de Nadège Fougeras et Johanna de Beaumont</a> est apparu en premier sur <a href="https://jadorelalecture.com">Jadorelalecture</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://jadorelalecture.com/2019/12/31/4721/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">4721</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
