Ma mère avait raison d’Alexandre Jardin

Le résumé
Ce roman vrai est la pierre d’angle de la grande saga des Jardin. Après le portrait du père merveilleux (Le Zubial), du sombre grand-père (Des gens très bien), du clan bizarre et fantasque (Le roman des Jardin), voici l’histoire de la mère d’Alexandre. On y découvre une femme hors norme, qui ose tout, et qui s’impose comme l’antidote absolu de notre siècle timoré.

Elle est dans les yeux de son fils l’héroïne-née, la tisseuse d’aventures, l’inspiratrice des hommes, la source jaillissante de mille questions – elle est le roman-même.
Un roman qui questionne, affole, vivifie et rejoint la joie du fils. Mais la magicienne, hélas, n’est pas éternelle.
Certaines femmes, pourtant, ne devraient jamais mourir.

Mon avis Alexandre Jardin se dévoile de façon très intime dans ce roman dédié à sa mère. Et c’est une réussite. Voilà bien longtemps que je n’avais pas plongé dans un de ses ouvrages. J’ai pourtant eu ma période voilà longtemps où je dévorais ses romans les uns après les autres tant j’affectionne sa plume et ses histoires originales. 
Ce roman-là respire l’amour d’un fils pour sa mère malgré son mode de vie plutôt « original » libre et libéré tant pour elle que pour son époux, dit le Zubial dans un précédent roman de l’auteur.
J’irais même jusqu’à dire qu’elle semble avoir vécu avant tout pour ses histoires d’amour et ses passions plus ou moins éphémères. La monogamie n’avait pas cours chez les Jardin au plus grand bonheur de la dame surtout.
Mais quand il s’agit du fils, l’on sent bien qu’il a dû grandir avec, et malgré, ce mode de vie plutôt inhabituel.
Alors d’un côté, cette éducation originale l’a forgé, a façonné sa personnalité et lui a permis de bousculer un peu les modèles. Elle lui a appris la transgression et surtout en fin de compte la liberté, car c’est bien de cela qu’il s’agit : s’autoriser à vivre selon son coeur, ses envies et à l’encontre des habitudes, des préjugés, des modèles et de la normalité.
C’est une forme de courage qu’eu cette femme surtout à l’époque où cela se déroulait.
Pourtant l’on ressent aussi la souffrance de cet enfant et parfois le besoin d’amour maternel dont il semble avoir manqué.
Cette femme était avant tout une femme et non une mère. Pour autant, Alexandre Jardin lui déclare son amour de fils au fil des pages et la remercie. Un roman sur le rôle d’une mère hors norme dans l’éducation de son fils.
Je résumerai ce roman en une phrase : l’admiration et la dévotion d’un fils pour sa mère, à qui il pardonne tout. Bref une ode à l’amour filial.

 

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